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Essai - DS3 Crossback BlueHdi 100 (2020) : le mystère de l'ergonomie et des finances

Dans Nouveautés / Nouveaux modèles

Il est original, innovant et cher. Le DS 3 Crossback remplit au moins trois conditions du cahier des charges d’une voiture premium. En est-il de même pour la version équipée du diesel d’accès BlueHdi 100 ?

Essai - DS3 Crossback BlueHdi 100 (2020) : le mystère de l'ergonomie et des finances

En bref :

SUV urbain

A partir de 24 500 €

2 roues motrices

Le petit SUV premium « à la française » vit un début de carrière encourageant. En Europe, ses volumes de ventes (environ 18 800 exemplaires en seulement 8 mois) restent très éloignés de ceux de l’Audi Q2, son principal rival (78 000 exemplaires en un an). Mais le DS 3 Crossback ne cesse de prendre des parts de marché, notamment en France où il s’est écoulé à près de 9 000 exemplaires en à peine huit mois de commercialisation (d’avril à décembre 2019).

Ce sont les motorisations essence (Puretech 100, 130 et 155) qui remportent la majorité des suffrages. En diesel, DS a choisi de proposer deux versions. Le BlueHdi 100, celui de notre essai, est exclusivement proposé en boîte mécanique, il assure l’accès à la gamme. Il est épaulé par une version de 130 ch quant à elle exclusivement associée à une boîte automatique à 8 rapports. La gamme des motorisations vient d’ailleurs de s’enrichir d’une version 100 % électrique, baptisée E-Tense.

La volonté de se distinguer est poussée, quitte à faire l'impasse sur l'ergonomie.  

Le DS 3 Crossback est une arme de conquête pour DS qui, en raison de tarifs bien salés, a dû se résoudre à perdre la clientèle de l’ancienne DS 3, une citadine. Conséquence, les équipes de style ont croqué un petit SUV aux lignes audacieuses, capable de séduire à la fois les jeunes cadres dynamiques et les seniors fortunés. Les signes distinctifs du DS3 Crossback sont nombreux (poignées affleurantes, aileron de requin, signature LED verticale, etc.) et tranchent indéniablement avec les rares concurrents, puisque le segment des SUV urbains premium compte uniquement l’Audi Q2 et dans une moindre mesure le Mini Countryman (20 cm plus long).

Malgré quelques fautes d'ergonomie, l'intérieur du DS3 Crossback est original et tranche avec les productions concurrentes.
Malgré quelques fautes d'ergonomie, l'intérieur du DS3 Crossback est original et tranche avec les productions concurrentes.

A bord, la volonté de se distinguer est encore plus poussée. La planche de bord par son dessin et l’intégration des commandes tranche avec les productions concurrentes, quitte à faire l’impasse sur l’ergonomie. Par exemple, les commandes de vitres électriques, certes magnifiquement dessinées (en guillochage), sont placées au pied de la console centrale. On pense aussi aux poignées intérieures placées trop haut (notamment pour laisser la place aux aérateurs intégrés). Du coup une fois assis, le conducteur doit tirer sur le bac de rangement pour fermer la porte. En dehors de ces quelques fautes et de plastiques moins soignés sur la partie basse, cet intérieur respecte le standing haut de gamme revendiqué par DS.

Les commandes sensitives sont bien intégrées et efficaces.
Les commandes sensitives sont bien intégrées et efficaces.
L'écran multimédia de 10,3'' est ici en option (1 150 €) sur cette finition So Chic.
L'écran multimédia de 10,3'' est ici en option (1 150 €) sur cette finition So Chic.

La qualité perçue est convaincante  

 Le cuir coloré qui recouvre la planche de bord est plaisant et les tissus des sièges sont de bonne qualité sur cet intérieur « Bastille » en finition intermédiaire So chic, facturée 28 200 €. Le conducteur fait face à une instrumentation numérique de petit format relayée par un affichage tête haute. Au centre est placé l’écran multimédia de 7’’. Les graphismes ne sont pas très modernes mais l’interface a le mérite d’être rapide et intuitive. Juste en dessous, c’est l’une des particularités de cette DS 3 Crossback, l’on retrouve plusieurs commandes sous forme de losanges. Ces boutons sensitifs sont bien intégrés et surtout efficaces. De manière plus générale, la qualité perçue est convaincante et même supérieure à ce que propose son unique concurrente, l’Audi Q2, qui nous avait surpris par la piètre qualité de ses plastiques.

L'espace est correct mais la faible amplitude d'ouverture de la porte arrière dessert l'accès.
L'espace est correct mais la faible amplitude d'ouverture de la porte arrière dessert l'accès.
Le coffre autorise un chargement de 350 litres, sans compter l'espace dédié à une roue de secours (galette) sous le plancher.
Le coffre autorise un chargement de 350 litres, sans compter l'espace dédié à une roue de secours (galette) sous le plancher.

À vivre, le DS3 Crossback propose du bon et du moins bon. L’espace dédié aux passagers est plutôt correct et deux adultes de plus de 1,80 m voyageront dans de bonnes conditions. En revanche, l’amplitude de l’ouverture des portes arrière est réduite ce qui ne facilite ni l’accès à bord, ni la mise en place d’un siège bébé par exemple. Même constat pour l’ouverture du coffre. La commande est placée juste au-dessus de la plaque d’immatriculation. Peu pratique et mains sales garanties. Le volume de coffre atteint 350 litres, c’est dans la moyenne de la catégorie avec un logement pour une roue de secours « galette ». La banquette arrière est fractionnable 2/3-1/3 mais laisse une marche importante sur la surface de chargement.

Sous le capot, le 4 cylindres diesel 1.5 BlueHdi développe ici 100 ch. Il est exclusivement associé à une boîte de vitesses à 6 rapports. Ce moteur présente un intérêt principalement économique. Premièrement, il est exempté de malus écologique avec 120 g de CO2/km selon le cycle WLTP et surtout il est sobre comme un chameau. Durant notre essai réalisé sur un parcours mixte nous avons relevé une moyenne de 5,8 l/100 km, ce qui vous permet de rouler plus de 700 km sans passer par la pompe. En revanche il faudra rouler, et beaucoup, pour amortir son achat.

Les feux Matrix LED sont ici en option (1 200 €).
Les feux Matrix LED sont ici en option (1 200 €).
Tout comme les poignées affleurantes "automatiques" (650 €).
Tout comme les poignées affleurantes "automatiques" (650 €).

Malgré de légers creux à mi-régime, le 4 cylindres donne du cœur à l’ouvrage pour fournir des accélérations honorables. Il faudra toutefois vous montrer vigilant sur les grands axes où le déficit de puissance vous incitera soit à vous rabattre, soit à tomber un rapport pour dépasser. A ce propos, nous avons particulièrement apprécié l’étagement et le maniement de la boîte de vitesses. Cette dernière est parfaitement positionnée et offre des verrouillages fermes.

Hormis une visibilité réduite à peau de chagrin, ce DS 3 Crossback délivre de bonnes prestations routières. Le niveau d’insonorisation est bon et l’amortissement est justement réglé pour offrir suffisamment de dynamisme sans dénaturer le confort. C’est d’autant plus vrai sur cette version d’essai équipée de jantes de 17’’ et de pneumatiques à flanc large (215/60 R17).

Informations techniques

Taux d'émission de CO2 (NEDC) :

97 g/km - bonus : 0 €

Début de commercialisation du modèle :

Octobre 2018

A titre d'exemple pour la version 1.5 BLUEHDI 100 SO CHIC.

1,53 m1,79 m
4,11 m
  •  5 places
  •  350 l / NC

  •  Méca. à 6 rapports
  •  NC

Portfolio (32 photos)

En savoir plus sur : Ds Ds 3 Crossback

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Commentaires (134)

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Chacun ses goûts c’est vrai, mais cette voiture est d’un moche c’est à pleurer, l’ancienne etait nettement plus desirable

Par

Si faire original, c'est faire moins bien, là BRAVO.

L'ergonomie est un point clé et quand c'est raté, il est difficile de le cacher. Je ne sais pas pourquoi mais avec la marque DS, PSA pense pouvoir s'affranchir de ces fondamentaux.

Ensuite, reprendre la culasse 16s qui a fait tant de mal a la réputation de ces moteurs diesels reste pour moi une énigme.

Que reste-t-il alors si ce n'est que de passer son chemin.

Par

Un détail qui m'avait déplu lorsque j'ai eu l'occasion de voir cette voiture de près, c'est que les poignées afleurantes ne sortent pas assez. Du coup on est obligé de glisser la main en frolant la carosserie et la poignée ce qui donne un contact désagréable, et j'ose pas imaginer l'état de la carosserie après quelques ouvertures pour ceux qui portent des bagues.

Par

Je soulignerai la qualité du titre de l'article (en référence à la pub pour la voiture du "ministère de l'économie et des finances", la 306 4 portes).

Assez rare pour être mentionné.

Par

En réponse à coloriste

Chacun ses goûts c’est vrai, mais cette voiture est d’un moche c’est à pleurer, l’ancienne etait nettement plus desirable

D'accord, elle est complètement ratee vette voiture.

Les proportions sont mauvaises, lacunes d'équipements, ergonomie médiocre, petit coffre et prix exagéréments élevés.

Un four !

Par

En réponse à wormlord

Un détail qui m'avait déplu lorsque j'ai eu l'occasion de voir cette voiture de près, c'est que les poignées afleurantes ne sortent pas assez. Du coup on est obligé de glisser la main en frolant la carosserie et la poignée ce qui donne un contact désagréable, et j'ose pas imaginer l'état de la carosserie après quelques ouvertures pour ceux qui portent des bagues.

Cette mode des poignées me désole aussi, c'est pas pratique, ça inspire pas confiance, ça peut tomber en panne..

Il me semble que le 1er coupable fut Tesla ?

Par

Elle est quand même biscornue cette voiture... que ce soit à l extérieur et intérieur..

il y a des trucs qui agressent l œil... ça manque de fluidité.. de logique.. de... bizarre

dommage car ils pourraient faire de belles bagnoles... mais ils vont trop loin.. :bah:

pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple...

Par

En réponse à GY201

Si faire original, c'est faire moins bien, là BRAVO.

L'ergonomie est un point clé et quand c'est raté, il est difficile de le cacher. Je ne sais pas pourquoi mais avec la marque DS, PSA pense pouvoir s'affranchir de ces fondamentaux.

Ensuite, reprendre la culasse 16s qui a fait tant de mal a la réputation de ces moteurs diesels reste pour moi une énigme.

Que reste-t-il alors si ce n'est que de passer son chemin.

Cela doit être ça "le premium/luxe à la française"...?!? : C'est du "luxe", c'est du "premium", mais c'est moins bien !

Par

En vrai les matériaux chez DS ça passe, ce n'est pas Maserati non plus mais c'est plus ou moins égal à la concurrence allemande, voire supérieure. Par contre, ce que c'est moche... Il y a bien trop d'erreur de style et d'ergonomie, FCA pourra bientôt les conseiller.

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