Bosch rend les vélos électriques volés (presque) invendables
Il y a quelques semaines, nous évoquions le système Bosch Battery Lock, qui verrouille les batteries en cas de vol, les rendant inutilisables. Bosch continue sa lutte et c’est désormais le vélo dans son ensemble qui est bloqué.

Le vol de vélos électriques est un sport national. Sur les 400 000 vélos volés chaque année en France, 92 000 sont des vélos à assistance électrique.
Cher, rapide à écouler et rarement traçable, le VAE est devenu une cible idéale avec une demande forte sur le marché de l’occasion.
Bosch eBike Systems entend bien casser cette mécanique bien huilée avec une nouvelle fonction intégrée à son application eBike Flow. Objectif affiché : rendre un vélo volé tout simplement indésirable.
Présentée début janvier 2026, cette nouveauté s’ajoute au verrouillage de la batterie et permet désormais à un propriétaire de marquer son vélo électrique comme « volé » directement depuis l’application. Une action simple, mais aux conséquences lourdes pour celui qui tenterait de revendre l’engin.

Un vélo marqué, un vélo grillé dans le système
Une fois déclaré volé, le vélo entre dans une sorte de quarantaine numérique. Son statut est immédiatement propagé dans tout l’écosystème Bosch. Résultat : à la moindre tentative de connexion à l’application eBike Flow ou à l’outil professionnel Bosch DiagnosticTool, un message indique le statut de vélo volé, numéros de série à l’appui.
Acheteurs d’occasion, revendeurs et même forces de l’ordre peuvent ainsi identifier instantanément un vélo signalé. Dans le même temps, l’accès aux services Bosch est bloqué. Plus de mises à jour, plus de réglages fins, plus de sélection des modes de conduite. Bref, un VAE amputé de tout ce qui fait l’intérêt d’un modèle moderne.

Quand le logiciel fait chuter la valeur
Bosch ne se contente pas d’un simple avertissement. Le système repose sur une identification numérique de chaque composant clé : moteur, contrôleur, commande, batterie. Le tout est lié à un profil unique de vélo, enregistré au nom de son propriétaire.
C’est un système qui rappelle celui d’Apple. En effet, les smartphones à la pomme ont une identification par composant. Vous ne pouvez déshabiller un iPhone de son écran pour le monter sur un autre iPhone. À moins de jouer du fer à souder sur la puce d’identification. Une opération délicate (mais qui se fait plus souvent qu’on ne l’imagine).

Seul le propriétaire du vélo peut retirer le marquage « volé ». Même combat pour la batterie, déjà protégée par la fonction Battery Lock, qui la rend inutilisable sur un autre vélo.
Une fois que l’information sera répandue, les vélos électriques Bosch, qui sont les plus plébiscités en magasin seront également soumis à la prudence des acheteurs d’occasion. Ce qui est également malin d’un point de vue marketing. Ainsi, les consommateurs frileux préféreront le marché du neuf à celui de l’occasion.
Une couche de sécurité en plus, pas une baguette magique
Cette nouvelle fonction vient compléter un arsenal déjà conséquent : eBike Lock pour bloquer le moteur, eBike Alarm pour la géolocalisation et les alertes, Battery Lock pour empêcher la réutilisation des batteries. Le tout sans ajouter le moindre matériel, puisqu’il s’agit d’une mise à jour logicielle gratuite de l’application eBike Flow.
Bosch ne prétend pas avoir éradiqué le vol de vélos électriques. Un antivol restera toujours indispensable. Mais à terme, ce type de protection logicielle pourrait clairement faire baisser l’attrait des VAE Bosch pour les filières de revente illégales.














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