Pourquoi Stellantis a peut-être intérêt à ne pas vendre trop de Fiat 500 Hybrid neuves
Pour l’instant, la production de la nouvelle Fiat 500 à l’usine de Mirafiori en Italie n’atteint pas tout à fait les cadences prévues initialement. Mais il y a peut-être une bonne raison à ça, qui n’a rien à voir avec le succès du modèle.

C’était l’un des plus gros coups de théâtre de l’industrie automobile européenne ces dernières années : la décision, prise par la direction du groupe Stellantis, de concevoir une version thermique de la Fiat 500 de troisième génération en réponse aux chiffres de vente très décevants de sa variante électrique commercialisée depuis 2020.
Lancée sur le marché à la toute fin de l’année 2025, la « nouvelle » Fiat 500 Hybrid reprend le groupe motopropulseur de l’ancienne 500 essence avec un moteur « dégonflé » à 65 chevaux au lieu de 70 pour répondre aux dernières normes du Vieux Continent. Au moment de la présentation de la voiture, Fiat évoquait le chiffre de 100 000 exemplaires produits chaque année à l’usine de Mirafiori en Italie.
Un peu moins que les objectifs
Comme le rapportent les journalistes italiens de Milano Finanzia, Fiat tablerait désormais sur environ 85 000 Fiat 500 produites au total sur l’année 2026 en comptant la 500 Hybrid ET la version 100 % électrique. Les quelques soucis de montée en cadence reportés il y a quelques semaines au sein de l’usine y sont sans doute pour quelque chose, mais les journalistes avancent aussi une autre explication.
Selon eux, en effet, les données de rejets de CO2 de la 500 Hybrid représentent aussi un problème pour Fiat sur le marché européen où les constructeurs ont désormais des objectifs très serrés d’abaissement des niveaux moyens d’émissions de CO2 de leurs gammes. Fiat doit respecter un objectif de 99,1 g/km en faisant la moyenne de toutes ses voitures neuves vendues sur la période 2025-2027 et les 117 g/km de la 500 Hybrid risquent de faire augmenter cette moyenne si la voiture se vend trop. Sous peine d’amendes : « avec 100 000 Fiat 500 Hybrid vendues en 2026, le constructeur s’exposerait à une amende de 170 millions d’euros », écrivent-ils.
Une montée en cadence calculée ?
Bref, l’augmentation plus lente que prévu du rythme de production de la nouvelle Fiat 500 Hybrid serait possiblement calculée, sans lien avec de gros problèmes d’industrialisation ou une demande moins forte qu’espérée. Stellantis, de son côté, explique aux journalistes de Milano Finanzia que Stellantis table sur « 120 000 Fiat 500 produits annuellement en combinant les versions essence et électriques, une fois l’outil de production équipé pour fonctionner à plein régime ».
Ce problème de quotas de CO2 se pose de toute façon aussi pour les autres modèles de Fiat, puisque la Grande Panda essence de 100 chevaux à boîte manuelle rejette au minimum 131 g/km de CO2 contre 116 g/km pour la variante à hybridation légère de 110 chevaux. La Fiat 600, elle, démarre à 109 g/km de CO2. Il n’y a évidemment qu’en vendant beaucoup de voitures électriques que le constructeur pourrait faire baisser sa moyenne.


















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