Avec le Van Rysel FTP², Decathlon a créé un vélo électrique aussi rapide qu’une R5 électrique !
Si l’automobile a l’Espace F1, le vélo a le FTP². Un concept bike hors norme, homologué nulle part, pur produit de l’imaginaire des ingénieurs. Il est même un aperçu de la fusion homme-machine.

Le Van Rysel FTP² est un concept bike, un pur exercice de style technologique présenté au salon VeloFollies 2026. Un prototype sans concessions, pensé pour une seule chose : explorer jusqu’où un “cycliste augmenté” peut aller… quitte à flirter dangereusement avec les lois de la physique.
Le FTP porté au carré
Son nom donne le ton : FTP². L’objectif est simple sur le papier, complètement délirant dans les faits : porter la Functional Threshold Power du cycliste au carré, autrement dit sa puissance maximale soutenable sur une heure.
Un moteur sans limite
Au cœur du FTP², on trouve un moteur Mahle M40 spécialement développé pour ce projet. Ici, aucun bridage moral ou réglementaire : 850 watts en puissance de crête, 105 Nm de couple. À comparer aux 250 watts (théoriques) et aux 25 km/h des VAE homologués, le fossé est abyssal.

Sur le plat, Van Rysel évoque des pointes entre 70 et 80 km/h. En descente, les ingénieurs parlent même de 150 km/h. Une vitesse plus élevée que le maximum qu’une Honda-e, Fiat 500e, Dacia Spring. C’est d’ailleurs la Vmax de la R5.
La batterie intégrée de 580 Wh, équipée d’ailettes de refroidissement, est là pour encaisser ces décharges de puissance extrêmes. Le tout est géré par un logiciel spécifique Mahle / Van Rysel, chargé de protéger au mieux les cellules.

Un cockpit inspiré de la Formule 1
Le FTP² se rapproche de la F1 sur bien des points, à commencer par le cintre qui s’apparente à un cockpit : un écran Hammerhead intégré à la potence, toutes les informations essentielles sous les yeux en limitant les moments où le regard quitte la route.
Point de cocotte pour passer les vitesses, c’est via les boutons en bout de guidon que le pilote contrôle la transmission électronique SRAM Red AXS, les modes d’assistance… et même le serrage des chaussures. Oui, des chaussures à serrage motorisé, commandées par radio depuis le guidon. D’ailleurs ces chaussures sont particulières.

Des chaussures sans pédale
C’est sans doute l’élément le plus radical du FTP² : il n’y a plus de pédales automatiques. À la place, une interface directement intégrée à la semelle de la chaussure, qui se visse sur la manivelle comme une pédale classique.

Le système, conçu en impression 3D, adopte un profil NACA inspiré de l’aéronautique. Poids annoncé : environ 500 grammes l’ensemble. Le laçage est motorisé, micrométrique, optimisé pour ne perdre aucun watt.
Reste le souci principal : monter et descendre du vélo. Une action anodine qui nécessite de l’aide. Et quid des conséquences en cas de chute.
Une armure aérodynamique complète
Le FTP² ne s’arrête pas au vélo. C’est un écosystème dédié à la performance. Casque hybride X-Clip avec coque aérodynamique développée par Swiss Side, combinaison qualifiée “d’armure aérodynamique”, co-conçue avec Jonathan & Fletcher pour gérer les flux d’air entre 80 et 150 km/h

Le cadre et la fourche en carbone massif intègrent même une signature lumineuse. Le tout affiche 15 kilos sur la balance, roues Swiss Side Hadron 850 et selle Fizik Argo Vento Adaptive comprises. À ce niveau-là, chaque composant joue sa partition dans une symphonie de vitesse. Mais ça reste deux fois plus lourd qu’un modèle musculaire S-Works Tarmac SL8 (6,67 kg).
Un laboratoire roulant pour un futur ?

Soyons clairs : le Van Rysel FTP² ne sera jamais commercialisé. Ce n’est pas son rôle. C’est un laboratoire roulant, un outil de recherche destiné à tester des idées, des matériaux et des interfaces homme-machine totalement inédites.
Mais Van Rysel l’assume : certaines innovations ne resteront pas enfermées dans ce concept. Intégration de la batterie, design de la fourche, signature lumineuse… autant d’éléments qui pourraient se retrouver demain sur des VAE bien plus sages et homologués.
Reste une question centrale, presque philosophique : où s’arrête le cycliste, et où commence la machine ?
Avec le FTP², Van Rysel a choisi d’acter la réponse à 150 km/h.













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