Mangusta, Mustang, Miura, Le Mans...: pourquoi 1966 est considérée comme "l’année mirifique" de l'automobile
Oubliez les mini-jupes et les cheveux longs. En 1966, la véritable révolution se passait sur l'asphalte. Entre l'apparition des chefs-d'œuvre de Gandini et Giugiaro et le sacre de la Mustang au cinéma, l'automobile vivait son apogée esthétique et culturel. Caradisiac vous plonge dans cette époque où tout semblait possible.

Le dernier livre d’Antoine Compagnon, de l’Académie Française, est intitulé 1966, année mirifique. Ce document traite avec beaucoup de brio tous les aspects d’une année que l’on simplifie trop en écrivant qu’elle est celle "des cheveux longs et de la mini-jupe". Au cours de l’année 1966, on a assisté à une véritable révolution des mœurs, à des évolutions significatives dans la vie culturelle, sur le plan démographique, économique et social au paroxysme des Trente Glorieuses.
Avec notre esprit capable de raccourcis coupables, nous nous sommes interrogés sur la place de l’automobile dans cette ambiance de changement.On peut affirmer que 1966 fut une année mirifique en matière de design. On a vu apparaître plusieurs chefs-d’œuvre de la carrosserie italienne au cours de l’année : la Lamboghini Miura dessinée par Marcello Gandini chez Bertone et les Maserati Ghibli et De Tomaso Mangusta imaginées par Giorgetto Giugiaro pour Ghia.

À l’aune des Trente Glorieuses, certains industriels souffrent en silence. Les chaînes de production s’arrêtent chez DKW en Allemagne comme chez Studebaker au Canada. Jaguar en difficulté se rapproche de la British Motor Corporation pour constituer la British Motor Holdings. L’événement économique est le lancement de la Toyota Corolla qui va devenir ue des voitures les plus produites dans le monde.
Sur le front du sport, les changements sont radicaux. Les règles de la Formule 1 changent, la cylindrée passant de 1,5 litre à 3 litres. Le premier champion du monde de cette ère nouvelle est Jack Brabham sur une voiture portant son nom.

Dans le monde de l’endurance, la mutation touche les artisans. Ford remporte sa première victoire de Ford aux 24 Heures du Mans avec la MarkII B de Bruce McLaren et Chris Amon. Ferrari est terrassée. Les tifosi pleurent.
Sur les écrans, la Mustang de Jean-Louis Trintignant surgit sur les planches de Deauville dans Un homme et une femme. Claude Lelouch savoure sa Palme d’Or acquise au Festival de Cannes.
Sur les cimaises, le mouvement hyperréaliste s’empare de l’automobile. Enfin, dans leur description du monde contemporain, Robert Bechtle, Peter Stämpfli ou James Rosenquist regardent le monde contemporain et ses excès à travers les reflets des chromes. 1966, année mirifique.


















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