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Elles ont tout changé, sauf leur nom - Mercedes Classe A : le monospace devenu berline compacte

Dans Rétro / Autres actu rétro

Lancé dans le fracas, le monospace à l’étoile fera néanmoins une jolie carrière de 15 ans avant de se réinventer en une compacte qui dure toujours et qui a permis à Mercedes de se renouveler en profondeur et avec succès. Histoire d’une métamorphose et d’un nom conservé pour une voiture radicalement transformée.

La Classe A d'origine, aux antipodes de celle d'aujourd'hui.
La Classe A d'origine, aux antipodes de celle d'aujourd'hui.

C’est la saga d’une auto mal partie et qui, à la moitié de sa vie, s’est réinventée, radicalement modifiée, pour au final transformer l'existence de sa marque tout entière. Ce vilain petit canard devenu joli cygne, c’est la Mercedes Classe A et son histoire a démarré par une glissade sur une baïonnette. C’était il y a 23 ans et quelques semaines.

Classe A : un nom, deux modèles

1997-2012 : un monospace urbain (ici dans son millésime 1997)
1997-2012 : un monospace urbain (ici dans son millésime 1997)
 2012-aujourd'hui : une berline compacte (ici dans sa formule actuelle qui sévit depuis 2018).
2012-aujourd'hui : une berline compacte (ici dans sa formule actuelle qui sévit depuis 2018).

Ce 22 octobre 1997, sur une piste d’aviation suédoise, le jury de la voiture de l’année se réunit pour tester quelques-uns des modèles appelés à être couronnés. Parmi eux, on retrouve un drôle d’engin : un minimonospace Mercedes, une première pour l’étoile. A double titre. Car c’est le premier monocorps de la marque, mais c’est aussi sa première citadine. Il doit à tout prix élargir le public, plutôt âgé et embourgeoisé, de Mercedes. Les essais commencent et au programme figure, pour chaque voiture, un test de la baïonnette, encore appelé test de l’élan.

La Classe A du scandale, après sa sortie de route en 1997.
La Classe A du scandale, après sa sortie de route en 1997.

L’idée, très simple, consiste à donner un bon coup de volant dès que l’auto atteint 60 km/h, puis de donner le même effet à la direction dans l’autre sens, avant de tenter de retrouver une trajectoire normale. Rien de tel pour déstabiliser une auto, d’en vérifier la qualité des trains roulants et l’équilibre général. Sauf que cette fois-ci, les choses se passent un tantinet de travers. La Classe A, dans laquelle 5 journalistes essayeurs ont pris place, se retrouve sur le toit. C’est fâcheux, et quelques jours plus tard le scandale est international. Après un temps de sidération, les dirigeants de Mercedes décident de réagir, d’avouer, et de reconnaître le problème.

L'ESP sauveur...

Quelques semaines se passent et les journalistes du monde entier peuvent essayer la nouvelle nouvelle Classe A. La différence entre l'ancienne et la nouvelle version ? Un simple ESP (electronic stability program). Le correcteur de trajectoire, obligatoire sur toutes les voitures depuis 2011, n’était réservé à ce moment-là qu’à de rares privilégiés et, chez Mercedes, seule la Classe S en disposait, coût du dispositif oblige. Mais quand on veut ressusciter une auto dont la carrière aurait pu s’achever avant d’avoir commencé, on ne compte pas. Et le souhait de Juergen Hubbert, P.-D.G. de l’étoile à l’époque, et à la manœuvre sur cette affaire, fut exaucé : l’ESP a sauvé la Classe A. Même si, pendant quelque temps, son surnom était « Classe A l’envers », le petit monospace plus haut que long a connu une jolie carrière de 15 ans et s’est vendu, en deux générations, à plus de deux millions d’exemplaires. Pas mal pour une auto qui a aussi mal débuté.

En 2012, place à la version berline compacte.
En 2012, place à la version berline compacte.

Mais à la fin des années 90, la donne a changé. Le Nissan Qashqai s'apprête à débouler, les consommateurs commencent à être attirés par les SUV et le désamour pour les monospaces est entamé. Surtout en ce qui concerne les petits modèles. La tentative ratée de Renault, avec son Modus, et de Peugeot, avec sa 1007, ont refroidi tout le monde. Alors quand sonne l’heure de la troisième génération de Classe A, Mercedes cogite. Ses concurrents directs disposent depuis quelques années de compactes. L’Audi A3 comme la BMW Série 1 lui piquent des clients et Stuttgart les regarde partir vers la concurrence, n’ayant à leur proposer que le fameux petit monospace.

Classe A-prime, Classe B moins ? Elle s'appellera Classe A finalement

La décision est prise : la prochaine Mercedes sera une compacte traditionnelle, pas trop haute et approximativement de la taille de ses copines premium. Fort bien, mais il va falloir lui trouver un nom. Or, dans la maison étoilée, les choses sont bien organisées et depuis fort longtemps. Les modèles se succèdent par taille de A à S. La Classe A correspond au petit monospace, la Classe B désigne un autre monospace, un peu plus grand, qui sévit depuis 2005, quant aux C, E et S, ce sont des berlines. Dans ce cas, comment appeler la nouvelle compacte ? A prime, B moins ? La décision est finalement prise, elle est simple, et logique : le mini-monospace passe à la trappe et la compacte s’appellera Classe A.

Forte de son succès, la Classe A s'est démultipliée et transformée en sportive, en SUV, ou ici en berline à coffre, baptisée CLA.
Forte de son succès, la Classe A s'est démultipliée et transformée en sportive, en SUV, ou ici en berline à coffre, baptisée CLA.

Le temps de la concevoir, de la fabriquer, et la nouvelle Classe A débarque en 2012. Très vite, la compacte séduit. Et, surprise, elle attire vers Mercedes de nouveaux clients qui n’avaient jamais été séduits par la marque auparavant, engluée qu’elle était dans son image empesée, et engoncée dans ses oripeaux de vieille bourgeoise endormie.

Dans les années, et les trois générations de Classe A version berline compacte qui suivent, non seulement cette dernière se vend mieux que ses rivales Audi et BMW mais, en plus elle fait un bien fou à l’ensemble de la gamme. Les clients de la moins chère des Mercedes, de 13 ans plus jeunes que ceux des autres modèles de l'étoile, ont un pied dans la marque et le constructeur entend bien les garder. Alors, il greffe quelques attributs de sa compacte sur ses sages et plus grandes berlines, comme sa calandre sur la Classe C et la Classe E, mais aussi sur ses SUV.

Quant à la Classe A, elle a fait des petits : un garçon, le SUV GLA, et une fille, la berline tricorps CLA. L’histoire se termine bien alors qu’elle avait si mal commencé. Et surtout, les clients de la nouvelle Classe A n’ont absolument aucun souvenir de l’affaire de la baïonnette ratée.

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