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Le télétravail, pain bénit du marché automobile

Dans Economie / Politique / Industrie

Michel Holtz

Et si le travail à la maison de 40 % des Français durant le confinement, ajouté à l’afflux des Parisiens à la campagne, et leur grosse envie d’y rester, était un bon moyen de booster le marché automobile quelque peu en capilotade ces temps-ci ?

Le siège de PSA. Le groupe place 80 000 salariés en télétravail.
Le siège de PSA. Le groupe place 80 000 salariés en télétravail.

Le sondage Louis Harris – Caradisiac est formel : les Français sollicitent la voiture à la sortie de ce confinement. Mais aux raisons invoquées par les interrogés qui souhaitent fuir la promiscuité des transports en commun pour des raisons sanitaires, pourrait bien s’en ajouter une autre, elle aussi liée à l’expérience de ces près de deux mois de réclusion : le télétravail. Au mois d’avril dernier, 40 % des Français en activité bossaient à la maison, et le peu de bouchons enregistrés ce lundi matin en région parisienne témoigne que nombre d’entre eux ont continué à télétravailler. Les conseils gouvernementaux ont donc été entendus.

Tous télétravailleurs ?

Ce phénomène du travail à domicile ne date évidemment pas de la pandémie. Les grèves de décembre et janvier l’avaient déjà bien amorcé et, dès ce moment, 28 % des salariés s’y sont pliés (souvent de bonne grâce). Surtout, leurs employeurs, souvent réticents, se sont laissés convaincre de son efficacité. La crise sanitaire a donc achevé le mouvement qui pourrait bien perdurer.

En témoigne PSA qui vient de décider de placer l’ensemble de son personnel, hormis très logiquement celui de ses sites de production, en télétravail. 80 000 personnes à travers le monde, travaillant pour les cinq marques du groupe (Peugeot, Citroën, DS, Opel et Vauxhall) œuvrent donc désormais à domicile 3 jours et demi par semaine. Une décision qui n'a rien de temporaire et une grande première qui va être scrutée de près par tous les DRH de France et de Navarre qui y voient non seulement une possibilité de réduire l’absentéisme de leurs troupes, mais aussi (surtout ?) les frais immobiliers de leur entreprise. Et du coup, de l’avenir du télétravail chez PSA dépend peut-être aussi l’avenir du marché automobile tout entier.

Un bouchon à la campagne : un rêve de télétravailleur.
Un bouchon à la campagne : un rêve de télétravailleur.

Car ces nouveaux télétravailleurs, s’ils sont Parisiens, risquent de se précipiter chez leur concessionnaire le plus proche pour changer d’auto, ou tout simplement s’en offrir enfin une. Pourquoi le fait de travailler à la maison pousse-t-il à acheter une voiture ? Pour cause de déménagement. 400 000 habitants de la capitale ont goûté à la campagne le temps du déconfinement, et nombre d’entre eux ont continué à travailler depuis leur villégiature. Certains ne sont d’ailleurs pas rentrés en ce lundi de déconfinement et préfèrent l’espace du Gers à l’étroitesse de leur appartement, tout haussmannien soit-il.

De quoi leur donner des idées pour la suite. Car tant qu’à rester chez soi, voir se rendre dans son entreprise de Paris ou de sa banlieue, il est inutile de vivre près de sa boîte. Sauf que les Parisiens propriétaires d’une voiture ne sont que 34 %. Voilà un joli potentiel de 264 000 futurs achats d’autos, si l’on ne tient compte que de ceux qui se sont momentanément exilés sans voiture.

Mais les banlieusards risquent eux aussi d’être tentés par la vie au vert, si la possibilité de télétravail s’offre à eux, de même que les habitants des plus grandes villes françaises confrontés au même problème de logement de taille réduite. Certes, nombre de résidents de la petite, et même grande couronne, comme ceux de Lyon, Marseille ou Bordeaux, possèdent déjà une auto, mais la vie à la campagne pousse parfois à l’achat d’une seconde voiture, pour des raisons souvent purement logistiques. En ajoutant à ce goût de la nature des tarifs immobiliers bien inférieurs à ceux de la région parisienne, on obtient un résultat qui pourrait redonner le sourire aux professionnels de l’auto.

Vers un marché de voitures plus haut de gamme ?

Évidemment, tous ces urbains ne s’exileront pas à la campagne et ceux qui le feront risquent de ne pas déménager dans le mois qui vient. Reste que ceux qui y sont confinés sont peut-être tentés de transformer leur résidence secondaire en lieu de vie principal. Et, grâce à la vente de leur appartement parisien, ils pourront s’offrir des autos plutôt haut de gamme.

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