Que va devenir le périphérique parisien après les prochaines élections municipales ?
Dans deux mois, ce sont les élections municipales et forcément tous les regards vont être tournés vers les grandes villes et notamment Paris. Et parmi toutes les questions qui vont être abordées, le devenir du périphérique risque bien d'être au cœur de l'actualité.

Depuis plusieurs années, l'automobile est devenue persona non grata à Paris et dans la petite couronne. Les derniers maires de la Capitale ont tous réduit la place de la voiture à Paris et ont à plusieurs reprises voulu s'attaquer au périphérique. Anne Hidalgo ayant décidé de ne pas se représenter, forcément, à quelques mois de l'échéance, on peut s'interroger ce que les différents candidats veulent faire du périphérique.
Des mandats d'Anne Hidalgo, on retiendra la farouche volonté de chasser la voiture de Paris avec des décisions comme la réduction des places de stationnement, restriction des voies de circulation, fermeture des voies sur berge, ou la mise en place de la zone à trafic limité (ZLT). D'autres décisions ont impacté directement le périphérique à l'image de la réduction de la vitesse à 50 km/h et l'instauration d'une voie de covoiturage. Des réformes qui ont forcément impacté les 1,3 million d'usagers journaliers de cet axe, considéré comme l’autoroute urbaine la plus fréquentée d’Europe. Mais pour 80% d'entre eux qui sont des banlieusards, l'avenir pourrait encore se compliquer.
À chaque candidat ses idées
En effet, les candidats ne manquent pas d'idées. Ainsi, Emmanuel Grégoire, qui est l'ancien premier adjoint d'Anne Hidalgo, représente la continuité. Même s'il présentera officiellement son "plan périph" le mois prochain, on sait déjà qu'il veut poursuivre la réduction de la place de la voiture. Les récents aménagements seront bien évidemment conservés, mais le périphérique devra se transformer en corridor écologique avec notamment la couverture d'une petite partie aux environs de la Porte de St Cloud.
Du côté de Rachida Dati, la candidate LR, il faut essayer d'enfouir au maximum le périphérique pour qu'il garde son utilité pour les automobilistes. Pour Pierre-Yves Bournazel d'Horizons, le périphérique ne doit plus être géré uniquement par Paris, mais par la région. Il se dit prêt à prendre de nouvelles décisions pour réduire le bruit, la pollution et préserver ceux qui ont besoin de leur voiture pour circuler.
Il faut encore attendre quelques semaines pour connaître les programmes officiels, mais il y a peu de chance que les conditions de circulation s'améliore, car aucun des possibles candidats n'a évoqué un retour en arrière.















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