Votre navigateur ne supporte pas le code JavaScript.
Logo Caradisiac    

Publi info

Affaire Epstein : Quand Andrew plombe les enchères sur l’Audi A6 du Roi Charles III

Le 21 février, deux jours après la garde à vue de l'ex-prince Andrew pour ses liens avec Jeffrey Epstein, une Audi A6 Allroad ayant appartenu à Charles III était vendue pour 16 000 livres Sterling, soit moitié moins que sa mise à prix... Un camouflet qui en dit long sur le sentiment actuel des Britanniques à l'égard de la famille royale.

Affaire Epstein : Quand Andrew plombe les enchères sur l’Audi A6 du Roi Charles III
Le 21 février dernier se tenait une vente aux enchères organisée par la maison Iconic Auctioneers. L'ancienne Audi A6 Allroad du Roi Charles III y était mise à prix autour de 30 000 livres Sterling - Crédit Iconic Auctioneers

S’il demeure indéniable, et d'ailleurs assez unique à l'échelle des démocraties modernes, le respect que porte le peuple britannique à la famille royale régnante s’avère cependant de moins en moins inconditionnel avec le temps. La population en effet, ne se prive plus pour condamner les écarts de comportements de ses souverains.

A l'instar des tabloïds, en effet, elle demande dorénavant assez librement des comptes dès qu'elle a la sensation que le Palais de Buckingham dissimule des faits divers ou frasques susceptibles de nuire à sa fierté et à l’honneur du pays.

Charles III en a fait encore l’amère expérience le 9 février dernier, à l’occasion d’une visite officielle dans le comté rural du Lancashire, dans le Nord-Ouest de l’Angleterre. A la sortie de sa nouvelle berline électrique, une BMW i7 M70 xDrive, et alors qu’il commence à saluer les habitants, le Roi est interpellé de façon inattendue par une voix de stentor semblable à celle de Tony Appleton, le plus célèbre crieur public du royaume.

 « Never explain, Never complain »

9 Février, dans le Lancashire. Charles III adresse un salut lointain à la foule et une fin de non-recevoir à l'habitant qui l'interpelle sur sa connaissance des liens entre l'ex-prince Andrew et Jeffrey Epstein - Crédit Maxppp
9 Février, dans le Lancashire. Charles III adresse un salut lointain à la foule et une fin de non-recevoir à l'habitant qui l'interpelle sur sa connaissance des liens entre l'ex-prince Andrew et Jeffrey Epstein - Crédit Maxppp

« Charles…, How long have you known about Andrew and Epstein ? », a-t-on soudain pu entendre haut et fort, sur un ton théâtral, direct et assumé. A l'arrière de la foule, parmi plusieurs centaines de badauds, à quelques mètres d’une escorte motorisée composée entre autres d’un Ranger Rover Sentinel, un homme a en effet demandé au monarque depuis quand il savait pour les liens entre son frère Andrew Mountbatten-Windsor et le pédocriminel américain Jeffrey Epstein.

La requête est restée sans réponse. Charles III a opté pour une fin de non-recevoir. Il a en effet pris le parti de faire le dos rond concernant cette affaire et ne veut pas avoir à s'exprimer sur le sujet, en résonnance probable avec l’immuable « Never explain, Never complain » (ne jamais se justifier, ne jamais se plaindre) dont sa mère avait fait une devise à travers le Commonwealth.

Depuis plusieurs années pourtant, les démêlés judiciaires de son cadet représentent pour le successeur de la Reine Elizabeth II un « boulet » incommensurable, un peu comme les sparadraps dont le Capitaine Haddock n’arrive pas à se défaire...

Garde à vue historique

L'arrestation d'Andrew Mountbatten-Windsor, frère cadet du Roi, le 19 février, n'a fait qu'accroître un peu plus l'incompréhension et la méfiance grandissante du peuple à l'égard de la famille royale - Crédit Maxppp
L'arrestation d'Andrew Mountbatten-Windsor, frère cadet du Roi, le 19 février, n'a fait qu'accroître un peu plus l'incompréhension et la méfiance grandissante du peuple à l'égard de la famille royale - Crédit Maxppp

Le mutisme de Buckingham à propos de l'ancien duc d'York (hormis la déchéance de ses demeures et titres royaux, amorcée en 2025) a néanmoins ses limites. D’ailleurs, dix jours après cette visite dans le Lancashire, le 19 février, la stratégie de communication du palais a été malmenée de nouveau, cette fois radicalement, par l’arrestation à l'aube d'Andrew Mountbatten-Windsor pour « faute dans l'exercice de fonctions officielles ».

Cette garde à vue de quelques heures, liée à des documents confidentiels que l’ancien Envoyé spécial du Royaume-Uni pour le commerce international et l’investissement (entre 2001 et 2011) aurait transmis à Jeffrey Epstein, est inédite dans l’histoire de la monarchie. Elle n’a donc fatalement rien arrangé au sentiment actuel d'indignation populaire, écornant encore davantage et avec effet immédiat la considération pour les Windsor.  

La bronca soulevée par ce scandale d'Etat s’est notamment manifestée dès le 21 février, subtilement, lors d’une prestigieuse vente aux enchères organisée à Coventry par la société Iconic Auctioneers, en marge de la Race Rétro.

 Les enchères virent du vert et gris...

Restée en bon état extérieur comme intérieur, l'ancienne Audi A6 Allroad de Charles III était vendue dans le cadre de la Race Rétro de Coventry - Crédit Iconic Auctioneers
Restée en bon état extérieur comme intérieur, l'ancienne Audi A6 Allroad de Charles III était vendue dans le cadre de la Race Rétro de Coventry - Crédit Iconic Auctioneers

Ce jour-là, la mise en vente d’une voiture ayant appartenu à Charles III entre janvier 2015 et octobre 2016 (du temps où il était encore prince de Galles) a tout simplement été boudée, sanctionnée pour tout dire.

La vente en question mettait à prix pour quelque 30 000 livres Sterling (environ 34 000 euros) une Audi A6 Allroad 3.0 TDI, l’une des nombreuses voitures personnelles (un cabriolet Aston Martin DB6 Volante, des SUV Audi Q8 e-Tron et Jaguar E-Pace parmi les autres modèles) que le prince Charles possédait avant d'accéder au trône à l'automne 2022. Il avait l'habitude d'en prendre le volant pour se rendre avec son épouse Camilla dans la résidence de Kensington Palace ou pour aller au Polo Club de Gloucestershire.

Le break sportif affichait 115 000 km au compteur lorsque le souverain s'en est séparé. Il est resté depuis en bon état intérieur comme extérieur, mis à part de légères rayures côté rétroviseurs et portières. Richement dotée en termes d’équipements et arborant une carrosserie teinte vert pâle spécifique, cette Audi A6 diesel d’occasion, sur laquelle le commissaire-priseur ne tarissait pas d’éloges (la qualifiant de « morceau d'histoire ») avant la Race Rétro, a finalement été adjugée péniblement, pour précisément 16 800 livres (environ 19 000 euros), soit quasiment moitié moins que l'estimation.

Cette vente publique a certes fait les affaires de l'acquéreur mystère mais avant tout, elle a agi comme un camouflet pour le vendeur. Du jamais vu ou presque en effet pour une automobile issue de la flotte privée des Windsor.

A titre de comparaison, l’an dernier, l’ancien Land Rover Defender de Charles III avait été adjugé à 67 000 livres, soit plus de 20 000 livres au-dessus de la mise à prix. Signe que la garde à vue de l’ex-prince Andrew a indirectement fait de l'ombre à l'image de son frère ainé, et plombé ces nouvelles enchères au parfum royal de façon retentissante.

Mots clés :

Commentaires ()

Déposer un commentaire

SPONSORISE

Actualité Audi

Fiches fiabilité Audi

Essais Audi

Comparatifs Audi