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6. 600 km en Tesla 3 : c’est du gâteau

C'est la plus chère du lot. Et vu son nom, il est logique que la Tesla Model 3 Grande Autonomie remporte ce match de l'autonomie par rapport à ses concurrentes. Pourtant, l'Américaine reste pécuniairement intéressante. Ses performances lui permettent de se mesurer à des autos beaucoup plus onéreuses. Sans parler du gain à la pompe par rapport à ses copines thermiques.

Michel Holtz et la Tesla 3 : la mission la plus facile avec la meilleure autonomie.
Michel Holtz et la Tesla 3 : la mission la plus facile avec la meilleure autonomie.

LA TESLA MODEL 3 EN BREF

- Prix : 59 000 euros

- Autonomie annoncée : 560 km

- Autonomie réelle : 450 km

- Puissance de recharge : 100 kW

Je l’avoue : j’ai failli à ma mission. Du moins celle imposée par le grand ordonnateur du commando « road trip à Bruxelles » : Pierre Desjardins, alias la fée électricité de Caradisiac. C’est qu’en me confiant la clé (du moins la carte) de cette Tesla Model 3 Grande Autonomie, il comptait sur mon sens de la médisance à l’égard de la marque américaine, de son boss fanfaron qui ne tient pas ses promesses et de ses autos approximatives.

Sauf qu’à peine sorti de Paris l’embouteillée vers Bruxelles la non moins saturée, tous mes arguments en défaveur du constructeur de Palo Alto se sont envolés. Car c’est dans un état de zénitude absolue que l’on roule à bord de cette machine capable de transformer un ex-punk londonien en néo-hippie californien. À bord, rien ne bouscule le regard du conducteur et de ses passagers. Les commandes sont inexistantes, hormis le volant, deux pauvres commodos et des pédales qui viennent rappeler que l’on conduit bien une auto. Tout le reste est regroupé sur un énorme écran de 15 pouces planté au milieu de la planche de bord. On l’examine, on fouille dans les menus et on s’attarde, d’autant que l’autoroute dégagée autorise un 130 km/h de croisière pépère et qu’on a abandonné toute angoisse de la panne sèche.

Les Français ont dû être patients, mais les livraisons ont enfin commencé chez nous en début d’année.
Les Français ont dû être patients, mais les livraisons ont enfin commencé chez nous en début d’année.

Car bien sûr, durant les premiers tours de roues, électrique oblige, on a les yeux rivés sur les indications d’autonomie et de consommation. Mais en sachant qu’il reste plus de 350 km, en sachant aussi qu’on consomme 18,6 kWh en moyenne, on renonce à toute forme d’écoconduite, en s’autorisant même quelques accélérations. Car c’est une Tesla tout de même.

En gardant en tête les 4,6 secondes de la fiche technique pour passer de 0 à 100 km, on enfonce l’accélérateur. Subitement, on quitte un univers ouaté pour un monde de brutalité. Car l’absence d’inertie et l’arrivée instantanée du couple produisent un effet assez curieux, plus impressionnant, et pour tout dire plus violent qu’un moteur thermique V8 ou plus. Au point que la poussée peut avoir un effet nauséeux, non seulement sur des éventuels passagers sujets au mal des transports, mais aussi sur le conducteur. Ce qui est peu fréquent.

Paris - Bruxelles d'une traite ? Sans problème

Alors plutôt que de s’arrêter en catastrophe sur la première aire pour se débarrasser de manière peu élégante de son petit-déjeuner, on choisit de revenir à la méthode douce en rejoignant le convoi à 130 km/h. Un convoi dont quelques éléments sont déjà en mal de watts alors que Paris est à moins de 200 km. Comme on est bon camarade, on s’arrête, un brin condescendant, à leur hauteur, près d’une borne de recharge. Mais on est taquin aussi. Alors on se moque de la Renault Zoé en panique, de la Nissan Leaf pas au mieux et de la BMW I3 proche de la panne.

La Model 3 marque les esprits avec sa planche de bord de concept-car.
La Model 3 marque les esprits avec sa planche de bord de concept-car.
Tout passe par cet immense écran de 15 pouces, y compris l'instrumentation. Il faut s'y habituer donc.
Tout passe par cet immense écran de 15 pouces, y compris l'instrumentation. Il faut s'y habituer donc.

La Model 3 affiche quant à elle 70 % de charge. De quoi dépasser largement Bruxelles et filer jusqu’à Amsterdam. À l’arrivée de ce concours de sobriété, devant l’Atomium de la capitale belge, on goûte la large victoire de l’américaine, qui conserve encore 26 % d’autonomie. La nuit est tombée quand la Zoé finit par arriver, bonne dernière de l’équipée. C’est donc parfaitement serein et victorieux que je finis par brancher ma Model 3 sur une prise Tesla à l’hôtel. Ce n’est pas un superchargeur (payant avec cette « petite » Tesla), mais c’est avec la même sérénité qu’elle va recharger doucement ses batteries que je rassérène les miennes.

Les 300 kilomètres du retour…

L'INCIDENT NOTABLE DU PARCOURS

Peut-on parler d'un incident ? L'ergonomie parfois approximative de l'écran central qui gère moult commandes de la voiture oblige parfois à quelques recherches dont une voiture traditionnelle dispense le néophyte.

RAS pourrait être le mot d’ordre de ce retour dominical entre Bruxelles et Paris. Les 320 km entre les deux capitales ? Une paille, une formalité. Les applis, on oublie. Tous ces accessoires indispensables au bon utilisateur d’une électrique, courant d’une borne à l’autre, sont inutiles. Sur ce trajet retour de 3 heures et des broutilles, seuls quelques bruits de roulement que l’on perçoit logiquement à bord de toute électrique, et quelques bruits d’air moins logiques, ont troublé le trajet. S’y ajoutent quelques petits désagréments de fabrication, comme ces joints posés à la va-vite et ces assemblages pas toujours orthodoxes. Mais quand Paris apparaît au loin, on est non seulement en pleine forme grâce à la qualité des sièges et à la douceur de conduite de cette Model 3. Mais, en plus, nous voilà réconciliés avec Tesla.

TESLA 3 - LES ARRÊTS POUR RECHARGER

Trajet Paris - Bruxelles (départ batterie à 100 %)

La seule recharge de tout le trajet, et de tout le week-end, a eu lieu à l'hôtel. En une nuit, sur un chargeur Tesla, la Model 3 a rempli ses batteries à 99 %. De quoi retourner tranquillement à Paris.

 

Alors, séduit ou pas ?

Elle sait y faire la bougresse pour emballer son conducteur. Et, à ma grande surprise, et à ma grande suspicion à priori, je le suis. Avec son tempérament ravageur et sa douceur, elle offre le choix. Surtout, elle s’accommode parfaitement d’un tel voyage. Les destinations à trois heures de son port d’attache, c’est son truc, quel que soit le temps, la qualité des routes ou la densité du trafic. En plus, son habitacle est suffisamment vaste pour accueillir son petit monde et ses deux coffres abriteront le bagage de chacun sans sourciller.

Alors trois fois, je suis séduit. même sil n’est évidemment pas question de prendre au pied de la lettre les 560 km d’autonomie annoncés. Mais on peut compter en effectuer 450 sans sourciller, et sans se préoccuper outre mesure de la jauge. C’est là la grande victoire de cette Model 3 Grande Autonomie. Seul son prix serait sa défaite ? Certes, 59 000 euros, ce n'est pas rien, mais en comparant ce qui l’est, c’est-à-dire en alignant l’américaine face à des allemandes siglées AMG chez Mercedes ou RS chez Audi, on peut alors multiplier la somme par deux. Même au niveau des tarifs, elle emporte la mise.

Michel Holtz

 

La plus petite des Tesla n'est pas une Tesla au rabais. Elle n'est d'ailleurs pas donnée, mais le prix se justifie.
La plus petite des Tesla n'est pas une Tesla au rabais. Elle n'est d'ailleurs pas donnée, mais le prix se justifie.

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