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États-Unis : les constructeurs allemands veulent amadouer Donald Trump

Sauve qui peut ? Les initiatives du président américain Donald Trump en matière de commerce internationale auront au moins réussi à démontrer que le tous contre un et chacun pour soi n’était pas un fantasme. Mais bien une ligne politique lorsque les intérêts sont en jeu. Ainsi, pendant que l’Europe tente d’afficher une unité pour monter au front face au plus haut représentant de l’Oncle Sam qui dégaine des taxes, les constructeurs automobiles allemands, eux, font cavalier seul. Et reçoivent les félicitations du locataire de la Maison Blanche.

États-Unis : les constructeurs allemands veulent amadouer Donald Trump

Voilà une initiative dont avait bien besoin Donald Trump. Sa politique protectionniste semblait trouver ses limites ces derniers temps. Entre un compatriote Harley-Davidson délocalisateur suivi par une General Motors aux plans pragmatiques répondant aux exigences du commerce international, Donald Trump semblait faire plus de mal que de bien à l’ouvrier américain.

Mais voilà que ses menaces de sanctions produisent un effet positif avec cette annonce par BMW de l’implantation d'une nouvelle usine en Caroline du Nord. Une idée qui a reçu l’adoubement de l’incontournable tweet présidentiel : « les entreprises investissent en masse aux États-Unis, y compris BMW, qui vient d’annoncer une nouvelle grande usine », a-t-il annoncé. L’annonce n’est pourtant pas officielle. Le projet du constructeur munichois est simplement à l’étude.

Mais c’est un signe fort d’une tendance réelle : les Allemands se mettent à investir sur le territoire américain. Il s’agit pour eux d’amadouer le président américain et ainsi échapper aux 25 % de droits de douane sur les importations automobiles qu’il menace d’imposer dès la semaine prochaine. Si ces droits sont finalement appliqués, ils s’immuniseraient ainsi contre les risques de guerre commerciale, en produisant auprès du consommateur américain en franchise de droits de douane.

Par ailleurs, les dirigeants de BMW, Mercedes et Volkswagen sont conviés à la Maison Blanche après le sommet du G20 de Buenos Aires. Ils doivent rencontrer le secrétaire au commerce, Wilbur Ross, et le représentant au commerce, Robert Lighthizer. Des stratégies qui compliquent d’autant la tâche de la commissaire européenne au commerce, Cecilia Malmström, censée répondre seule à l’administration américaine…

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Commentaires (25)

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Merci à Trump pour sa politique commerciale internationale, grâce à lui les voitures importées du Japon en Europe sont en train d'être moins taxées.

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"Mais voilà que ses menaces de sanctions produisent un effet positif avec cette annonce de BMW d’implanter une nouvelle usine en Caroline du Nord. "

En France, notre stratégie économique, c'est de détaxé les PDG et les cadres dirigeants des grands groupes pour leur donner envie de rester.

Aux USA, c'est de les menacer de toucher au portefeuille.

La seconde méthode est bien plus éthique et morale, et en plus, elle a le mérite d'être efficace.

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En réponse à Axel015

"Mais voilà que ses menaces de sanctions produisent un effet positif avec cette annonce de BMW d’implanter une nouvelle usine en Caroline du Nord. "

En France, notre stratégie économique, c'est de détaxé les PDG et les cadres dirigeants des grands groupes pour leur donner envie de rester.

Aux USA, c'est de les menacer de toucher au portefeuille.

La seconde méthode est bien plus éthique et morale, et en plus, elle a le mérite d'être efficace.

Disons que le marché US est un argument de poids, pas le marché Français qui pèse rien globalement. C'est la l'intérêt d'une UE et pas chaque petit pays fasse à des géants.

Enfin, c'est la théorie, on voit la que cette UE vaut rien vu que les constructeurs peuvent court-circuiter la voie officielle.

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Après la Chine dont les ventes reculent en ce moment, les USA sont le 2eme client du prémium Allemand ce qui signifie qu’ils sont obligés de s’entendre avec le locataire de la Maison Blanche.

Ils n’ont que faire de la solidarité européenne et des gesticulations des politiques.

De plus en plus les pays gros importateurs voudront que ce qu’on leur vend soit fabriqué sur place, et c’est une donne que nous Européens ferions mieux d’intégrer sous peine à court terme de grosses déconvenues industrielles avec de nombreuses délocalisations.

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Et Peugeot en Iran !

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C'est pas en France ou a macron que BM voudra plaire, notre president anti bagnole

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Bien fait pour les allemands qui jouent un jeu très personnel dans les rapports entre l'UE et les USA.Leur seul lbjectf étant de pouvoir continuer à vendre leur camelote aux américains , ils se sont opposés au projet de taxation européen des GAFA

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Au moins Trump se bat pour mettre et remettre des emplois industriels dans son pays. En Europe les constructeurs se battent pour toucher des subventions afin de se payer des usines à l'est dans les ex pays communistes: on est devenu fou...la preuve les salaires baissent ....pour atteindre un jour les salaires de la Roumanie

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En réponse à JFKiki74

Au moins Trump se bat pour mettre et remettre des emplois industriels dans son pays. En Europe les constructeurs se battent pour toucher des subventions afin de se payer des usines à l'est dans les ex pays communistes: on est devenu fou...la preuve les salaires baissent ....pour atteindre un jour les salaires de la Roumanie

Tu parles de la France plutôt ! !

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En réponse à gronholm65

C'est pas en France ou a macron que BM voudra plaire, notre president anti bagnole

Vu la production de BM en France je crois que c'est pas une histoire de Macron ou d'anti-bagnole...

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