Le Subaru Outback est de retour, mais en électrique. A-t-il ses chances ?
Dernier-né de la nouvelle gamme électrique de Subaru, l’E-Outback se veut plus puissant et polyvalent que le Solterra, tout en soignant ses compétences en hors-piste. Vaut-il son surcoût de 4 000 € ? Réponse avec l’essai de la version Xperience +.

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Note
de la rédaction
14/20
En bref
4 roues motrices
Jusqu’à 526 km d’autonomie
Dès 52 990 €
Vous connaissez l’Outback ? C’est l’arrière-pays australien, un endroit où le Français moyen ne pullule pas. C’est aussi le nom donné voici trente ans à une variante surélevée et aux faux airs de SUV de la Subaru Legacy, bien avant qu’Audi ne lance un équivalent baptisé Allroad. Ce fut un succès puisque six générations d’Outback se sont succédé jusqu’à celle-ci, qui n’a plus rien à voir avec ses devancières. En effet, alors que les précédentes utilisaient une mécanique thermique, la dernière-née, dite E-Outback, utilise uniquement l’énergie électrique. Ne tournons pas autour du pot, il s’agit d’une dérivée du Solterra, elle-même une adaptation du Toyota BZ4X. Ce dernier se décline en version Touring, qui se retrouve donc chez Subaru badgé e-Outback et nanti de réglages de suspension différents. De plus, le positionnement commercial diffère un peu entre les deux marques, le Subaru se voulant plus huppé.

Pas de surprise, à bord de l’E-Outback, on retrouve exactement le tableau de bord du Solterra. Ou de l’Uncharted. Un ensemble plutôt agréable à l’œil mais affublé de matériaux de qualité insuffisante vu le prix, et étrange par certains détails.

On pense à l’instrumentation surélevée rappelant les lubies de Peugeot (mais en plus lisible) et à l’absence de boîte à gants, un choix assumé, nous a-t-on annoncé chez Subaru, plus que le résultat d’une contrainte technique. Ah bon.


C’est à l’arrière que les différences avec le Solterra sont les plus notables, les passagers disposant de plus de garde au toit, l’espace aux jambes demeurant excellent. La banquette, plutôt agréable, laisse régler son dossier en deux positions, lequel se rabat également pour former un plancher presque plat. On s’en doute, le coffre est nettement plus profond que celui du Solterra, et donc plus logeable. Le toit aussi. Non, pas de blague ici : plus long, le pavillon de l’E-Outback accueille sur ses barres une tente de plus grandes dimensions et pesant jusqu’à 317 kg, si l’envie vous prend de partir en vacances comme Michel Holtz (là, il y a une blague).
Plus chic que chez Toyota
En effet, au contraire du Toyota, il n’existe qu’en 4x4, recourant à deux moteurs de puissance égale, chacun animant un essieu. En découle une cavalerie totale importante, 380 ch, et de belles accélérations, le 0 à 100 km/h étant abattu en 4,5 s malgré les 2 005 kg de l’engin. L’E-Outback surpasse par ses performances le Solterra 4XPerience (342 ch) et bénéficie d’une batterie un peu plus grande, de 74,7 kWh (+ 1,6 kWh), pour une autonomie elle aussi plus appréciable, de l’ordre de 532 km (+ 23 km). En revanche, la recharge est identique, donc peu impressionnante, puisque s’élevant à 150 kW, de quoi raviver les 104 cellules lithium-ion de 10 % à 80 % en 28 minutes. Subaru annonce maintenir cette performance par temps froid, tout en intégrant un chargeur pour courant alternatif de 22 kW.

Là où l’E-Outback se démarque le plus du Solterra, c’est par sa poupe allongée (4,84 m désormais, soit + 15 cm), qui permet au coffre de passer de 452 l à 633 l banquette en place, le constructeur ne communiquant pas le volume quand tout est rabattu.
Capable de quitter sans crainte le bitume
L’E-Outback est aussi présenté comme un SUV aux belles compétences en tout-terrain, avec sa garde au sol de 211 mm et ses modes de conduite adaptés aux conditions difficiles. Son dispositif X-Mode comporte en effet des programmes adaptés à différentes situations, Neige/terre, Neige profonde/boue, mais aussi le Grip Control, permettant de régler une vitesse allant de 2 à 10 km/h sur mauvais terrain, ainsi qu’un Hill Descent, qui va gérer automatiquement une descente de colline glissante (ou pas, d’ailleurs). Deux versions de l’E-Outback sont proposées, qui ne diffèrent que par leur équipement : les 4XPerience et 4XPerience +.

Chiffres clés *
- Taux d'émission de CO2 : NC
- Bonus / Malus : NC
- Date de commercialisation du modèle : Juillet 2025
* A titre d'exemple pour la version .
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