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Les mauvais chiffres de la sécurité routière vont-ils pousser de plus en plus de préfectures à suspendre le permis pour l’utilisation du portable au volant ?

Dans Economie / Politique / Social

Julien Bertaux

La question est légitime puisque les chiffres de la sécurité routière ne sont guère encourageants. Le téléphone au volant reste problématique puisque 75 % des conducteurs avouent en faire usage, notamment sur autoroute. Or, le nombre de tués a fortement augmenté sur ce réseau.

Les mauvais chiffres de la sécurité routière vont-ils pousser de plus en plus de préfectures à suspendre le permis pour l’utilisation du portable au volant ?
Lire un message en conduisant multiplie par 23 le risque d'accident. (Crédit photo : MaxPPP)

D’après l’observatoire de Vinci Autoroutes paru l’année dernière, 68 % des conducteurs français ne respectent pas les distances de sécurité, pire encore, nous sommes 75 % à utiliser notre smartphone ou notre GPS au volant. Si ces chiffres sont à la baisse, ils restent inquiétants.

Du côté de la sécurité routière, les chiffres sont au contraire à la hausse. Surtout, ceux concernant l’autoroute puisque l’on enregistre 263 décès en 2025, soit 24 de plus que l’année dernière. Une hausse de 10 % qui a de quoi interpeller.

Ces chiffres vont-ils encourager les préfectures à serrer la vis quant à l’utilisation du portable ? La question reste ouverte, mais le contraire semble peu envisageable. Rappelons que l’usage du téléphone au volant augmente par trois le risque d’accident. En effet, cela empêcherait au conducteur d’enregistrer 70 % des informations de son environnement.

Depuis ce 1er février, le Lot-et-Garonne durcit le ton puisque les contrevenants risquent une suspension du permis de conduire allant jusqu’à six mois. Ce n’est pas tout, cette mesure s’ajoute à celle prévue jusqu’ici : une amende forfaitaire de 135 euros et un retrait de trois points. Le Lot-et-Garonne prend le chemin emprunté par celui des Landes qui appliquent les mêmes sanctions depuis octobre dernier.

Un bilan peu encourageant

Même s’il s’agit pour le moment que du bilan provisoire, puisque le définitif ne sera connu qu’en mai prochain, les chiffres communiqués par la sécurité routière ne sont guère réjouissants.

En France (métropolitaine et outre-mer), 3 513 personnes ont perdu la vie sur route, soit 81 de plus qu’en 2024. À noter également que si le nombre de blessés a baissé en outre-mer (- 2 %), il prend le chemin inverse en métropole (+ 3 %).

Le bilan est donc supérieur (+ 2,4 %) par rapport à 2024, mais est stable par rapport à 2019, l’année de référence utilisée pour le suivi de l’accidentalité sur la décennie 2020-2030. Suite au confinement et couvre-feu, une forte réduction des accidents a été observée 2020 et 2021, ce qui explique que 2019 soit la référence.

En France métropolitaine, les routes hors agglomérations concentrent une grande partie des décès, 61 %, et des blessés graves (49 %) en 2025. En agglomération, ces chiffres baissent respectivement à 31 et 45 %. L’autoroute reste toujours le réseau le plus sûr avec 8 % des tués et 6 % des blessés graves. La « palme » revient au grand ruban, qui accuse la forte augmentation des décès avec + 10 %.

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