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Pétrole cher: une baisse des taxes désormais inévitable?

Dans Pratique / Budget

Pierre-Olivier Marie

L'attaque de l'Ukraine par la Russie aura des conséquences sur le prix du plein, et cela affectera aussi les automobilistes qui roulent à l'éléctrique.

Pétrole cher: une baisse des taxes désormais inévitable?

L’attaque de l’Ukraine par la Russie aura des conséquences directes sur l’économie mondiale, et donc sur le portefeuille des Français.

La première est une hausse du prix de baril, qui en tout début de journée approchait les 103 $, valeur inédite depuis 2014. Et à en croire certains experts, la barre des 125 $ pourrait rapidement être atteinte, sachant par ailleurs que les stocks sont bas et que la Russie est le troisième producteur mondial de pétrole.

Alors que les prix à la pompe ne cessent de grimper depuis plusieurs mois, et qu’en parallèle les pouvoirs publics se refusent systématiquement à abaisser la taxation sur les carburants (la TICPE, d’un montant de 60,75 centimes par litre pour le gazole et 69,02 centimes pour le SP95-E5, représente la quatrième rentrée fiscale pour l’Etat), une forte hausse du prix à la pompe est donc à prévoir.

A moins, scénario encore peu probable, que Bercy se résigne enfin à desserrer l’étreinte sur l'essence.

Jusqu’ici, le ministère des finances faisait valoir qu’un centime de baisse de taxation par litre - valeur qui ne change rien au prix du plein, soit dit en passant - représente un demi-milliard de coût pour l’Etat.

De quoi justifier le statu quo fiscal, donc. De plus, une baisse reviendrait indirectement à subventionner les carburants fossiles, dont les pouvoirs publics disent ne plus vouloir…tout en en bénéficiant encore grassement.

Pour autant, on voit mal comment cette fois le gouvernement ne pourrait pas procéder à un geste fort, même temporaire, sur le prix à la pompe. Sauf à attiser la grogne des automobilistes, ce qui n’est jamais très porteur en période électorale.

Outre le pétrole, le problème est celui de l’énergie en général. Les prix de l’électricité sont indexés sur ceux du gaz, dont 40% de ce qui est consommé en Europe vient de…Russie.

Même s’il y a peu de risques que celle-ci coupe le robinet, le conflit risque de peser sur les stocks, et donc entraîner une hausse du prix des électrons dont sont friands les voitures « zéro émission ».

Ceci signifie que tous les automobilistes seront touchés au quotidien par cette crise, même ceux ayant déjà opéré la transition vers l'électrique.

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