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Essai vidéo - Mustang Bullitt : le retour d'une légende

Dans Nouveautés / Nouvelles versions

Pour célébrer le 50e anniversaire du film Bullitt sorti dans les salles en 1968 avec Steve McQueen, Ford ressuscite la Mustang Bullitt. La rencontre avec son aïeule était obligatoire.

Essai vidéo - Mustang Bullitt : le retour d'une légende

 EN BREF

Version actuelle de la Mustang Bullitt

82 exemplaires pour la France, tous vendus

54 900 €

 En 1968 sortait sur grand écran le film Bullitt. Réalisé par Peter Yates, ce long-métrage raconte l’histoire de Frank Bullitt, inspecteur de police incarné par Steve McQueen. Ce dernier est chargé par un politicien ambitieux de protéger Johnny Ross, un gangster dont le témoignage est capital dans un procès impliquant l'homme politique. Passionné de belles mécaniques, Steve McQueen choisit comme voiture pour son personnage une Ford Mustang Bullitt. Celle-ci s’illustre au cours d’une légendaire course-poursuite dans les rues de San Francisco face à une Dodge Charger.

La légende était née. Les modèles de série ont tout de suite été très recherchés. 50 ans plus tard et pour marquer l’anniversaire de la sortie de Bullitt, Ford a profité du dernier salon de Genève en mars 2018 pour recréer une version Bullitt de la toute dernière Mustang fraîchement restylée. 

 

Deux générations de Bullitt mais une philosophe commune.
Deux générations de Bullitt mais une philosophe commune.

Ford surfe donc sur ce contexte alors que les Bullitt ne sont pas ornées de l’ovale bleu en raison d’un désaccord entre McQueen et le constructeur. Une particularité présente aujourd’hui sur le modèle 2018 et ce n’est pas le seul point de ressemblance.

Essai vidéo - Mustang Bullitt : le retour d'une légende
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La ressemblance se retrouve même dans les jantes.

Pour s’en convaincre, il suffit de mettre cote à cote les deux générations de Bullitt. Ainsi placées, les points communs sautent aux yeux. Les deux modèles arborent une teinte verte spécifique dénommée « Dark Highland Green », même si, petite entorse à la tradition, l’édition 2018 peut également être déclinée en noir. La seule carrosserie disponible est le Fastback, comprenez par là le coupé. Parmi les autres analogies, on notera les jantes alliage noires 19 pouces évoquant le dessin des Minilite originel.

Essai vidéo - Mustang Bullitt : le retour d'une légende
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Un levier de vitesses en bakélite, de l'alumimum brossé et une planche de bord à double bossage, Steve McQueen ne sera pas perdu en 2018.

Les similitudes sont également de mise dans l’habitacle avec un pommeau de levier de vitesses en bakélite, des sièges en cuir noir - aujourd’hui ventilés et chauffants - . Les placages de bois du modèle historique sont remplacés par de l’aluminium brossé, un matériau que l’on retrouve aussi sur la console centrale de la première Bullitt.

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Sous le capot, deux V8.  D'un côté 325 ch, 460 ch de l'autre.

La filiation entre les deux modèles se poursuit au niveau de la mécanique. Alors que la Mustang est également disponible avec le 4 cylindres Ecoboost, le constructeur américain a retenu le V8 comme seule motorisation de cette Bullitt, soit le même moteur que la première. Bien évidemment, la puissance a fortement augmenté par rapport aux années 60 où la Bullitt développait 325 ch. Aujourd’hui, ce sont pas moins de 460 ch soit 10 ch de plus que la Mustang GT qui siègent sous le capot de notre Bullitt.

Essai vidéo - Mustang Bullitt : le retour d'une légende

A l’usage, pas de changement, on se délecte de ce bon V8 – une motorisation de plus en plus rare sur le marché – avec sa sonorité toujours envoûtante, qu’il est possible d'augmenter grâce aux différents modes (normal, sport, circuit) qui jouent sur l’ouverture des valves d’échappement. Donnant forcément la banane dès la moindre accélération, ce moteur se révèle également exploitable en usage quotidien grâce à son couple de 530 Nm disponible sur une large plage d'utilisation. Pas besoin de jouer de la boîte de vitesses – uniquement manuelle ici – pour se sortir de toutes les situations. Le verrouillage de celle-ci est d’ailleurs particulièrement ferme. De quoi nous rappeler que cette Mustang était à l’origine une « Muscle Car », une "voiture d’homme". Aussi attachant soit-il, il ne faut pas oublier qu'un V8 doit être nourri ! Ainsi, impossible même en étant raisonnable de descendre sous les 15 litres/100 km et si vous avez le tempérament joueur, il faudra tabler entre 20 et 25 litres/100 km, mais rien d’étonnant à cela. 

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A la conduite, la Bullitt 2018 n’a rien à voir avec la première du nom. Cette dernière était dépourvue d’aides électroniques, de direction assistée et possédait surtout des lames à l’arrière, qui généraient une tenue de cap précaire. Aujourd’hui, une Mustang demande une période d’accoutumance en raison de son gabarit imposant et notamment son très long capot sans aide au stationnement, mais cela n’a plus rien à voir : la Mustang 2018 est nettement plus aisée à mener. Alors, certes on éprouve quelques sueurs lors des manœuvres en ville, la direction manque de précision et l’agilité n’est pas forcément son point fort, mais la modernité fait son œuvre. Notre Bullitt actuelle est bardée d’électronique et pourvue même de suspensions magnétiques qui assurent un excellent confort. Attention toutefois quand on débranche tout, on découvre une facette plus brutale avec un train arrière qui a tendance à se dérober. De quoi refréner les excès d’optimisme, d'autant plus que cette Mustang doit composer avec un poids conséquent supérieur à 1 800 kg. Les freins Brembo avec étriers rouges pour l’occasion sont donc mis à rude épreuve.

En clair, si vous vous voyez imiter Steve McQueen dans les rues de San Francisco, il faudra vous armer d’une bonne dose de courage mais également de talent.

Remerciements

Tous nos remerciements à Gilles Robin pour le prêt de sa Mustang Fastback 1968 et à Christian Mazure de Pacific Garage   (4B Rue Jules Soret à Vernon) pour sa disponibilité.

Et merci à Rémy, ci-dessous, qui a remporté le 2e prix du concours Caradisiac organisé pendant le Mondial de l'Auto. Avec toute la rédaction, il a participé à l'essai de la Ford Bullitt.

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Informations techniques

Taux d'émission de CO2 :

277 g/km - malus : 10500 €

Début de commercialisation du modèle :

Juin 2018

A titre d'exemple pour la version VI (2) FASTBACK 5.0 V8 BULLIT BV6.

1,38 m1,91 m
4,78 m
  •  4 places
  •  408 l / NC

  •  Méca. à 6 rapports
  •  Essence

Portfolio (39 photos)

En savoir plus sur : Ford Mustang 6 Coupe

Commentaires (58)

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Par

Si il n'y avait pas cette traitre taxe CO2 à 10500€....

Par

PUTAIN MAIS QUE C'EST BEAU !!!!!!!!!!!!!!!! Malheureusement pas pour nous européens coincé du sboub

Par

C'est possible de descendre sous les 15 litres. Pour ça faut pas être journaliste c'est tout. J'y arrive avec la mienne plus puissante et plus lourde quand j'y vais molo donc ça doit l'être aussi avec celle là.

Sinon si c'est normal de consommer pourquoi le mettre dans les points négatifs ? C'est un peu comme mettre qu'un VE consomme pas dans les points positifs ça n'a juste pas de sens.

Bref sinon chouette bagnole. Pas chère en plus celle là. Abordable pour qui veut goûter à l'Amérique et en tomber accro. Perso je crois que j'arriverai pas à acheter autre chose comme voiture plaisir désormais.

Par

En réponse à jeanno_74

Si il n'y avait pas cette traitre taxe CO2 à 10500€....

Visiblement les 82 clients s'en moquent allègrement...

Par

Exactyl eh oui...

Par

Ça serait tellement mieux qu'ils sortent l'originelle avec un châssis et des technologies modernes. Une petite hybridation qui va bien pour échapper au malus et on a la voiture de rêve par excellence :lover:

Parce que la nouvelle est sympa, mais son aînée est autrement plus iconique je trouve !

Par

Les ours polaires n' aiment pas ça ! la vignette crit'air 1 aime ça

Par

"un moteur très souriant", je devais encore l'entendre celle-là

Par

La plus belle des mustang de l ère moderne

Par

Le chauvin franchouillard se contentera d’un Captur 0,9L v3 tCe 90 rincé à 120.000km

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