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L'Union Européenne prête à abaisser ses droits de douane sur les voitures américaines

Dans Economie / Politique / Marché

Olivier Pagès

L'Union Européenne prête à abaisser ses droits de douane sur les voitures américaines

Depuis quelques semaines, le Président américain Donald Trump a menacé de mettre en place une guerre commerciale avec de nombreux pays visant à favoriser ses industries. Cette mesure pourrait par conséquent fortement pénaliser les exportations européennes de voitures. Afin d’éviter de se voir imposer de nouvelles taxes sur l'automobile, Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne va se rendre à Washington dans quelques jours pour négocier un accord commercial.

Dès le premier jour de sa campagne, Donald Trump avait toujours affirmé vouloir protéger son industrie. Depuis quelques semaines, il semble appliquer son programme. Taxe supplémentaire sur les produits chinois, sur l’acier et aluminium voire même potentiellement l’automobile. De quoi faire transpirer à grosses gouttes les marques allemandes très implantées outre-atlantique, mais également – et dans une moindre mesure – les constructeurs français dont PSA qui envisage leur retour aux États-Unis. Pour éviter la mise à exécution de cette menace, l’Europe serait prête à négocier un accord commercial avec l'administration américaine et d'autres partenaires garantissant notamment un abaissement des droits de douane européens sur les voitures importées.

Aujourd’hui, l'Europe taxe actuellement les voitures américaines à hauteur de 10 % quand les Américains taxent les voitures importées à 2,5 % (25 % pour les camions et pick-up). Très mécontent de cette différence, Donald Trump menace de relever ses droits de douane à hauteur de 20 %. La cible du président américain est clairement l’Allemagne, qui a fait des États-Unis son deuxième marché d'exportation en volume et le premier en valeur en raison de l'importance des ventes sur le segment du luxe. Elle a exporté l'an dernier 500 000 voitures outre-Atlantique. Vu cette menace, la chancelière allemande Angela Merkel soutient un possible accord. Le ministre des Affaires étrangères françaises, Jean-Yves Le Drian a tenu pour sa part des propos plus fermes : « Si demain ils décident de mener les mêmes offensives (que sur l'acier et l'aluminium) à l'égard de l'automobile, l'Europe réagira de la même manière », a-t-il assuré.

Dans l’attente des négociations, les constructeurs des deux côtés de l'Atlantique ont alerté sur les risques que représente cette éventuelle escalade. PSA a même fait savoir qu'il pourrait abandonner son projet de retour aux États-Unis. « Les taxes douanières auraient un impact sur le calendrier de notre retour sur le marché américain et le coût », a déclaré Larry Dominique, le patron de PSA en Amérique du nord. Le constructeur français envisagerait dans ce contexte de se tourner vers le Canada.

La rencontre entre Jean Claude Juncker et Donald Trump est donc tout simplement essentielle.

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