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Le prix du pétrole a baissé de 25 % depuis début octobre

Le prix du pétrole a baissé de 25 % depuis début octobre

Les cours de l'or noir ont chuté en quelques semaines, avec un baril de Brent passé de 85 à 62 $. Les prix dans les stations baissent et vont continuer de baisser.

La situation est paradoxale. En France, la contestation bat son plein. Après un premier week-end de forte mobilisation, les gilets jaunes veulent bloquer Paris samedi, espérant obtenir un geste du gouvernement, qui n'a de cesse de confirmer la hausse des taxes sur les carburants le 1er janvier. Et pendant ce temps, les prix dans les stations chutent.

En un mois, le litre de gazole est passé de 1,52 à 1,46 €. Pour le sans-plomb 95 E10, la baisse est encore plus marquée avec un recul de 1,53 à 1,43 €. Le prix de l'essence est d'ailleurs au plus bas depuis mars. Et comme le recul continue, il va bientôt être au plus bas depuis fin 2017 !

Cela s'explique par une plongée des cours du pétrole. Début octobre, le baril de Brent (la référence europénne) était à 82 $. Hier, bien qu'en légère hausse par rapport à la veille, il était à 62,50 $. Soit un recul en moins de deux mois de 26 % ! La bonne nouvelle, c'est que comme il y a un décalage entre cotation du pétrole et tarifs à la pompe, les prix des carburants vont continuer de baisser dans les jours et semaines à venir.

Il peut sembler étonnant de voir le pétrole continuer de reculer, avec des éléments contextuels qui semblaient peu favorables, à commencer par les sanctions commerciales américaines contre l'Iran. Mais les États-Unis ont lâché du lest, autorisant l'Iran à exporter du pétrole vers huit pays, dont la Chine et l'Inde. Par ailleurs, la production d'or noir a progressé aux USA et en Russie. L'offre est donc abondante et dans le même temps il y a une crainte de baisse de la demande, la guerre commerciale que se mènent les États-Unis et la Chine pouvant ralentir la croissance.

L'Arabie Saoudite a bien de son côté annoncé sa volonté de baisser ses exportations. Mais elle pourrait vite oublier cette décision pour faire profil bas après le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, assassiné le mois dernier au consulat d'Arabie Saoudite en Turquie. Donald Trump avait apporté un étonnant soutien à l'Arabie Saoudite, écrivant sur Twitter "les États-Unis entendent rester un partenaire inébranlable de l'Arabie saoudite". Mais ce n'est pas par hasard : pour maintenir l'alliance avec les USA, l'Arabie Saoudite devrait donc satisfaire les exigences du président américain, qui avait demandé à Riyad de maintenir le prix du pétrole à des "niveaux raisonnables".

Ces affaires géopolitiques rendent donc le plein en France un peu moins cher. C'est toujours ça de pris à l'approche de Noël. Évidemment, une baisse de 25 % du pétrole n'entraîne pas une baisse de 25 % des prix des sans-plomb et du gazole, car ces derniers sont avant tout constitués de taxes. La fiscalité représente un peu plus de 60 % du prix d'un litre de carburant. Le produit en lui-même ne représente que 30 % du prix final.

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