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PV de stationnement : quand les maires reviennent sur leurs promesses

Dans Economie / Politique / Budget

Olivier Pagès

PV de stationnement : quand les maires reviennent sur leurs promesses

Après la privatisation du stationnement, l’association 40 millions d’automobilistes avait obtenu par écrit l'engagement de 56 municipalités de ne pas augmenter le prix des contraventions. Mais certains maires ont changé d’avis.

Jacques Chirac et Charles Pasqua avaient déclaré il y a quelques années que les « promesses n'engageaient que ceux qui y croient ». L’association 40 millions d’automobilistes va pouvoir faire sienne également cette déclaration. En effet, depuis le 1er janvier 2018, la gestion du stationnement revient aux villes qui pour beaucoup en ont profité pour augmenter le prix des PV de stationnement.

Face à ce phénomène, 40 millions d’automobilistes avait obtenu, à cette même période, que 56 maires s’engagent par écrit à ne pas augmenter le montant des PV, restant ainsi à 17 €. Malheureusement, ces promesses n’ont pas fait long feu. 16 de ces mairies ont finalement décidé d’augmenter leur FPS (forfait post-stationnement),  de 17,50 à 35 € soit dans certains cas le double du prix initial. Pour Pierre Chasseray, délégué général de l’association : « Ces villes n’ont pas respecté leur engagement ». Pire, « Ces élus se sont servis de notre association pour séduire leurs électeurs ».

Les villes incriminées sont Agen, Alès, Antony, Beaune, Boulogne-Billancourt, Bourg-en-Bresse, Cherbourg-Octeville, Colmar, Courbevoie, Etampes, Lons-le-Saulnier, Manosque, Meudon, Orange, Pontoise et Villefranche-sur-Saone.

Des explications ont bien évidemment été demandées, mais 10 des 16 communes incriminées n’ont pas daigné répondre. D’autres ont tenté de se justifier, à l’image de Jean Dionis, maire d’Agen (Lot-et-Garonne) qui a augmenté ses PV à 22 € et précise : « Nous avons très vite constaté que, comme dans beaucoup d’autres domaines, cette réforme allait faire peser sur les municipalités des charges qui incombaient auparavant aux services de l’Etat : coût du traitement forfaitaire, traitement des litiges par les services de la ville, coût d’investissement dans de nouveaux équipements pour la Police municipale ».

Tous se défendent en expliquant que les automobilistes n’ont qu’à régler leur stationnement, ce qui évitera ces problèmes, mais une chose est sûre, cet épisode démontre une nouvelle fois le décalage qui peut exister entre la parole politique et les actes. Tout l’inverse d'autres édiles qui ont décidé de baisser le prix du stationnement comme c’est le cas à Calais, Castres ou Nice. Une preuve supplémentaire que cette gestion des PV est avant tout politique.

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