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Audi Coupé GT (1980 – 1987), bien plus qu’une Quattro light, à partir de 7 000 €

Dans Rétro / Youngtimer

Stéphane Schlesinger

Dérivant de la berline 80, l’Audi Coupé GT est surtout connue pour avoir servi de base à la fameuse Quattro. Outre cette parenté, nous avons ici affaire à une deux-portes spacieuse et bien motorisée, surtout avec le 5-cylindres.

Apparue fin 1980, l'Audi Coupé GT ressemble à une Quattro, a un 5-cylindres comme une Quattro mais se passe de turbo et de transmission intégrale, et c'est pour ça qu'elle est moins chère.
Apparue fin 1980, l'Audi Coupé GT ressemble à une Quattro, a un 5-cylindres comme une Quattro mais se passe de turbo et de transmission intégrale, et c'est pour ça qu'elle est moins chère.
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Les collectionnables, c’est quoi ?

Ce sont des autos revêtant un intérêt particulier, donc méritant d’être préservées. Pas forcément anciennes, elles existent pourtant en quantité définie, soit parce que le constructeur en a décidé ainsi, soit parce que leur production est arrêtée. Ensuite, elles profitent de particularités qui les rendent spécialement désirables : une motorisation, un châssis, un design, ou un concept. Enfin, elles sont susceptibles de voir leur cote augmenter. Un argument supplémentaire pour les collectionner avant tout le monde !

Pourquoi l’Audi Coupé GT est-elle collectionnable ?

Emblématique d’une époque où les Audi étaient encore perçues comme des autos de connaisseurs, des alternatives originales aux Mercedes et BMW, la 80 Coupé GT se fait apprécier pour son excellent 5-cylindres en ligne, lui aussi typiquement Audi. Légère, elle se montre véloce, surtout en version 5E dotée de l’injection, donc encore très agréable à conduire de nos jours. Rare en bon état, ce coupé allemand mérite d’être collectionné et choyé.

 

 

Dans les années 70, Audi est encore une marque jeune (si on prend en compte sa date de renaissance, 1965) et foisonnante. On y développe pas mal de projets, parfois sans l’aval de la direction, et c’est le cas pour le coupé GT. Elaboré à partir de la berline 80 de 2 génération, la B2, il a été dessiné d’abord en secret par l’équipe de designers emmenée par Hartmut Warkuss. Le but était de produire un dessin très anguleux et agressif pour un coupé néanmoins capable d’accueillir dignement quatre passagers. Cela s’est fait très vite, fin 1976, et la voiture a été finalisée pour fin 1980.

Si le design de l'Audi Coupé GT a été réalisé en interne, l'inspiration Giugiaro est nette. Ici, en 1980.
Si le design de l'Audi Coupé GT a été réalisé en interne, l'inspiration Giugiaro est nette. Ici, en 1980.

Le Coupé 80 sort après la fameuse Quattro, qui en étrenne donc la carrosserie, alors qu’elle a été dessinée avant, et se signale par une mécanique plus simple. En effet, il s’agit d’une simple traction, à moteur longitudinal, en l’occurrence un 5-cylindres en ligne 1,9 l à carburateur développant 115 ch, en finition GT 5S, la seule proposée en France. En Allemagne, une GL animée par un 1,6 l de 75 ch est aussi au catalogue. De série, la GT propose en France la direction assistée, les projecteurs à longue portée et les jantes de 13 en alliage, mais pour les vitres électriques, il faut piocher dans les options. Capable de 183 km/h, et de passer de 0 à 100 km/h en 10,3 s, l’allemande est relativement compétitive face aux Alfa Romeo GTV et Porsche 924.

En 1982, la version 5E à injection (130 ch) de l'Audi Coupé GT est lancée.
En 1982, la version 5E à injection (130 ch) de l'Audi Coupé GT est lancée.

Elle devient plus menaçante en 1982 quand, apparait la variante GT 5E dotée de l’injection Bosch K-Jetronic, d’un 5-cylindres boosté à 2,1 l pour développer 130 ch. La vitesse maxi passe à 196 km/h, cependant que la boîte 5 raccourcie profite aux reprises. Les jantes de 14 pouces et les disques avant ventilés améliorent le comportement routier. Pour sa part, l’équipement inclut les vitres teintées et électriques, les feux de brouillard et la fermeture centralisée des portières.

Le prix ? 91 950 F, soit 32 200 € actuels selon l’Insee. En 1983, un léger restylage apporte des feux avant jumelés, et le 1,9 l à carbu est remplacé par un 2,0 l à injection de même puissance. La gamme se compose alors de la GT5E 115 et de la GT5E 130. Fin 1984, un lifting plus important apporte des boucliers en remplacement des pare-chocs, une calandre légèrement inclinée, de nouveaux feux arrière… Le 2,1 l est remplacé par un 2,2 l de 136 ch, et peut s’associer à la transmission Quattro. On obtient donc le Coupé GT Quattro à ne pas confondre avec la Quattro… tout court.

A l'arrière, l'Audi Coupé GT se signale par un bandeau rouge reliant les feux. Malgré la carrosserie bicorps, il n'y a pas de hayon.
A l'arrière, l'Audi Coupé GT se signale par un bandeau rouge reliant les feux. Malgré la carrosserie bicorps, il n'y a pas de hayon.

Fin 1986, la berline 80 change de génération, et le Coupé modifie sa gamme. Arrive en France le 4-cylindres 1,8 l 112 ch (celui de la Golf GTI), le 2,0 l disparaît et le 2,2 l continue. Le Coupé termine sa carrière fin 1987, produit à plus de 170 000 unités, un joli score.

 

En 1983, les projecteurs de l'Audi Coupé GT ne sont plus séparés mais placés sous un verre commun de chaque côté.
En 1983, les projecteurs de l'Audi Coupé GT ne sont plus séparés mais placés sous un verre commun de chaque côté.

Combien ça coûte ?

Les moins chers sont les 1,8 l 112 ch, que l’on déniche dès 7 000 € en très bon état. A 8 500 €, on accède à un GT5 S 1,9 l, et à 9 500 € un GT5 S 2,0 l. Quant aux GT5 E 130 ch ou 136 ch, comptez plutôt 12 000 €. Quant au rare Coupé GT Quattro, ce sera 20 000 € minimum.

 

Restylage marqué en 1984 : calandres et boucliers sont nouveaux, alors que certains moteurs évoluent.
Restylage marqué en 1984 : calandres et boucliers sont nouveaux, alors que certains moteurs évoluent.

Quelle version choisir ?

Pour bien profiter des capacités du Coupé, mieux vaut opter pour une variante GT 5E, avant ou après restylage.

Avec le restyage de 1984 apparaît une version Quattro de l'Audi Coupé GT. A l'époque, même sur un coupé, la transmission intégrale demeure évocatrice de hors-piste.
Avec le restyage de 1984 apparaît une version Quattro de l'Audi Coupé GT. A l'époque, même sur un coupé, la transmission intégrale demeure évocatrice de hors-piste.

Les versions collector

Les Coupés GT en parfait état d’origine sont tous des collectors, surtout à faible kilométrage. Mais, par sa rareté et sa transmission, la version Quattro est la plus recherchée.

 

Bien entretenue, la mécanique de l'Audi Coupé GT, ici une 5E de 1983, est d'une solidité impressionnante.
Bien entretenue, la mécanique de l'Audi Coupé GT, ici une 5E de 1983, est d'une solidité impressionnante.

Que surveiller ?

Très bien fabriqués, les Coupés GT n’échappent pourtant pas à un grave écueil, à savoir la rouille, qui peut attaquer sévèrement. Pour le reste, pas grand-chose à signaler : avec un entretien courant effectué en temps et en heure, ces autos effectuent plusieurs centaines de milliers de km sans gros ennuis. Les joints de queue de soupape commencent à manquer d’étanchéité vers 150 000 km, alors que la courroie de distribution doit être changée avant 100 000 km. L’injection K-Jetronic n’aime pas l’inactivité et apprécie les filtres propres, alors que les divers différentiels de la Quattro nécessitent des vidanges régulières. L’électricité peut faire des siennes, mais, là encore, pas de façon inacceptable. En somme, une auto sans histoire si elle a été bien menée.

 

Dynamiquement, l'Audi Coupé GT, ici en 1982, prend du roulis mais demeure sûre et relativement efficace.
Dynamiquement, l'Audi Coupé GT, ici en 1982, prend du roulis mais demeure sûre et relativement efficace.

Au volant

A bord, on retrouve presque inchangée la planche de bord de l’Audi 80, avec ces gros boutons encadrant le combiné d’instruments. Ils se taillent dans un plastique assez grossier, et la finition d’ensemble n’impressionne guère, mais enfin, il faut se rappeler ce qu’on avait chez Renault ou Alfa à la même époque… Malgré le volant non réglable, on se dégotte une très bonne position de conduite, même si la garde au toit demeure limitée.

 

Au démarrage, le 5-cylindres à injection de la GT 5E de 1982 régale par sa sonorité, ensuite par sa souplesse. Il monte en régime dans une mélodie rappelant les vidéos de rallye où l’on voit la célèbre Quattro en pleine action, et rien que ça, ça justifie l’achat de la voiture. Alerte, il délivre de jolies performances, d’autant que la boîte, au demeurant très agréable à manier, se révèle très bien étagée.

Curieusement, le Coupé GT conserve la planche de bord de la berline 80. Plutôt claire, elle ne dégage pourtant aucun luxe particulier.
Curieusement, le Coupé GT conserve la planche de bord de la berline 80. Plutôt claire, elle ne dégage pourtant aucun luxe particulier.

De son côté, le châssis n’est pas vraiment sportif. Assez souplement suspendu, il préserve plus le confort que la précision générale, mais la tenue de route se révèle efficace. Certes, les mouvements de caisse sont amples et le sous-virage intervient vite en conduite sportive, mais l’auto n’en demeure pas moins sûre et agréable à conduire : on a affaire à une authentique GT. La direction se montre assez précise mais un peu spongieuse, comme la plupart des systèmes assistés de l’époque. Le freinage demeure tout de même très juste. Quant à la consommation, tournant autour de 9 l/100 km, elle demeure raisonnable.

 

L’alternative youngtimer

 

Audi 90 Coupé (1988 – 1996)

Apparue en 1988, l'Audi Coupé B3 se signale par ses rondeurs et son aérdoynamisme.
Apparue en 1988, l'Audi Coupé B3 se signale par ses rondeurs et son aérdoynamisme.

Autant la Coupé GT est anguleuse, autant la 80 Coupé qui la remplace apparaît ronde comme un galet. Les suspensions n’évoluent que peu, et sous le capot, on retrouve le 2,2 l de 136 ch, en plus d’un 2,0 l de 115 ch. La transmission Quattro est bien entendu au programme. Mais la 80 Coupé va constamment évoluer, bénéficiant d’un 2,3 l catalysé de 133 ch en 1989, puis ce bloc se coiffe d’une culasse à 20 soupapes portant la cavalerie à 160 ch puis 170 ch en 1990. Fin 1991, un restylage intervient, l’Audi se nommant alors simplement Coupé. Des V6 apparaissent, en plus d’une version sportive S2 dotée d’un 5-cylindres turbo de 220 ch, puis 230 ch en 1994. En 1996, ces Coupés disparaissent sans être remplacés.

A partir de 3 000 €

 

Pas une seule courbe pour l'Audi Coupé GT, d'où un Cx sans aucune excellence.
Pas une seule courbe pour l'Audi Coupé GT, d'où un Cx sans aucune excellence.

 

Audi Coupé GT 5E (1983), la fiche technique

  • Moteur : 5 cylindres en ligne, 2 144 cm3
  • Alimentation : injection
  • Suspension : jambes McPherson, ressorts hélicoïdaux, barre antiroulis (AV) ; essieu de torsion, ressorts hélicoïdaux, barre antiroulis (AR).
  • Transmission : boîte 5 manuelle ou 3 automatique, traction
  • Puissance : 130 ch à 5 900 tr/mn
  • Couple : 171 Nm à 4 800 tr/mn
  • Poids : 1 050 kg
  • Vitesse maxi : 196 km/h (donnée constructeur)
  • 0 à 100 km/h : 9,1 secondes (donnée constructeur)

 Pour retrouver des annonces d'Audi Coupé GT, rendez-vous sur le site de La Centrale.

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