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Constructeurs de voitures électriques : la nouvelle bulle spéculative ?

Dans Economie / Politique / Industrie

Florent Ferrière

Constructeurs de voitures électriques : la nouvelle bulle spéculative ?

L'indien Tata aurait investi 900 millions de dollars dans Faraday Future, un constructeur qui n'a pas encore commercialisé son premier modèle et est en proie à de grandes difficultés.

Tesla est une belle machine à perdre de l'argent. Les derniers résultats financiers du constructeur l'ont confirmé, avec une perte record de plus de 530 millions d'euros au 3e trimestre 2017. Pourtant, la firme garde la confiance des actionnaires et des clients. Surtout, même si l'américain ne parvient pas à dégager de bénéfices, il fait des envieux et les projets concurrents se multiplient. Il y a les véhicules branchés préparés par les ténors du premium allemand, mais aussi des créations de marque sur un modèle similaire.

Outre-Atlantique, il y a ainsi Lucid Motors et Faraday Future. Ce dernier a dévoilé lors du CES de Las Vegas en janvier un premier modèle, la FF91. Mais l'aventure, d'apparence ambitieuse, a vite pris des allures de pétard mouillé. Derrière Faraday Future se cachait un investisseur chinois, Jia Yueting, patron de LeEco, spécialiste du multimédia et du numérique dans l'Empire du Milieu. Mais la mauvaise situation financière de LeEco a entraîné un gel des actifs, et donc un quasi-abandon de Faraday Future. Ce dernier, qui a abandonné le projet d'une méga-usine dans le Nevada, avait annoncé au printemps être à la recherche d'un milliard de dollars pour tourner la page LeEco.

Depuis, il n'y avait plus vraiment de nouvelles et on pensait donc le constructeur mort-né. Mais voilà que l'on apprend que Tata serait intéressé par Faraday Future. Le groupe indien aurait investi près de 900 millions de dollars, soit environ 770 millions d'euros. Les médias chinois, qui dévoilent cette info, précisent que cela correspond à 10 % du capital de Faraday Future. Tata se serait donc offert pour pas loin d'un milliard de dollars seulement 10 % d'un constructeur qui n'a pour l'instant pas encore livré une voiture et dont la santé est plus que précaire !

Il ne nous en faut pas plus pour avoir l'impression qu'une bulle spéculative monte dans le milieu du véhicule électrique, avec des nouvelles marques à la valeur fictive, uniquement basée sur leur perspective d'avenir. Une telle capitalisation fait penser à la valeur des sociétés du Web, où le plus important finalement est le potentiel d'une action à sa revente que la santé réelle de l'entreprise. En ce 14 novembre, une action Tesla est à 315 dollars tandis qu'une action General Motors est à 43 dollars.

Il est vrai que le marché est clairement à un tournant, les ventes de modèles branchés vont exploser. Actuellement, les électriques représentent 0,5 % des immatriculations sur la planète. Selon des données relayées par Renault, ce sera 4 % en 2020. Cela peut sembler peu, mais à la fin de la décennie, le marché mondial représentera près de 100 millions de véhicules par an ! En 2025, la part de l'électrique grimpera à 9 %. On comprend un peu mieux la frénésie qu'il peut y avoir sur le marché. Le potentiel commercial de l'électrique n'est lui pas un mirage, d'autant que les futures restrictions gouvernementales vont accélérer la fin du thermique. Toyota pense d'ailleurs que ce sera fini de l'essence et du diesel en 2040.

Tata a-t-il donc vu juste ? Forcément, avec un tel pari financier, impossible de ne pas faire une réponse de Normand. Mais il est certain que tout n'est pas à jeter avec Faraday Future, car le développement de la FF91 est bien avancé. Et puis Tata, c'est aussi le propriétaire de Jaguar et Land Rover, ce qui permet des synergies intéressantes.

Mots clés :

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