Avec son nouveau Cayenne Coupé, Porsche parvient-il à concilier sportivité avec électricité ?
ESSAI – La première génération du coupé Cayenne ayant fait un carton, jusqu’à supplanter son frère SUV dans nombre de pays, Porsche ne pouvait pas laisser passer l’occasion de proposer un tel dérivé de son nouveau Cayenne. Mais celui-ci étant désormais uniquement propulsé par la fée électricité, le nouveau Cayenne Coupé est-il vraiment digne du blason qui orne son capot ?

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Note
de la rédaction
15,1/20
Si l’histoire de Porsche est jonchée de modèles mythiques aux yeux des puristes, elle compte aussi pas mal de "vilains petits canards". Dévoilé pour la première fois en 2002, le Cayenne fait assurément partie de ces derniers. Si nombre de fans de la marque ne lui pardonnent pas de s’être égarée en produisant des SUV, force est de constater que, rapidement, ce modèle s’est imposé comme étant la vache à lait du constructeur de Zuffenhausen.
À ce titre, il a eu droit, comme n’importe quelle autre Porsche, à de fréquentes évolutions. Renouvelé entièrement en 2010 puis en 2018, le Cayenne existe même en variante 100 % électrique, un modèle à part entière qui ne partage pas sa plateforme avec les variantes thermiques et hybrides commercialisées en parallèle, depuis quelques mois.
Si, sous sa forme de SUV, le Cayenne conserve un niveau de ventes élevé, sa variante coupé, disponible depuis 2023, n’y est pas pour rien. En 2025, en France, elle a représenté plus des deux tiers des livraisons. Impossible de ne pas imaginer, donc, de proposer un tel dérivé du nouveau Cayenne électrique. Cette variante est aujourd’hui une réalité, prête à prendre le chemin des showrooms.

Sans surprise, le nouveau Cayenne Coupé reprend les entrailles de la version SUV. À en croire le constructeur, ces atouts ne se limitent toutefois pas à un nouveau dessin de la poupe.
Une histoire de profil

La recette du SUV coupé est, quel que soit le constructeur, presque toujours la même. Le nombre d’ouvrants reste ainsi fixé à 5, tandis que le dessin de la moitié arrière est redessiné avec un pavillon plus incliné et un hayon dans son prolongement. Chez Porsche, on n’a pas peur des mots et on considère que cette recette appliquée au Cayenne donne à sa variante coupé un profil presque identique, du moins dans sa partie supérieure, à la 911. Rien de moins.
Dans les faits, face, ou plutôt de côté, à la voiture, difficile de trouver la moindre filiation entre la vénérable sportive et ce SUV. Les designers sont tout de même parvenus à lui offrir un dessin moins "lourd" que celui de la version SUV. Contrairement à la version buveuse de pétrole, le Cayenne Coupé électrique n’a pas de cassure entre le dessin de son pavillon et celui de son hayon. La finesse esthétique y gagne, le dynamisme visuel aussi. Par rapport au SUV, il parait toutefois plus long. Une impression que contredit partiellement la fiche technique puisque la différence n’est, au profit du coupé, que de 6 mm (4 991 contre 4 985).

Sous la ceinture de caisse, en revanche, SUV et coupé sont identiques. On retrouve ainsi les mêmes optiques, les mêmes boucliers et… le même manque de personnalité de la face avant. Une sensation due aux projecteurs plus effilés que jamais et à l’apparition d’un "nez de requin", effet de style aujourd’hui très (trop ?) courant, notamment chez certains constructeurs chinois.
Pour être tout à fait franc, il faut tout de même reconnaître que, dotés de jantes de 22", ce Cayenne Coupé en impose visuellement.
Un coupé accueillant
S’il est long, ce Porsche affiche surtout un empattement XXL. Plus de 3 m, ce n’est pas commun. Et cela permet de maximiser l’espace intérieur. C’est bien simple : on dispose ici d’autant d’espace qu’à bord de certaines berlines très haut de gamme. Par rapport au SUV, le coupé perd toutefois quelques centimètres en garde au toit aux places arrière, mais des adultes d’1m85 y seront toutefois parfaitement à leurs aises. Préférez toutefois en installer deux plutôt que trois aux places arrière, tant la place centrale est, mais ce n’est pas une surprise, étroite et inconfortable. D’ailleurs, Porsche propose, de série, une configuration avec 2 sièges séparés au 2ème rang, plutôt qu’une banquette, reléguée au rang d’option gratuite.

Si les cotes sont généreuses en ce qui concerne les passagers, elles le sont beaucoup en ce qui concerne l’espace dédié aux bagages. Avec 534 l, le Cayenne Coupé perd presque 250 l par rapport à la version SUV. C’est énorme ! Et, surtout, cela relègue ce Porsche à des niveaux inférieurs à celui de nombre de breaks compacts. Les places arrière rabattables permettent toutefois de faire grimper ce chiffre à 1 347 l, tandis qu’un compartiment complémentaire de 90 l prend place sous le capot avant.
Personne ne sera choqué d’apprendre que le mobilier de bord est identique, que le Cayenne soit coupé ou pas. La planche de bord est donc massive, mais pas aussi convenue que ce que l’on pourrait penser de prime abord. La barre "suspendue" derrière le combiné d’instrumentations et l’écran tactile central courbé sont ainsi de spécificités de cet allemand.


Les assemblages sont d’une précision redoutable et semblent conçus pour être indestructibles. Au chapitre des déceptions, on note toutefois quelques plastiques d’une facture indigne d’un modèle de standing, et une sellerie cuir, livrée de série, pas plus valorisante à l’œil que certains similis cuirs de modèles asiatiques. Les cuirs proposés en option (de 3 324 à 4 667 €) font nettement plus haut de gamme.
La Porsche de série la plus puissante de l’histoire
Les motorisations déjà présentes sous le capot (façon de parler dans le cas présent puisque le bloc principal est installé sur l’essieu arrière) du Cayenne Electric SUV sont, naturellement, reprises par le coupé.

Dans le cas présent, il s’agit de deux versions à transmission intégrale, avec un moteur sur chaque essieu, donc. La première, nommée Cayenne "tout court", délivre 408 ch (442 ch avec l’Overboost) tandis que la deuxième, baptisée Turbo, ne compte pas moins que 857 ch… et même 1 156 ch avec l’Overboost. Une cavalerie délirante qui lui vaut d’être le modèle de série le plus puissant jamais mis en vente par la maison.
En complément, le lancement du coupé est l’occasion d’y adjoindre, quelle que soit la carrosserie, une déclinaison S. Celle-ci dispose de 544 ch, puissance qui grimpe à 666 ch lorsque l’Overboost est activé. C’est de cette nouvelle version dont nous disposions pour notre essai.
Chiffres clés *
- Taux d'émission de CO2 : NC
- Bonus / Malus : NC
- Date de commercialisation du modèle : Novembre 2025
* A titre d'exemple pour la version .
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