Le « passeport batterie » facilitera la vie des acheteurs de véhicules électriques d’occasion, mais quand ?
Le « passeport batterie » garantira la traçabilité, l’empreinte carbone, et surtout l’état de santé de la batterie d’un véhicule électrique, via un document numérique unique. Un effort de transparence bienvenu et attendu. Mais qui ne sera obligatoire que… dans un an !

La transparence. Une nécessité quand on achète une voiture, neuve d’abord, mais plus encore lorsque c’est une voiture d’occasion. Et ce qui est valable pour une voiture thermique l’est encore plus pour une voiture électrique, puisque se pose la question de l’état de santé de la batterie ! Question majeure quand on connaît le prix des accumulateurs actuels, dont certains peuvent grimper à plus de 20 000 €.
Sous garantie, tout va bien, mais après… C’est une autre histoire. Et c’est pourquoi l’Union Européenne, qui ne décide pas que des bêtises, a défini un règlement européen (UE 2023/1542), qui entre progressivement en application depuis 2024. Les spécialistes de beev.com, entreprise qui accompagne les entreprises comme les particuliers dans leur passage à l’électrique, rappellent que ce règlement « encadre désormais tout le cycle de vie des batteries, de leur conception à leur recyclage ».
Mais aussi que : « le passeport batterie se matérialise par un QR code unique directement apposé sur chaque batterie. C’est la carte d’identité numérique de la batterie, donnant accès à une base de données complète et standardisée. En le scannant, on peut consulter la provenance des matériaux, l’empreinte carbone, la composition chimique, l’état de santé et les données de performance. On y trouve aussi les informations sur la fabrication, l’assemblage, les dates de production et les matériaux recyclés. Grâce à cet identifiant, chaque batterie peut être suivie de bout en bout, de l’extraction des matières premières jusqu’à sa fin de vie. »

Et la partie importante, pour un vendeur de VE, et plus encore pour l’acheteur potentiel, c’est « on peut consulter l’état de santé ». Le fameux SOH, « state of health » de la batterie, fourni par les « BMS » (battery management system, boîtier de gestion de la batterie en français). En effet, acquérir une auto de 7 ans par exemple, bientôt hors garantie donc, avec une batterie à 92 % de capacité restante, ou une autre avec 74 %, n'implique pas la même prudence.
L’une est encore en pleine forme, l’autre aura perdu énormément d’autonomie, et son remplacement deviendra bientôt nécessaire. Et plus pris en charge par la garantie après les huit ans, qui est la durée classique pour cet élément.
Une transparence primordiale, mais pas pour tout de suite…
L’information est donc primordiale. Elle peut déjà être fournie par les concessionnaires, bien sûr, mais pas forcément facilement (il faut le demander) et les informations ne sont pas standardisées. Le passeport batterie le permettra. Une bénédiction pour les particuliers, mais aussi pour les gestionnaires de flotte d’entreprise, qui passent de plus en plus à l’électrique, contraints par la fiscalité, et qui seront heureux de pouvoir suivre l’état de santé de la batterie des véhicules de leur parc.
On pourrait penser que ce règlement européen, sorti en 2024, est déjà en place dans tous les pays. Que nenni… Encore non obligatoire, le passeport batterie ne le sera que dans pile un an, le 1er février 2027 !
Un seul constructeur joue pour le moment le jeu, sur un seul modèle. Il s’agit de Volvo, pour son gros SUV électrique EX90. Comme quoi c’est déjà possible. Mais les autres constructeurs ne semblent pas se précipiter. Il n’est pourtant pas interdit de devancer la date butoir, hein ! Et de bien sécuriser ce passeport batterie, pour éviter les fraudes, évidemment.














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