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Ventes aux flottes : un premier semestre dans le rouge

Dans Voitures de fonction / Flotte auto

Les longues semaines de confinement décidées par l’État pour freiner l’épidémie de Covid-19 ont assurément plombé les ventes aux flottes automobiles au cours du premier semestre. Néanmoins, les résultats de juin laissent apparaître des signes de reprise, et certaines motorisations ne se sont jamais aussi bien portées.

La baisse des immatriculations de véhicules légers neufs par rapport au premier semestre 2019 atteint 32 %.
La baisse des immatriculations de véhicules légers neufs par rapport au premier semestre 2019 atteint 32 %.

Janvier et février avaient fini dans le vert de justesse. Puis mars et avril ont été catastrophiques, on sait pourquoi… Mai et juin n’ont pas pu rattraper le retard. Au final, le bilan des ventes automobiles sur le semestre est donc relativement sans surprise : – 32,69 %, c’est la baisse des immatriculations de véhicules légers neufs aux flottes par rapport au premier semestre 2019, ce qui équivaut à 303 995 unités*, contre 451 629 enregistrées l’an dernier sur la même période.

La vente de voitures plus impactée que celle des utilitaires

Cette chute historique frappe davantage les voitures particulières que les utilitaires, analyse l’Arval Mobility Observatory (AMO), qui précise qu’avec 175 031 nouvelles voitures dans les parcs des loueurs longue durée, des entreprises et des administrations depuis le 1er janvier, le segment des VP a enregistré une baisse d’attractivité de 34 %. Le segment des VUL, pour sa part, a subi une désillusion légèrement moindre, de 30 % sur un an, avec 128 964 fourgons et fourgonnettes neufs recensés.

Le marché du véhicule d’entreprise a donc vécu ce début d’année la tête sous l’eau. Même constat sur le canal des véhicules légers vendus aux particuliers, asphyxié également, qui affiche une chute supérieure à 37 % par rapport au premier semestre 2019 (avec 890 963 VP et VUL neufs vendus), selon AAA Data, cabinet spécialisé dans le traitement des données d’immatriculation en France. En cause dans les deux cas, les effets néfastes de la crise sanitaire et du confinement sur l’activité automobile et sur l’économie en général, qui ont très largement contribué à ces mauvais résultats.

Les ventes de voitures ont été moins nombreuses que les ventes d’utilitaires au cours des six derniers mois.
Les ventes de voitures ont été moins nombreuses que les ventes d’utilitaires au cours des six derniers mois.

Juin : du mieux, mais les ventes de VP encore à la traîne

Néanmoins, les dernières semaines de mai, et surtout le mois de juin, ont laissé entrevoir de l’espoir, des signes de reprise. Le marché du véhicule particulier a par exemple bénéficié d’un sursaut de 2,4 % par rapport à juin 2019, annonce AAA Data. Et sur le champ du véhicule de flotte, « l’activité s’est bien redressée puisque les immatriculations n’affichent plus qu’une baisse globale de 3,65 % (81 503 VP + VUL), là où elles étaient en repli de plus de 40 % en mai », compare l’Arval Mobility Observatory. Rappelons qu’au mois d’avril, au cœur du confinement, ce canal avait même radicalement sombré, avec 84 % de ventes en moins.

Aujourd’hui, si la situation n’est donc pas encore au beau fixe, le retour à un contexte positif semble plutôt proche. Les utilitaires auraient déjà quitté la zone rouge le mois dernier, avec 7,83 % d’immatriculations supplémentaires, si l’on s’appuie sur les statistiques de l’AMO. Cela dénote un regain de dynamisme depuis la sortie du confinement. Les voitures particulières, quant à elles, restent encore à la traîne avec 10,84 % de baisse en juin.

Les chiffres du mois de juin laissent entrevoir un léger mieux sur le marché du véhicule d’entreprise.
Les chiffres du mois de juin laissent entrevoir un léger mieux sur le marché du véhicule d’entreprise.

Remises, aides à l’achat et bonus : un effet sur les ventes dès l’été ?

Compte tenu des stocks de véhicules invendus au printemps, des remises à l’initiative des constructeurs depuis la reprise de l’activité, mais aussi des aides à l’achat et des bonus écologiques mis en place par l’État depuis le 1er juin, et à condition bien entendu que le Covid-19 se tienne à distance et qu’aucune nouvelle période de confinement ne soit ordonnée, il est probable que les immatriculations au service des flottes, notamment celles des VP, retrouvent peu à peu le chemin de la croissance d’ici l’automne, portées entre autres par l’engouement constant de la clientèle business pour les véhicules propres.

Les immatriculations aux flottes pourraient retrouver le chemin de la croissance, notamment grâce à l’adhésion croissante pour les voitures et utilitaires hybrides et 100 % électriques.
Les immatriculations aux flottes pourraient retrouver le chemin de la croissance, notamment grâce à l’adhésion croissante pour les voitures et utilitaires hybrides et 100 % électriques.

Les motorisations alternatives : la note positive du semestre

Au cours du premier semestre, les carburations essence et le diesel ont perdu respectivement 41 % et 35 % d’adhésion (avec toutefois des volumes toujours conséquents), au profit des motorisations hybrides et 100 % électriques qui, en dépit de l’épidémie, du confinement et de l’arrêt partiel de l’activité automobile, ont su étrangement marquer les esprits. Elles sont en effet les seules à avoir enregistré des résultats positifs.

Si l’on isole par exemple le segment des VP, on constate que le volume de ventes des hybrides a atteint un nouveau sommet ces 6 derniers mois, avec 12 % de parts de marché, selon les chiffres de l’AMO. La part des voitures électriques, quant à elle, a représenté en moyenne presque 5 % des modèles présents dans les flottes. C’est inédit.

Le cabinet AAA Data nous a fourni le top 10 des voitures 100 % électriques les plus vendues aux professionnels depuis janvier. Un trio se dégage nettement du palmarès. La Renault Zoé est en tête des immatriculations, avec 2 697 exemplaires, suivie de la Peugeot 208 (1 906 exemplaires) et de la Tesla Model 3 (1 378 unités). Les marques DS, Hyundai, Kia, BMW, Nissan, Smart et Mini se partagent les sept autres places, avec chacune entre une centaine et quelques centaines de voitures vendues.

> Top 10 des immatriculations de voitures électriques neuves dans les flottes au cours du 1er semestre 2020. Classement au 30 juin, source AAA Data.

Rang Modèles Ventes
1 Renault Zoé 2 697
2 Peugeot e-208 1 906
3 Tesla Model 3 1 378
4 DS3 Crossback 345
5 Hyundai Kona 307
6 Kia Niro 302
7 BMW i3 178
8 Nissan Leaf 170
9 Smart Fortwo 164
10 Mini 162

* Avec un jour ouvré de plus par rapport au premier semestre 2019. 

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Commentaires (17)

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Par

C'est de bonne augure ces chiffres sur l'électrique :bien: Que ça continue ainsi !

Par

un commercial roulera jamais en electrique...

pas assez d'autonomie sauf en tesla.. mais bon la le patron y va pas mettre 60 000!!!

quand à l'hybride rechargeable..

la mégane à 37 000 une fois les 50 bornes électriques effectuées.. elle bouffe ses 8 litres sur autoroute...

contre .5;5 pour la mégane diesel... payée 10 000 balles moins chere...

bref les aides sur l'electrique ou l'hybride..

çà marchera jamais pour les caisses électriques...

pour une entreprise...

ils vendront leur electrique aux administrations écolo..

chez hidalgo..

à lyon et bordeaux...

une voiture entreprise c'est 20 000 maxi.. 30% de remise et toujours du diesel...

pas 10 000 de plus..

avec pas d'autonomie en electrique ou un surcout carburant avec une hybride...

autre chose.. entre le télétravail et les licenciement...suite covid..

on est bien parti pour 30% de ventes en moins et une descente en gamme..

genre clio au lieu de mégane... pour 2 ou 3 ans!!

Par

Ben didon dire que certains de nos experts disaient que l Audi e-tron se vendait qu aux entreprises finalement c est le ve de leur marque fétiche qui se vend comme véhicule d entreprise ( lol )

Par

En même temps ces chiffres sont totalement baisés par les subventions / taxes.

Quand on voit le montant de la TVS pour un véhicule thermique... sans compter la possibilité d'amortissement bien plus conséquente pour un véhicule électrique.

Bref, pour une entreprise, la VE est presque offerte et ne coûte presque rien en comparaison d'un modèle thermique au détriment de vos impôts et de la dette.

Dire que la VE progresse alors que c'est 100% artificielle, ce n'est clairement pas un indicateur de progression.

J'ai 2 collègues à moi indépendant qui roulent en Tesla Model 3, globalement elle leur revient pour 1/3 du prix d'achat en passant ça en véhicule de société.

Par

En réponse à gignac31

un commercial roulera jamais en electrique...

pas assez d'autonomie sauf en tesla.. mais bon la le patron y va pas mettre 60 000!!!

quand à l'hybride rechargeable..

la mégane à 37 000 une fois les 50 bornes électriques effectuées.. elle bouffe ses 8 litres sur autoroute...

contre .5;5 pour la mégane diesel... payée 10 000 balles moins chere...

bref les aides sur l'electrique ou l'hybride..

çà marchera jamais pour les caisses électriques...

pour une entreprise...

ils vendront leur electrique aux administrations écolo..

chez hidalgo..

à lyon et bordeaux...

une voiture entreprise c'est 20 000 maxi.. 30% de remise et toujours du diesel...

pas 10 000 de plus..

avec pas d'autonomie en electrique ou un surcout carburant avec une hybride...

autre chose.. entre le télétravail et les licenciement...suite covid..

on est bien parti pour 30% de ventes en moins et une descente en gamme..

genre clio au lieu de mégane... pour 2 ou 3 ans!!

"çà marchera jamais ... " cela me rappelle quelque chose !! rira bien qui rira le dernier !!

Par

En réponse à Ajneda

C'est de bonne augure ces chiffres sur l'électrique :bien: Que ça continue ainsi !

Il est évident que le nombre actuel de VE est trop faible pour que les avantages et inconvénients soient connus de tous. Les militants ne sont pas tous servis, ils ne sont, pour le plus grand nombre, pas assez aisés pour acheter.

Encore quelques années pour voir si les VE vont s'imposer sans l'aide de lois punitives. Les ambitions des constructeurs me semblent un brin optimistes, je crains qu'il y a de la casse ici ou là pour les fournisseurs comme pour les constructeurs.

Par

En réponse à jaco14

"çà marchera jamais ... " cela me rappelle quelque chose !! rira bien qui rira le dernier !!

Ça marche mais il faudra convaincre sur la durée.

Les carburants liquides ont montré leurs avantages pendant 120 ans déjà, d'ici 2025 nous verrons si il y a une place réelle pour des voitures a l'utilité limitée et au prix d'acquisition élevé. Les VE étaient déjà présents aux premières heures des calèches sans chevaux.

Pour moi, c'est une 3° voiture qui pourrait être électrique mais c'est déjà jouable en 2° voiture pour tous ceux qui ont une prise sous la main, ils ne sont pas si nombreux dans les grandes métropoles.

.

Par

Lol. La Tesla selon les sectaires ne se vend QUE aux particuliers...

Ben moi je dirais plutôt que proportionnellement aux total vendu elle se vends Surtout aux flottes...

Par

En réponse à gignac31

un commercial roulera jamais en electrique...

pas assez d'autonomie sauf en tesla.. mais bon la le patron y va pas mettre 60 000!!!

quand à l'hybride rechargeable..

la mégane à 37 000 une fois les 50 bornes électriques effectuées.. elle bouffe ses 8 litres sur autoroute...

contre .5;5 pour la mégane diesel... payée 10 000 balles moins chere...

bref les aides sur l'electrique ou l'hybride..

çà marchera jamais pour les caisses électriques...

pour une entreprise...

ils vendront leur electrique aux administrations écolo..

chez hidalgo..

à lyon et bordeaux...

une voiture entreprise c'est 20 000 maxi.. 30% de remise et toujours du diesel...

pas 10 000 de plus..

avec pas d'autonomie en electrique ou un surcout carburant avec une hybride...

autre chose.. entre le télétravail et les licenciement...suite covid..

on est bien parti pour 30% de ventes en moins et une descente en gamme..

genre clio au lieu de mégane... pour 2 ou 3 ans!!

Détrompe toi Gignac, jusqu'à 3 ou 4 ans en arrière tous les commerciaux roulait avec des véhicules diesel, il y a une grosse boite de matériaux de construction non loin de chez moi, les commerciaux roulait en Clio et 206 diesel, suite a l'affaire du Dieselgates toutes ses voitures ont été peu a peu remplacés par des C3 et 208 Essence. Idem pour les aides a domicile de l'ASSAD elles avait toutes des Clio ou C3 diesel, terminé le diesel elles ont maintenant des Clio et des Yaris Essence, certaines d'entre elles ont des Zoé électrique.

Le tout diesel c'est fini Gignac, les temps changent, même la Poste a supprimé la plus part des Kangou diesel, la moitié des facteurs ont des espèce de gros "Kart' électrique.

Par

En réponse à gignac31

un commercial roulera jamais en electrique...

pas assez d'autonomie sauf en tesla.. mais bon la le patron y va pas mettre 60 000!!!

quand à l'hybride rechargeable..

la mégane à 37 000 une fois les 50 bornes électriques effectuées.. elle bouffe ses 8 litres sur autoroute...

contre .5;5 pour la mégane diesel... payée 10 000 balles moins chere...

bref les aides sur l'electrique ou l'hybride..

çà marchera jamais pour les caisses électriques...

pour une entreprise...

ils vendront leur electrique aux administrations écolo..

chez hidalgo..

à lyon et bordeaux...

une voiture entreprise c'est 20 000 maxi.. 30% de remise et toujours du diesel...

pas 10 000 de plus..

avec pas d'autonomie en electrique ou un surcout carburant avec une hybride...

autre chose.. entre le télétravail et les licenciement...suite covid..

on est bien parti pour 30% de ventes en moins et une descente en gamme..

genre clio au lieu de mégane... pour 2 ou 3 ans!!

Dans les flottes, il n'y a pas que des commerciaux qui font des grandes distances tous les jours. Evidemment, les VE ne sont pas une offre cohérente pour ceux-là. Le diesel restera longtemps beaucoup plus intéressant.

Mais pour ceux qui travaillent à l'échelle d'un département, 200 bornes par jour c'est large, ça fait déjà un paquet de clients à voir, d'autant qu'on essaie généralement de regrouper les rendez-vous d'une journée par proximité, histoire de faire un peu de productivité.

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