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« Ils nous ont roulés dans la farine » : Renault serait en train d’abandonner le site historique de Viry-Châtillon, selon le maire de la commune

L’avenir du site historique de Renault Sport à Viry-Châtillon, berceau des moteurs de Formule 1 du groupe depuis près d’un demi-siècle, apparaît plus incertain que jamais. Le constructeur français serait sur le point de renoncer à ses engagements pris après l’arrêt programmé du développement du moteur de F1.

« Ils nous ont roulés dans la farine » : Renault serait en train d’abandonner le site historique de Viry-Châtillon, selon le maire de la commune
Renault serait-il sur le point d'abandonner le site historique Alpine Racing (ex Renault Sport) de Viry Châtillon ?

Le maire de Viry-Châtillon dit avoir appris avec "stupéfaction"  l’intention de Renault d’abandonner le projet de centre d’ingénierie d’excellence promis pour compenser la fin de l’activité F1 sur le site historique Alpine Racing de Viry-Châtillon (Essonne).

Cette volte-face, si elle se confirmait lors du comité social et économique (CSE) prévu ce jeudi 12 février, sonnerait le glas du projet "Hypertech Alpine", un centre d’excellence technologique dédié à la recherche et aux activités sportives d’Alpine en endurance et de Dacia en rallye-raid.

Texte, mensonge et trahison

Dans un communiqué publié dimanche 8 février, l’édile de la ville, Jean-Marie Vilain, a vivement dénoncé ce qu’il considère comme un renoncement du constructeur à ses engagements pris après l’arrêt programmé du développement du moteur de F1.

Une annonce qui pourrait être officialisée lors d’un comité social et économique (CSE) prévu le 12 février. "Ils nous ont roulés dans la farine. Ils s’engagent, puis se retirent" , a fustigé le maire de la commune auprès de l’AFP, évoquant une "trahison" de la part de Renault.

 vécue comme un choc national

Alors que Renault avait acté en septembre 2024 la fin de son aventure de motoriste en F1, le groupe automobile avait promis, en compensation, la création d’un pôle d’ingénierie de pointe. Ce programme ambitieux devait transformer le site essonnien en un laboratoire du futur, dédié aux moteurs à hydrogène, aux batteries de nouvelle génération et au soutien des engagements d’Alpine en endurance et de Dacia en rallye-raid.

Le spectre de la coquille vide

Pourtant, malgré deux comités de suivi sous l’égide de la préfecture de l’Essonne, le doute s’est instillé. "Les salariés sentent que quelque chose tourne mal" , souligne Jean-Marie Vilain. Un pessimisme partagé par les organisations syndicales.

Ces dernières avaient déjà tiré la sonnette d’alarme dès l’officialisation de l’arrêt du moteur de F1. En septembre 2024, les représentants du personnel avaient déclaré le projet Hypertech Alpine de  "coquille vide" ou de projet "flou". Et de pointer "le risque de départ de talents clés vers la concurrence est immédiat et massif "(Audi et Ferrari cités par l’Équipe).

Retrait d’Alpine du championnat du monde d’endurance ?

Renault avait promis que Le centre Hypertech Alpine conserverait "une cellule de veille F1 pour maîtriser les évolutions techniques dans ce milieu" . Par ailleurs l’usine abrite les activités sportives liées à l’endurance (Alpine) et en rallye-raid (avec Dacia), et se concentre également sur des travaux de R&D sur les groupes motopropulseurs électriques. 

La sortie du maire de Viry renforce la rumeur d’un éventuel futur retrait d’Alpine du championnat du monde d’endurance (WEC). L’engagement en W2RC (rallye-raid) de Dacia serait aussi concerné. Renault préférant se concentrer sur son outil industriel.

Interrogée sur le sujet par l’AFP, la direction d’Alpine a bien confirmé la tenue du CSE sans en dévoiler l’ordre du jour. Un silence qui ne fait qu’accentuer la tension autour de sanctuaire du sport automobile tricolore créé en 1969 par Amédée Gordini.

L’appel à l’arbitrage de l’État

Face à ce qu’il perçoit comme un démantèlement programmé, Jean-Marie Vilain en appelle désormais à l’État, actionnaire de Renault, pour qu’il se porte garant de la "parole donnée". Pour les 500 salariés de Viry-Châtillon, l’enjeu est double : sauver leurs emplois, mais aussi préserver un savoir-faire unique.

Tous les regards sont désormais braqués sur la réunion de jeudi. Elle dira si Viry-Châtillon restera le cerveau technologique de Renault ou s’il ne sera plus qu’un souvenir de la grandeur industrielle et sportive française.

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