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Essai - Peugeot 208 1,6 BlueHDI 120 : pour les gros rouleurs

Dans Nouveautés / Nouvelles versions

Pierre Desjardins

Éternel numéro 2 des ventes de voitures neuves en France derrière la Clio, la Peugeot 208 dispose cependant d'une motorisation diesel dont ne profite pas sa rivale, un 1,6 l BlueHDi de 120 ch, quand la Renault ne dépasse pas les 90 ch. Mais a-t-on vraiment besoin d'autant dans une polyvalente ?

Essai - Peugeot 208 1,6 BlueHDI 120 : pour les gros rouleurs

Avec des moteurs essence toujours plus sophistiqués, performants et sobres et une question écologique et sanitaire qui prend de plus en plus d'importance parmi les paramètres des clients en phase d'achat, les diesels n'en finissent plus de perdre des points dans leur cote de popularité, surtout dans les plus petites catégories de véhicules, et la Peugeot 208 ne fait pas exception, surtout avec un 1,2 l PureTech pétri de qualité. Cependant, pour les gros rouleurs quelle que soit la catégorie, le choix d'un diesel peut continuer de faire sens, les consommations à puissance similaire restant à leur avantage. Pour ceux-ci, le 1,6 l BlueHDi est proposé en trois niveaux de puissance, 75, 100 et 120 ch, dans la petite Sochalienne, et nous avons pris le volant de cette dernière.

 

Essai - Peugeot 208 1,6 BlueHDI 120 : pour les gros rouleurs

Avec donc 120 ch à 3 500 tr/min et 285 Nm à 1 750 tr/min, cette Peugeot 208 fait partie des polyvalentes diesels les plus puissantes du marché parmi les constructeurs généralistes, ses concurrentes les plus proches se contentant de 90 ch pour la Renault Clio et la Volkswagen Polo, et de 95 ch pour la Ford Fiesta et l'Opel Corsa. C'est même aujourd'hui la plus performante de la gamme 208 après la GTI, avec un 0 à 100 km/h annoncé en 9,4 s et un 1 000 m DA en 31,1 s. Mais dans le monde réel, c'est dans l'exercice des reprises qu'elle brille le plus, le couple se jouant des 1 125 kg de l'ensemble avec une facilité déconcertante, la boîte de vitesses mécanique permettant d'être toujours sur la bonne plage de régimes. Inutile d'aller chercher la puissance maxi, il suffit d'enchaîner les six rapports arrivé au milieu du compte-tours pour obtenir une progression vigoureuse. Et même si le caractère typique du diesel se prête moins à la fantaisie, le châssis joueur de la 208 est toujours là tandis que le confort reste de bonne facture malgré les pneus en 205/45R17, faisant d'elle une routière accomplie. 

Essai - Peugeot 208 1,6 BlueHDI 120 : pour les gros rouleurs
Essai - Peugeot 208 1,6 BlueHDI 120 : pour les gros rouleurs

Quel dommage que les BlueHDi ne puissent plus profiter, pour manifestement des questions de coût, de la micro-hybridation dont bénéficiaient les anciens e-HDI, une sorte de super Stop & Start qui récupérait l'énergie à la décélération et qui n'attendait pas d'être à l'arrêt complet pour couper le moteur. Et qui fonctionnait à merveille. Cela n'empêche toutefois pas cette 208 d'enregistrer un 5,2 1/100 km de moyenne constaté à la pompe, pour un parcours se partageant également entre ville et voies rapides.

 

Essai - Peugeot 208 1,6 BlueHDI 120 : pour les gros rouleurs

 

Le look est en tout cas largement à la hauteur de sa vivacité dans la finition GT Line de notre modèle d'essai, avec des logos Peugeot et une calandre au marquage 3D rouges, des jantes de 17 pouces noires et polies au dessin spécifique ainsi que du chrome au niveau de la canule d'échappement et des enjoliveurs d'antibrouillard. L'intérieur est du même tonneau avec du rouge pour les surpiqûres des sièges sport et pour le liseré courant le long des accoudoirs et des ceintures de sécurité, et de l'aluminium pour le pédalier et les seuils de porte. L'ensemble est plutôt trompe-l'œil et s'adresse visiblement à une clientèle plus jeune, mais il faudra que cette dernière puisse s'affranchir d'un tarif minimum de 22 400 € en trois portes et 23 000 € en cinq portes, ce qui commence à être beaucoup. Ce BlueHDi 120 n'est ensuite disponible qu'avec les finitions les plus hautes Roland Garros et Féline, à respectivement 23 650 € et 23 550 € en cinq portes. Pas de niveau intermédiaire d'équipements donc, et c'est bien dommage tant une Allure à 21 500 € aurait pu être une offre intéressante. Rappelons de plus qu'à finition équivalente, une 208 1,2 l Puretech 110 ch aussi véloce se vend contre tout de même 2 350 € de moins, ce qui réserve cette BlueHDi aux gros rouleurs pour être économiquement intéressante. 

Essai - Peugeot 208 1,6 BlueHDI 120 : pour les gros rouleurs
Essai - Peugeot 208 1,6 BlueHDI 120 : pour les gros rouleurs
Essai - Peugeot 208 1,6 BlueHDI 120 : pour les gros rouleurs

À ce niveau de puissance et à ce tarif, elle se rapproche dangereusement au final de l'Audi A1 1,6 l TDI 116 ch à 23 010 € (23 810 € en version Sportback) en finition Ambiente ou d'une Mini Cooper D à 22 050 € (22 950 € en version 5 portes) aux performances proches et à la finition supérieure. Mais la Sochalienne a pour elle une meilleure habitabilité, une boîte de vitesses à six rapports (par rapport à l'allemande) et un équipement plus complet.

Chiffres clés *

  • Longueur : 3,97 m
  • Largeur : 1,73 m
  • Hauteur : 1,46 m
  • Nombre de places : 5 places
  • Volume du coffre : 285 l / 1076 l
  • Boite de vitesse : Méca. à 6 rapports
  • Carburant : Diesel
  • Taux d'émission de CO2 : 94 g/km
  • Bonus : 0 €
  • Date de commercialisation du modèle : Mai 2015

* pour la version (2) 1.6 BLUEHDI 120 S&S GT LINE 5P.

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