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Mazda RX-7 FB (1978-1985) : une GT d’exception dès 6 000 €!

Dans Rétro / Autres actu rétro

Mazda n’a pas attendu la MX-5 en 1989 pour produire des sportives coup de cœur. La preuve avec la RX-7, belle, rare et bourrée de caractère mais pas ruineuse à l’achat.

Profil fin, lunette arrière panoramique, la RX-7 ne manque pas de séduction.
Profil fin, lunette arrière panoramique, la RX-7 ne manque pas de séduction.

Sur le papier, le moteur rotatif présente bien des avantages. En effet, il ne comporte que très peu de pièces en mouvement, un gage de compacité et de légèreté. Il offre aussi un excellent rapport cylindrée/puissance. Inventé par le très douteux Felix Wankel (un nazi de la 1re heure), il pâtit tout de même de défauts difficiles à éradiquer, comme sa surconsommation générale, tant d’huile que d’essence. Sans oublier sa fiabilité limitée, liée notamment au manque de résistance du segment de la pointe du rotor.

La Cosmo 110S a été la première Mazda de série à moteur Wankel.
La Cosmo 110S a été la première Mazda de série à moteur Wankel.

Mais, après NSU, Mazda y a cru, lançant en 1967 le superbe coupé Cosmo Sport 110S (produit à 1 500 unités environ), suivi de plusieurs modèles dotés du moteur Wankel. Pourquoi ? Pour une question d’abord fiscale : cette motorisation était très peu taxée au Japon. Ensuite, affamé d’originalité, Mazda misait beaucoup sur le rotatif, censé apporter selon lui la douceur d’un V8, la puissance d’un 6-cylindres, le tout avec la compacité d’un 4-cylindres. Seulement, sa voracité en carburant a incité tous les constructeurs qui l’avaient testé à l’abandonner après la crise pétrolière de 1973. Tous sauf un. En effet, en 1978, le constructeur de Hiroshima dévoilait un autre coupé à moteur Wankel, destiné lui à la grande série : la RX-7.

Au Japon, la RX-7 s’appelait Savanna.
Au Japon, la RX-7 s’appelait Savanna.

 Spécifique, au contraire de sa devancière RX-3, dérivant de la 818, la RX-7 était conçue comme une vraie voiture de sport. Elle profitait d’un poids limité (une tonne), de masses réparties à égalité entre l’avant et l’arrière, ainsi que de trains roulants bien pensés. Par exemple, quoique rigide, l’essieu arrière se voyait guidé par quatre tirants. Assez inspirée de la Porsche 924, la très belle carrosserie de la Mazda profitait d’un Cx excellent pour l’époque (0,36), ce qui lui permettait de dépasser les 190 km/h, malgré la puissance limitée à 105 ch de son moteur birotor codé 12A, d’une capacité de 2 x 573 cm3, soit 2,3 l en valeur corrigée.

En revanche, cette belle finesse aérodynamique ne l’empêchait pas de consommer beaucoup, même si Mazda assurait avoir énormément travaillé à la frugalité de la voiture. Si la RX-7 avalait en effet moins de carburant que ses devancières, elle en réclamait toujours plus que ses rivales !

Un des tout premiers exemplaires, à petits feux.
Un des tout premiers exemplaires, à petits feux.

 De surcroît, elle coûtait relativement cher : 65 000 F en 1979 (32 000 € actuels) contre 52 989 F pour une plus performante Alfetta GTV 2.0 L. Mais la Porsche 924 dépassait les 80 000 F… En réalité, la RX-7 s’adressait à un pays où l’essence n’était pas chère : les Etats-Unis. Elle y a rencontré un grand succès commercial, l’Oncle Sam absorbant 80 % des 474 565 exemplaires vendus. 

Celle-ci a connu deux remises à niveau assez limitées. D’abord en 1981, où elle s’équipait d’une boîte cinq de série, de quatre freins à disque, de feux arrière élargis et de boucliers synthétiques, alors que la puissance grimpait à 115 ch. Puis en 1983, profitant d’une planche de bord revue et d’une version Turbo de 165 ch, jamais vendue en France. Fin 1985, la RX-7 changeait de génération (FC), puis encore en 1991, avant d’être remplacée par la RX-8 en 2003. Celle-ci a tiré sa révérence en 2012, sonnant le glas du moteur Wankel dans l’industrie automobile.

 

A partir de 1983, la RX-7 FA a arboré, outre de grands feux, un large aileron et un cockpit plus étoffé.
A partir de 1983, la RX-7 FA a arboré, outre de grands feux, un large aileron et un cockpit plus étoffé.

Combien ça coûte ?

Très rare chez nous, un peu plus de 500 exemplaires seulement y auraient été vendus, originale et offrant des performances amplement suffisantes, la RX-7 FB n’est pourtant pas très chère. Comptez de 6 000 à 8 000 € pour un bel exemplaire, ce montant ne variant guère selon les évolutions, certes mineures.

Que surveiller ?

Le principal souci du moteur rotatif est le manque d’étanchéité entre les pointes du rotor et le stator.
Le principal souci du moteur rotatif est le manque d’étanchéité entre les pointes du rotor et le stator.

Mazda est le constructeur qui a le plus travaillé sur le moteur rotatif, parvenant avec la RX-7 à une sorte de fiabilité. Mais elle s’obtient au prix de vidanges très fréquentes (5 000 km maxi), effectuées avec une huile de première qualité. A cette condition, le bloc Wankel passe sans encombre les 100 000 km, rendant souvent l’âme vers 150 000 km. Pour sa part, le synchro de seconde montre parfois des signes de faiblesse, alors que la direction (à billes) prend du jeu. De son côté, la carrosserie est sensible à la rouille. Les pièces se trouvent aisément, y compris en neuf chez Mazda, sauf le moteur, de surcroît très complexe à refaire…

 

Sur la route

Grâce à son châssis très équilibrée, la RX-7 adore être cravachée.
Grâce à son châssis très équilibrée, la RX-7 adore être cravachée.

Très bien dessiné, nanti d’une jolie finition, l’habitacle flatte l’œil et accueille même des passagers arrière sur de courts trajets, mais dans l’ensemble, il demeure très étriqué. Les essais d’époque louent tous le très bon équilibre dynamique de la RX-7. Cette auto est maniable, accrochée à la route tant qu’elle est lisse, et ne pâtit de strictement aucun vice. Sa direction manque un peu de précision, mais n’est pas pesante, alors que, relativement ferme, la commande de boîte procure un plaisir certain.

L’habitacle des premiers modèles exhale un charme très seventies.
L’habitacle des premiers modèles exhale un charme très seventies.

Et le moteur ? Très doux et silencieux, il manque pourtant de pêche à bas régime. C’est fait exprès : en cas de faible sollicitation, le carburateur à quatre corps envoie très peu d’essence, ce qui limite la consommation… Et la puissance ! Si on appuie plus franchement, alors la RX-7 trouve du punch, s’envole à près de 200 km/h mais se met à boire comme un trou. Presque impossible de tomber en moyenne sous les 11 l/100 km, même en roulant très calmement. En somme, une bonne petite GT, rare et exclusive, à déguster tranquillement entre deux radars.

 

L’alternative Newtimer *

La Mazda RX-8, descendante de la RX-7. Superbement dessinée et très efficace, elle se dégotte dès 6 000 € en très bon état.

La RX-8 a été dessinée sous l’égide de Ikuo Maeda, le fils de Matasaburo Maeda, auteur de la… RX-7 !
La RX-8 a été dessinée sous l’égide de Ikuo Maeda, le fils de Matasaburo Maeda, auteur de la… RX-7 !

 

Mazda RX-7 1978 : la fiche technique

Moteur : Wankel birotor

Alimentation : carburateur 4 corps

Suspension : jambes Mc Pherson (AV), essieu rigide (AR)

Transmission : boîte 4 manuelle (5 en option), propulsion)

Puissance : 105 ch à 6 000 tr/mn

Couple : 145 Nm à 4 000 tr/mn

Poids : 995 kg

Vitesse maxi : 193 km/h (donnée constructeur)

0 à 100 km/h : 9,9 s (donnée constructeur)

 

* Les newtimers sont des véhicules iconiques ou sportifs plus récents que les youngtimers, mais dont la valeur monte. Plus fiables et faciles à utiliser au quotidien, ils doivent leur essor à des caractéristiques techniques souvent disparues, comme de gros moteurs atmosphériques. Les BMW Z3 à 6 cylindres, Porsche Boxster 986 et autre Renault Clio V6 représentent bien cette nouvelle tendance.

 

 Pour trouver des annonces de Mazda RX-7, rendez-vous sur le site de Lacentrale.fr.

 

 

 

En savoir plus sur : Mazda Rx-7

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