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Aston Martin ne va pas bien mais garde de grandes ambitions

Dans Economie / Politique / Finance

Pierre Desjardins

Le constructeur de voitures de sport Aston Martin a révélé il y a quelques jours une perte de presque 540 millions d'euros l'année dernière, en partie due à la pandémie. Mais il y a de la lumière au bout du tunnel.

Sans l'arrivée du DBX, pas sûr qu'Aston Martin aurait survécu.
Sans l'arrivée du DBX, pas sûr qu'Aston Martin aurait survécu.

466 millions de livres, soit précisément 539 millions d'euros perdus en 2020, c'est le bilan peu glorieux que vient de faire Aston Martin, après avoir déjà perdu 120 millions de livres (139 millions d'euros) en 2019. La pandémie a évidemment eu un impact significatif, provoquant la fermeture à la fois des concessions mais aussi des usines plusieurs fois l'année dernière, et entraînant la baisse des revenus des ventes de 38 %, à 611 millions de livres (707 millions d'euros), avec seulement 3 394 modèles écoulés, un recul de 42 %. Mais il y a aussi d'autres raisons.

La marque de Gaydon a en effet aussi dilapidé près de 100 millions de livres (116 millions d'euros) en investissement dans le développement de projets qui n'ont finalement jamais vu le jour, comme celui d'une voiture électrique. Et il y a aussi la sortie sans cesse repoussée de « No Time To Die », le dernier film de la franchise James Bond, une véritable publicité pour le constructeur dont il ne peut pas cueillir les fruits malgré sa participation financière importante.

Cela a entraîné un jeu des chaises musicales à sa tête en janvier 2020. Le milliardaire canadien Lawrence Stroll s'est en effet alors emparé de 16,7 % des parts du constructeur contre 182 millions de livres (210 millions d'euros) et en a profité en août dernier pour remplacer Andy Palmer, le directeur général, par Tobias Moers, ancien patron de Mercedes-AMG. Il n'est de plus pas arrivé les mains vides, injectant 500 millions de livres (578 millions d'euros) dans l'entreprise.

Mais Aston Martin garde espoir pour 2021. Le DBX, son premier SUV, se vend bien, et même extrêmement bien puisqu'il représente pas loin de la moitié des modèles vendus par la marque l'année dernière, avec 1 516 unités vendues sur seulement six mois, entraînant à lui seul une hausse des revenus de 3 % au dernier trimestre. Une vraie locomotive qui est encore loin d'avoir tout donné, surtout sur le marché chinois très gourmand pour ce genre de produit et avec de nouvelles motorisations qui arrivent, dont un V12 et un hybride.

Dans le cadre d'une restructuration qui a mené aux licenciements de 500 employés, le processus de production a aussi été revu, avec l'objectif de passer à une fabrication à la commande de ses GT sans avoir donc des stocks à gérer, et les modèles de petite série, comme la Valkyrie, dont les premiers exemplaires seront livrés, enfin, au second semestre, ou la Valhalla, vont se multiplier. Enfin, les liens avec Mercedes-AMG continuent de se tisser, permettant l'accès à une base de pièces toujours plus importantes et réduisant ainsi les coûts de développement.

2021 est aussi l'année du retour de la marque en Formule 1 avec l'AMR21, après en avoir été absent pendant près de 60 ans. Les ambitions sont grandes puisque les rumeurs parlent de l'arrivée de Sir Lewis Hamilton comme pilote et cela contribuer à redorer le blason ailé d'Aston Martin si l'adage américain « Race on Sunday, sale on Monday » (faire la course le dimanche, faire des ventes le lundi) se confirme.

L'objectif ambitieux est de vendre 6 000 voitures en réduisant au maximum les pertes cette année et d'atteindre 10 000 unités en 2025 au plus tard, avec des revenus de 2 milliards de livres (2,31 milliards d'euros) pour un bénéficie d'exploitation de 500 millions de livres (578 millions d'euros).

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