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Elkann, président de Stellantis, voit émerger un autre "Tesla"

Il y a quelques jours, au siège de la Fondation Agnelli, à Turin, John Elkann laissait entendre que le bouleversement provoqué par la transition énergétique pourrait donner naissance à un nouveau Tesla. Une référence à l’ébullition capitalistique qui anime Exor, la holding d’investissement du groupe italien, dont il est le Pdg ?

John Elkann, président de Stellantis et d'Exor, estime que la vague de transition énergétique peut ouvrir la voie à un nouveau Tesla - Crédit Reuters
John Elkann, président de Stellantis et d'Exor, estime que la vague de transition énergétique peut ouvrir la voie à un nouveau Tesla - Crédit Reuters

Dans le contexte de bouleversement énergétique, « il y a le potentiel pour un nouveau Tesla », a affirmé John Elkann, la semaine dernière, lors d’une conférence donnée à Turin. Celui qui est devenu en 2021 le président de Stellantis avait pour l’occasion enfilé le costume de numéro 1 d’Exor, la holding d’investissement du groupe Agnelli, qu’il dirige depuis 2011.

1 milliard en cinq ans pour les start-ups

Le petit-fils de Gianni Agnelli, fondateur de Fiat, est en effet aux manettes de cette société d’investissement qui compte parmi les plus importantes en Europe. Elle gravite autour de 70 start-ups, se focalisant entre autres sur le segment des sources d’énergies propres. 

Elkan croit en effet beaucoup en cette filière. Mais pas que… Au cours des 5 dernières années, Exor dit en effet avoir investi une enveloppe d’environ 1 milliard d’euros dans des « pépites » d’horizons très variés, afin d’observer leurs développements respectifs et de les « accompagner dans une approche pas-à-pas », dixit l’actionnaire.

La holding qui, à fin juin, était valorisée autour de 31 milliards d'euros, semble d’autant plus résolue à soutenir de jeunes pousses (et pourquoi pas à challenger l’empire multifacettes d’Elon Musk) qu’au début 2022, elle a encaissé 9 milliards d’euros grâce à la vente de sa filiale de réassurance PartnerRe au groupe mutualiste français Covéa.

 Bio, Fin, Pro, etc. : Exor, emballé par la Tech

Exor, qui ne cache pas son engouement pour les « licornes » italiennes, compte désormais décupler ses investissements, en particulier dans le domaine du luxe, de la santé ainsi que le secteur des technologies, secteur qui, selon John Elkann, « n’est pas une alternative aux autres industries mais un champ d’intervention complémentaire. » Et sans doute même crucial à l’avenir pour Exor, même si l’intéressé se refuse pour l’heure à faire de l’industrie de la tech son terrain de jeu prioritaire.

Parmi les récentes activités sur lesquelles Exor a jeté son dévolu, il y a pourtant déjà plusieurs enseignes de la tech, de la biotech par exemple, avec Altos Labs, société américaine qui travaille sur le rajeunissement des cellules du corps humain. Un peu plus tôt dans l’année, la holding avait également injecté 100 millions d’euros dans la plateforme digitale italienne Casavo, acteur de la PropTech qui entend quant à lui révolutionner le marché de l’immobilier.

Autres cibles clé : La transition énergétique

D’autres investissements entrepris par Exor sont en lien avec la transition énergétique, autre univers qui, pour le Président de Stellantis, apparaît essentiel. Mais là encore, la tech n’est jamais bien loin... A l’image de cette entrée au capital de Newcleo, société transalpine engagée dans la conception de réacteurs nucléaires nouvelle génération, dans la production d’une énergie nucléaire moins coûteuse, plus propre et durable, apte à prendre le relais des énergies fossiles le moment venu.

Exor souligne dans un même élan qu’elle continue à suivre de près les innovations dans le domaine du transport et des mobilités alternatives, comme en 2020, lorsqu’elle avait pris une participation à hauteur de 200 millions d’euros dans « Via », un expert en covoiturage.

Cette dynamique offshore n’est manifestement pas incompatible avec la volonté de John Elkann de pérenniser en interne la renommée du groupe Agnelli du nord au sud de la « Botte ».

Illustration symbolique à travers l’évolution de l’usine de Mirafiori, où fut notamment produite la Fiat 500 Topolino dès 1947. Sous l’impulsion de son insatiable président de 46 ans, (qui est aussi celui de Ferrari et du club de Foot de la Juventus), Stellantis a en effet converti le site de production historique de Fiat en un hub spécialisé dans la fabrication de batteries électriques pour les futurs véhicules du groupe.

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