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Festivals, salons, concentrations : le mythe du vanlifer « loup solitaire » part en fumée

Dans Loisirs / Voyages

Michel Holtz

On imagine souvent le vanlifer féru de solitude. Pourtant, la réalité des chiffres raconte une autre histoire. Entre salons spécialisés et festivals de musique qui leur ouvrent grand les bras, les nomades modernes n’ont jamais eu autant besoin de se retrouver. Décryptage d’une communauté qui cultive l’autonomie, mais en bande.

Festivals, salons, concentrations : le mythe du vanlifer « loup solitaire » part en fumée
Une festivalière du Hellfest de Clisson, l'an passé. Une manifestion qui attire de plus en plus d'adeptes de la vanlife. Crédit photo : MaxPPP.

Puisqu’il tient à tout prix à être autonome, on peut se dire que le vanlifer est un loup solitaire en mal d’isolement. Mais en observant le succès des salons, festivals ou rassemblements organisés à travers le pays où il se retrouve avec ses congénères, on se dit que le propriétaire d’un van, d’un fourgon ou d’un camping-car a grand besoin d’échanger avec les siens.

À commencer par ces manifestations organisées juste pour lui. Ayant fait le plein l’an passé pour la plupart d’entre elles, elles récidivent cette année et, parfois bien avant la belle saison. Pourtant le risque d'une météo facétieuse est grand, hormis pour des salons classiques comme celui des véhicules de loisirs au Bourget ou celui, baptisé Occ’ygène qui se tient du 27 au 29 mars au parc des expos de Toulouse est à l’abri de ses grands halls.

Des animations du Nord au Sud

Mais certains tentent néanmoins l’aventure du plein air, en gardant en tête « l’esprit » de la vanlife, qui se déroule surtout à l’extérieur. C’est le cas du festival « Voyagez autrement » qui se déroule lui aussi le dernier week-end de mars. Mais il met toutes les chances climatiques de son côté puisqu’il se déroule à Mouans-Sartoux, à 20 petits km d’Antibes. Au programme, une vision élargie du nomadisme avec des vans, évidemment, mais aussi du vélo, du cheval et tout le matériel idoine, mais aussi des films et des conférences qui s’y réfèrent.

Au festival Terres du son en Indre-et-Loire, le public n’est pas seulement constitué d'ados, loin de là. Photo Caradisiac.
Au festival Terres du son en Indre-et-Loire, le public n’est pas seulement constitué d'ados, loin de là. Photo Caradisiac.

Changement de destination, et de climat, avec la manifestation « En van Simone » programmée du 17 au 19 avril. L’affaire tient autant de la concentration de vans réunis dans un camping d’Issoire, que du festival, avec un concert chaque soir, que du salon, puisque des aménageurs viennent proposer leurs produits. Ce tout-en-un permet même d’effectuer des road trips, avec roadbooks fournis pour découvrir les Puys d’Auvergne. Même esprit au Breizh Vanlife festival qui, comme son nom le laisse soupçonner, permets aux amateurs de se retrouver dans un camping breton de la cité d’Aleth sur la côte d’Émeraude bretonne du 12 au 14 juin.

Ce phénomène et cette volonté des adeptes de la vanlife de se retrouver entre eux n’ont pas échappé aux festivals de musique en France qui, des Eurockéennes de Belfort en passant par le Hellfest, les Vieilles Charrues de Carhaix ou le plus modeste Terres du son, ont ouvert de grands espaces qui leur sont réservés, et ou ils peuvent garer leur fourgon gratuitement, ou pour une somme dérisoire, tout au long de ces manifestations.

Les adeptes du camping-car et du fourgon, chouchous des grands festivals ?

Ces nostalgiques des années baba, et des combis VW à prix dérisoires (une autre époque) pourront ainsi applaudir Orelsan en Bretagne, ou Feu ! Chatterton en Indre-et-Loire, avant de s’en aller dormir dans leurs confortables toits relevables.

De là à parler de « culture » de la vanlife, il y a évidemment un fossé. Mais tous les grands festivals, aux budgets souvent en péril, ont compris qu’ils tenaient là un public particulièrement intéressant. Et les organisateurs du festival tourangeau le reconnaissent : « l’âge des clients de ces concerts a bien évolué et il est plus proche de la quarantaine que de l’adolescence. »

La tentation de dérouler un tapis à ces vanlifers au pouvoir d’achat plutôt élevé (étant donné le prix de leurs engins) et qui consomme beaucoup et sur place, est donc plutôt évidente pour les organisateurs.

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