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Boulogne Billancourt, première ville à tester le péage positif en France

Dans Economie / Politique / Budget

Olivier Pagès

Boulogne Billancourt, première ville à tester le péage positif en France

Ce n’est plus une surprise, beaucoup de municipalités veulent réduire la place de l’automobile. Si certains appliquent des mesures restrictives plus ou moins bien étudiées, d’autres proposent d’inciter les conducteurs à laisser leur voiture au garage contre rétribution. C’est ce que va tester prochainement la ville de Boulogne Billancourt.

C’est bien connu, pour faire appliquer une décision, il y a toujours deux méthodes : d’un côté la méthode dure et de l’autre la méthode douce.  Si Anne Hidalgo dans sa phobie automobile a choisi de passer en force avec toutes les conséquences et les critiques que l’on connaît, la municipalité de Boulogne Billancourt a choisi une façon moins brutale. Ainsi, la ville des Hauts-de Seine va proposer à partir du mois d’avril et pour une durée de 2 mois à tous les automobilistes qui n’utilisent pas leur voiture aux heures de pointe de gagner 2€ par trajet évité. La zone concernée par cette expérimentation est le quartier du Trapèze près de l’île Seguin sur l’ancien site des usines Renault.

Ce concept appelé « lissage de pics » a été adopté aux Pays-Bas, à Rotterdam depuis 2008 et plus ponctuellement à Amsterdam et Utrecht. Il fonctionne grâce à des caméras LAPI (lecture automatisée de plaques d’immatriculation) qui étudient, dans un premier temps, les habitudes des automobilistes. La législation néerlandaise permettant à l’entreprise, grâce au fichier SIV (système d’immatriculation des véhicules), de remonter jusqu’à l’identification des propriétaires des plaques minéralogiques scannées. Les automobilistes qui utilisent quotidiennement leur véhicule durant les heures de pointe sont alors contactés et invités à participer au programme. Les volontaires reçoivent un boîtier à installer dans leur véhicule, ce qui permet de le géolocaliser et de vérifier si celui-ci est utilisé durant les heures de pointe.  A chaque trajet évité, 2 euros sont versés sur le compte du volontaire.

Attention toutefois, impossible de dupliquer ce dispositif en France car la CNIL (commission nationale de l’informatique et des libertés) n’a autorisé l’utilisation de ce type de caméra que pour les forces de l’ordre. Les volontaires devront être recrutés par d’autres moyens et notamment en communiquant auprès de nombreuses entreprises présentes dans la zone.  Le boîtier installé dans les véhicules sera en revanche identique.

Le but de ce test grandeur-nature est d’essayer de réduire les embouteillages engendrés par le chantier du Grand Paris Express. Reste à savoir maintenant si l’expérience sera concluante.

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