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Trajets domicile-travail : l’électromobilité progresse doucement

Dans Flottes auto / Mobilité pro

Lionel Bret

L’utilisation de la voiture pour les déplacements domicile-travail demeure massive en 2025. Trois actifs sur quatre y recourent quotidiennement, avec des modèles toujours plus électrifiés.

Trajets domicile-travail : l’électromobilité progresse doucement
14 % des automobilistes utilisent un véhicule électrifié pour se rendre au travail ©BelpressMaxppp

L’automobile demeure le moyen de transport privilégié des Français pour leurs trajets domicile-travail. Pour ce faire, 14 % des automobilistes utilisent un véhicule électrifié – 100 % électrique, hybride simple ou rechargeable – une proportion en constante augmentation (11 % en 2024, 9 % en 2023).

En Île-de-France, le mouvement est encore plus net : 26 % des actifs y roulent à l’électrique, selon le dernier baromètre Alphabet/Ifop sur la mobilité des actifs.

9ème baromètre trajets domicile-Alphabet / Ifopt ©Alphabet
9ème baromètre trajets domicile-Alphabet / Ifopt ©Alphabet

Un intérêt croissant pour l’électrification

L’intérêt pour ces motorisations progresse dans l’ensemble du pays. Plus de la moitié des répondants (52 %) envisagent d’opter pour un modèle électrique ou hybride lors de leur prochain achat, contre 47 % un an plus tôt. Dans le même temps, la part de véhicules thermiques diminue (86 %, contre 88 % en 2024), même si essence (41 %) et diesel (45 %) restent dominants.

L’électromobilité a de l’avenir

Trois motivations principales poussent les conducteurs à miser sur l’électrification de leur voiture : l’économie d’abord (55 %, malgré un recul depuis 2024), l’argument écologique ensuite (45 %, + 6 points), enfin le confort (43 % citent une conduite plus agréable, 28 % le silence à bord). À ces critères, s’ajoute une vision plus prospective : 30 % considèrent que ces motorisations incarnent l’avenir.

Des réticences encore présentes

Chez les conducteurs de véhicules thermiques, un tiers (32 %) se dit prêt à franchir le pas. Là encore, économie, écologie et confort forment le trio de tête des motivations. Mais les réticences persistent. Près de 7 sur 10 n’envisagent pas encore de passer à l’électrique. Le coût d’achat élevé des voitures reste le frein principal (64 %), suivi de l’autonomie perçue comme insuffisante (37 %) et du temps de recharge (40 %) jugé trop long. Ces craintes relèvent souvent davantage de la perception que de la réalité.

La distance moyenne des trajets domicile-travail – 18 kilomètres – reste largement compatible avec les autonomies actuelles. Le maillage de bornes progresse rapidement : 180 000 points de recharge publics sont désormais disponibles en France (+ 20 % en un an). Ce qui permet, en cas de longs trajets, de pouvoir recharger aisément son véhicule. Le manque d’infrastructures est d’ailleurs moins souvent cité (29 %, contre 40 % en 2024).

La recharge en question

Reste que 37 % des conducteurs évoquent l’impossibilité de se recharger à domicile voire au travail. Seuls 10 % des actifs utilisent un véhicule de fonction. Parmi les 10 % d’actifs bénéficiant d’une voiture de fonction, à peine plus d’un quart (27 %) roule en électrique ou hybride. Si une majorité bénéficie d’un accès à la recharge sur leur lieu de travail (62 %). Ils sont en revanche beaucoup moins nombreux à bénéficier d’une borne à domicile (35 %) ou de cartes de recharge publiques (25 %). Un point d’achoppement mis en avant par les salariés qui risque de perdurer, le gouvernement voulant supprimer le crédit d'impôts alloué comme aide à l'installation de bornes à domicile.

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