Votre navigateur ne supporte pas le code JavaScript.
 
Publi info

Essai - DS3 Crossback Puretech 130 : dans la douceur

Dans Nouveautés / Nouvelles versions

Avec un ticket d'entrée 1500 € inférieur à la version Puretech 155 ch que nous avions précédemment essayée, la DS3 Crossback Puretech 130 s'affiche comme l'offre coeur de gamme en essence qui devrait séduire le plus grand nombre. Par sa douceur d'usage, surtout, mais moins par son dynamisme.

Essai - DS3 Crossback Puretech 130 : dans la douceur

En bref

A partir de 26 500 €

Deux roues motrices

Pas de boîte manuelle

Trois niveaux de puissance sont proposés dans la gamme essence de la DS3 Crossback que nous avons récemment testée : 100, 130 et 155 ch. Et aujourd'hui, c'est le tour du coeur de gamme, celle qui sera certainement la reine des ventes, de passer au banc d'essai.

La marque nous a proposé une version dotée de la teinte "Imperial gold onyx" du plus bel effet, surtout par grand beau temps. En tout cas, l'association avec les jantes et le pavillon noir lui va plutôt bien. Et c'est toujours une découverte, cette DS3 Crossback : la voir en photos et en réalité sont deux choses bien différentes.

Essai - DS3 Crossback Puretech 130 : dans la douceur

C'est d'autant plus vrai à l'intérieur où la créativité prend tout son sens. Qu'on aime, ou pas (le public jugera), il faut bien admettre qu'en ces temps de rationalisation, de partages des intérieurs et de manque parfois flagrant d'imagination, cette "patte" DS est intéressante. D'autant plus qu'elle tranche avec celle de Peugeot, qui va, pour certains, trop loin dans l'agencement du poste de conduite, au détriment de la lisibilité pour certains gabarits. Ici, DS fait dans du plus traditionnel, notamment au niveau de l'instrumentation, tout en osant des choses dans la partie centrale avec ces losanges en guise de raccourcis tactiles vers des fonctions tels que la musique, la navigation ou les paramètres du véhicule.

Essai - DS3 Crossback Puretech 130 : dans la douceur
Essai - DS3 Crossback Puretech 130 : dans la douceur

L'écran, justement, est réactif et tout l'écosystème PSA est assez intuitif, même s'il est arrivé que la navigation TomTom (incluse de série) se montre parfois trop intrusive avec des alertes régulières sur le parcours pour pas grand-chose, voire rien du tout.

Essai - DS3 Crossback Puretech 130 : dans la douceur
Essai - DS3 Crossback Puretech 130 : dans la douceur

Même si, dans l'ensemble, la présentation est réussie et les matériaux de qualité, il n'empêche que cette DS3 Crossback souffre de quelques défauts pratiques un peu agaçants. Citons par exemple l'absence (en tout cas, sur notre modèle haut de gamme Grand Chic) de filets dans le coffre ou de compartiment pour stocker de petits objets. Les seuils de portes, à l'avant, sont très hauts par rapport au plancher et obligent à les "enjamber" au moment de sortir de l'auto.

Les seuils de portes sont très hauts par rapport aux planchers
Les seuils de portes sont très hauts par rapport aux planchers

La visibilité 3/4 arrière, elle, est exécrable, et la visibilité périphérique guère meilleure, notamment à cause de ces "ailerons de requin" sur les montants centraux qui grignotent une surface vitrée déjà très réduite. Le volume de coffre, lui, est de 350 litres, mais le seuil est assez haut (comme pour les seuils de portes, en fait), ce qui peut être gênant avec des objets lourds. Et puis il y a ce coffre qui s'ouvre par une commande manuelle située assez bas, alors que DS ne propose pas de hayon électrique. Un peu dommage, surtout dans ces tranches de prix sur segment B (citadines/crossovers polyvalents).

Modèle de confort

Essai - DS3 Crossback Puretech 130 : dans la douceur

Cette DS3 Crossback adopte les fameux sièges à mousse "haute densité" qui, il faut bien le dire, ne sont pas juste bons à coucher de belles phrases sur une brochure commerciale. Le confort est réel, et le passage à un concurrent (Mini Countryman et surtout Audi Q2) fait réaliser à quel point l'assise participe globalement au bien-être du conducteur. Il faut aussi souligner le bon amortissement de cette DS3 Crossback qui ne prend pas énormément de roulis. Les roues chaussées de pneus taille "haute" (18 pouces, 55 de hauteur de pneus sur notre modèle) participent au confort général.

Essai - DS3 Crossback Puretech 130 : dans la douceur

Et puis il y a l'acoustique, soignée sur cette DS3 Crossback, avec une excellente filtration des bruits de roulement. Même si l'auto n'est pas une reine des filtrages de bruits d'air sur autoroute, elle propose quand même un niveau d'insonorisation très satisfaisant, digne du segment premium sur lequel se positionne DS.

Essai - DS3 Crossback Puretech 130 : dans la douceur

Le trois cylindres 1.2 Puretech de 130 ch se marie très bien à la boîte automatique... tant que l'on conserve une conduite souple. Dans ce cas, c'est même une merveille de douceur (surtout grâce à la boîte à convertisseur), mais la mécanique se montre vite à la traîne en cas de conduite plus dynamique : les kickdown sont plutôt lents, le moteur montre vite ses limites en matière de reprises et les passages de rapports ne sont pas aussi rapides que sur une boîte à double embrayage. Evidemment, rien de dramatique (on ne lui demande pas d'avoir les valeurs d'une sportive), et ce n'est pas ce qu'on attend principalement d'un crossover du segment B.

Essai - DS3 Crossback Puretech 130 : dans la douceur

Sur une journée presque complète d'essai marquée par plusieurs ascensions de cols au-dessus de Nice, nous avons relevé 8,1 l/100 km sur 150 km. Une moyenne élevée, mais au regard du parcours et de la conduite, pas surprenante. Ce qui l'est plus, en revanche, c'est de constater que nous étions quasiment à la moitié du plein. Oups. La taille réduite du réservoir (44 litres) limite donc fortement l'autonomie. C'est à prendre en compte en cas d'achat dans une région montagneuse.

Finalement, cette DS3 Crossback s'apprécie à un rythme normal. Et puis, de toute façon, le manque de maintien latéral des sièges devient vite usant et n'incite pas à rouler vite, même si le châssis se montre tout à fait à la hauteur de l'exercice. Encore une fois, là n'est pas le rôle de cette nouveauté DS.

Et en ville ? Puisque c'est un crossover citadin, autant le juger comme tel. Le rayon de braquage est plutôt réduit et la boîte automatique est un régal à faible allure, même si le Stop&Start un peu brutal (il faut aller fouiller dans les menus sur l'écran tactile pour le désactiver, dommage qu'il n'y ait pas une commande directe sur la planche de bord) et les vibrations du trois cylindres ternissent le bilan.

Essai - DS3 Crossback Puretech 130 : dans la douceur

Pour terminer, nous avons testé la conduite autonome de niveau 2 sur voie rapide, qui consiste en un régulateur adaptatif avec "LPA" (lane positioning assist). Malheureusement, la technologie n'est pas totalement au point. La DS3 Crossback a tendance à aller chercher les lignes au sol de gauche à droite. Les capteurs et caméras qui analysent la route ont d'ailleurs un peu perdu la "trace" au moment de passer dans un tunnel (demandant une bonne correction au volant pour remettre l'auto dans le droit chemin). Le changement de luminosité semble donc avoir donné du fil à retordre à cet assistant de conduite, qui a encore des progrès à faire.

Informations techniques

Taux d'émission de CO2 :

115 g/km - bonus : 0 €

Début de commercialisation du modèle :

Octobre 2018

A titre d'exemple pour la version 1.2 PURETECH 130 GRAND CHIC AUTOMATIQUE.

1,53 m1,79 m
4,11 m
  •  5 places
  •  350 l / NC

  •  Auto. à 8 rapports
  •  Essence

Portfolio (19 photos)

En savoir plus sur : Ds Ds 3 Crossback

PUBLICITE : PROFITEZ DE L'OFFRE

Commentaires (154)

Déposer un commentaire

Pour déposer un commentaire, veuillez vous identifier ou créer un compte.

Identifiez-vous

Se connecter ou S'inscrire

Lire les commentaires

Par

Mais que c'est hideux...vulgaire, laid, à vomir! Ils ne sont pas prêts d'en vendre hormis quelques exemplaires par ci par là...couplé aux moteurs chétifs et à la fiabilité legendairement désastreuse du groupe PSA...tout ceci à des prix délirants pour une marque qui n'a aucune image premium mais juste fragile...on se demande comment tavares peut cautionner cette mascarade

Par

ce véhicule n'a rien de premium et il est bien trop cher pour une marque française. Si on compare ce machin, avec le T-ROC, il n'y a pas photo, c'est le T-ROC qui gagne le test. Un véhicule français, pour les français, car le reste du monde à bien compris que cette marque n'est rien de plus qu'une citron rebadgée. D'ailleurs je me demande combien touche le journaliste pour écrire de tel ineptie.

Par

la visibilité est mauvaise comme, malheureusement, tous les nouveaux modèles de SUV et nombre de nouveaux modèles. mais pourquoi sur modèles volvo, VW T ROC/Cross et cousins Skoda, Seat , Audi Q2, Q3 etc où c'est la même base, les chroniqueurs ne le mentionnent pas?

Par

Ah les pleureuses KasK-apoïntes fan. :areuh: Ca y'est, un constructeur français ose remettre en question leur Taudiwürstwagen chérie et ça pisse froid. :coolfuck:

Par

Cet engin est vraiment vilain. Mais, à son corps défendant, tous les SUV du segment le sont autant, hormis le CX-3.

Ici, l'adage de Mies van der Rohe " Less is more " n'a pas droit de cité. Personnellement, je trouve cela assez kitsch, surtout au niveau de l'habitacle, qui part un peu dans tous les sens, tant au niveau du style que des textures.

Un seul mérite, les matériaux utilisés semblent de bien meilleure qualité que le plastoc-carton bouilli des dernières prods vag/audi. Pour le reste, je me demande toujours quel est l'intérêt de ce genre d'engin.

Par

1.2l de cylindrée, 40km/h de moyenne, 8.9l/100 :(

Par

Qu'on se le dise : avec cette nouvelle plateforme ultra moderne lui permettant tant d'innovations, sa qualité de finition excellente et sa différenciation, ce Ds3 Crossback va prendre sa (belle) part de gâteau au segment.

Par

En réponse à v_tootsie

Cet engin est vraiment vilain. Mais, à son corps défendant, tous les SUV du segment le sont autant, hormis le CX-3.

Ici, l'adage de Mies van der Rohe " Less is more " n'a pas droit de cité. Personnellement, je trouve cela assez kitsch, surtout au niveau de l'habitacle, qui part un peu dans tous les sens, tant au niveau du style que des textures.

Un seul mérite, les matériaux utilisés semblent de bien meilleure qualité que le plastoc-carton bouilli des dernières prods vag/audi. Pour le reste, je me demande toujours quel est l'intérêt de ce genre d'engin.

L'intérêt, surtout sans transmission intégrale, est très limité. Je dirai que son seul intérêt est son look à la mode. C'est le genre bobo urbain friqué qui veut faire "comme si" pour pimenter sa vie misérable de "filtre à pollution ambulant". :beuh:

Par

En réponse à Entouteobjectivité

Qu'on se le dise : avec cette nouvelle plateforme ultra moderne lui permettant tant d'innovations, sa qualité de finition excellente et sa différenciation, ce Ds3 Crossback va prendre sa (belle) part de gâteau au segment.

Oui en France. En Europe, même pas en rêve.

Quand aux "innovations", PSA n'as rien inventé, toutes ses technologies existent depuis de années.

Par

En réponse à pierrepaul

ce véhicule n'a rien de premium et il est bien trop cher pour une marque française. Si on compare ce machin, avec le T-ROC, il n'y a pas photo, c'est le T-ROC qui gagne le test. Un véhicule français, pour les français, car le reste du monde à bien compris que cette marque n'est rien de plus qu'une citron rebadgée. D'ailleurs je me demande combien touche le journaliste pour écrire de tel ineptie.

"ce véhicule n'a rien de premium et il est bien trop cher pour une marque française. Si on compare ce machin, avec le T-ROC, il n'y a pas photo, c'est le T-ROC qui gagne le test. "

Trop de troll tues le troll...

Le T-Roc a deja du mal à soutenir la comparaison avec un Duster à prix proche.

Déposer un commentaire

Pour déposer un commentaire, veuillez vous identifier ou créer un compte.

Identifiez-vous

Se connecter ou S'inscrire