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Drogue au volant : les résultats peu stupéfiants de la Sécurité routière

Dans Pratique / Sécurité

Selon les statistiques de la Sécurité routière, l'usage de stupéfiants est mis en évidence dans 20% des tests préventifs au bord des routes. Pour l'alcool, ce chiffre n'est "que" de 3%.

Drogue au volant : les résultats peu stupéfiants de la Sécurité routière

La drogue au volant est un fléau, au même titre que l’alcool. Pour s’en convaincre, il n’est qu’à consulter les statistiques de la Sécurité routière. Celles-ci nous apprennent qu’en 2019 (année pré-Covid, avec donc une circulation plus dense qu’en 2020), 23% des tués sur la route l’ont été dans un accident impliquant un conducteur (masculin dans la quasi-totalité des cas), et sous l’emprise de stupéfiants.

Près d’un quart des décès, donc, soit la même proportion qu’en 2015, alors même que les forces de l’ordre ont dans l’intervalle été dotées de tests salivaires très faciles à mettre en œuvre au bord des routes, capables de délivrer leur verdict en une minute. Un second test, salivaire lui aussi, permet ensuite de confirmer le caractère positif du premier.

Rappelons que l’automobiliste dont l'usage de stupéfiants est confirmé encourt des peines de 2 ans d'emprisonnement et 4500 euros d'amende, ainsi que la perte de 6 points sur son permis de conduire.

Plus de 398 000 tests préventifs ou lors d'infractions ont ainsi été réalisés en 2020 - contre 118 000 cinq ans plus tôt - pour un taux de positivité de…20% ! (1)

ur les quelques 6,8 millions de tests d’alcoolémie pratiquées durant la même période, le taux de positivité s’élevait à 3% seulement.

Soyons clairs, il n’est pas question ici de chercher à atténuer la gravité du phénomène de l’alcool au volant, mais tout simplement d’insister sur la nécessité de multiplier les contrôles de drogue : quand on la cherche, on la trouve !

Ces chiffres s’inscrivent dans un contexte de banalisation généralisée du cannabis. Selon une étude Jam /Maaf Prévention de décembre 2020, 32% des jeunes de 18-24 ans déclarent fumer du cannabis, et même toutes les semaines pour 17% d’entre eux.

Il apparaît d’autre part que la moitié des conducteurs positifs aux stupéfiants affichent dans le même temps une alcoolémie positive. Drogue et alcool sont incompatibles avec la conduite, à plus forte raison quand ils sont combinés: « le cocktail drogues/alcool multiplie par 29 le risque d’avoir un accident mortel. En cause : le cumul des effets des sentiments de puissance et désinhibition, conjugués à l’amoindrissement des réflexes », indique la Sécurité routière. Un message encore trop inaudible, manifestement.

 

(1) Source: Bilan 2020 de la Sécurité routière

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