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Peugeot 106 XSI (1991-1996) : sur les talons de la 205 GTI, dès 5 500 €

Dans Rétro / News rétro

Stéphane Schlesinger

Dans l’ombre de la mythique 205 GTI, la 106 XSI ne lui concède pas grand-chose sur route mais coûte bien moins cher. Un bon moyen de s’offrir une Peugeot sportive vintage de la meilleure époque sans trop se ruiner.

À peine moins performante que la 205 GTI, la 106 XSI, apparue en 1991, profite d’un comportement aussi vif et plus sûr. À redécouvrir !
À peine moins performante que la 205 GTI, la 106 XSI, apparue en 1991, profite d’un comportement aussi vif et plus sûr. À redécouvrir !

C’est bien joli de se doter d’une voiture qui sauve la maison et qui devient une icône. Mais comment faire au moment de la remplacer ? Cette question, on l’a retournée dans tous les sens chez Peugeot quand il s’est agi de donner une descendance à la 205. Et puis, la raison financière l’a emporté. Plutôt que de concevoir une toute nouvelle plate-forme, pourquoi ne pas récupérer celle de la Citroën AX ? On la renforce, on rallonge l’empattement de 10 cm, et hop, le tour est joué. Comme avec la 205, pour dessiner la carrosserie, on met en concurrence Pininfarina et les designers Peugeot. Ces derniers l’emportent, et la petite 106 sort en 1991.

Une Peugeot 106 XT, très sympathique mais gentillette face à la XSI, ici lors du lancement en 1991.
Une Peugeot 106 XT, très sympathique mais gentillette face à la XSI, ici lors du lancement en 1991.

Le constructeur annonce qu’elle remplacera les versions bas de gamme de la 205, les variantes les plus huppées devant l’être plus tard par la 306, qui succédera à la 309. Elle aussi dérivera d’une Citroën, la ZX : il n’y a pas de petites économies ! Même si elle est présentée, fin 1991, comme une auto abordable, la 106 n’est initialement pas bradée du tout, son constructeur cherchant à booster ses marges en se « premiumisant » comme on dit aujourd’hui.

Bouclier sport ton caisse nanti de longue portée, c’est le museau plus agressif de la 106 XSI, ici en 1992.
Bouclier sport ton caisse nanti de longue portée, c’est le museau plus agressif de la 106 XSI, ici en 1992.

De surcroît, elle bénéficie d’emblée d’une version à tendance sportive : la XSI. Sous le capot, elle reprend le 1,4 l TU inauguré par l’AX et le dote d’une injection. Cela le booste à 95 ch, ce qui semble modeste, mais voilà, la 106 XSI ne pèse que 860 kg. D’où un rapport poids/puissance très intéressant de 9 kg/ch gage de bonnes performances : 190 km/h en pointe, pour un 0 à 100 km/h exécuté en 9,6 s.

À l’arrière, la 106 XSI se distingue des autres par son béquet. Le Cx ressort à 0.34 et le SCx à 0.60, peu ou prou les valeurs de la 205 GTI.
À l’arrière, la 106 XSI se distingue des autres par son béquet. Le Cx ressort à 0.34 et le SCx à 0.60, peu ou prou les valeurs de la 205 GTI.

Un peu chic, cette 106 arbore une jolie présentation (jantes alu, boucliers ton caisse, longue portée) et un équipement… succinct. En effet, si elle bénéficie d’un bel intérieur en velours, les vitres électriques et la fermeture centralisée restent en option. Vu le prix de 85 000 F (19 900 € actuels selon l’Insee), c’est fort de café. En supplément, on trouve aussi l’ABS, le toit ouvrant, la peinture métal et les rétros électriques. En fait, la 106 XSI ne coûte que 6 500 F de moins que la 205 GTI 115 ch, autrement réputée. De sorte qu’elle ne fera qu’une petite carrière. Avec peu d’évolutions à la clé.

Fin 1993, pour fêter la victoire de Peugeot aux 24 H du Mans, une série limitée Le Mans est lancée. De couleur rouge, elle bénéficie de quelques options (vitres et rétro électriques, clim) ainsi que d’une belle sellerie cuir/Alcantara. 1 000 seront fabriquées, dont 300 pour la France. Ensuite, pour 1995, on note le remplacement du TU 1,4 l par un XU 1,6 l de 105 ch, mais pas celui de la 205 GTI. La XSI disparaît en 1996 car arrive la 106 restylée, qui boostera ce bloc à 120 ch dans sa version S16 !

Contrairement à la Citroën AX GTI, la Peugeot 106 XSI, ici en 1992, a droit à des jantes alliage non pas de 13 mais de 14 pouces.
Contrairement à la Citroën AX GTI, la Peugeot 106 XSI, ici en 1992, a droit à des jantes alliage non pas de 13 mais de 14 pouces.

Combien ça coûte ?

Lentement mais sûrement, la cote de la 106 XSI grimpe. Actuellement, pour un exemplaire sain (donc pas parfait), il faut compter 5 500 €. Une auto vraiment impeccable peut prétendre à 7 000 €, voire 8 000 € si le kilométrage reste sous les 100 000 km. Les rares Le Mans exigent 2 000 € de plus.

Une 106 XSI 1,6 l de 1995. Les rétros adoptent la couleur de la caisse et les pneus passent de 175 de large à 185, mais les performances ne progressent guère à cause du poids en hausse.
Une 106 XSI 1,6 l de 1995. Les rétros adoptent la couleur de la caisse et les pneus passent de 175 de large à 185, mais les performances ne progressent guère à cause du poids en hausse.

Quelle version choisir ?

Comme il n’y en a qu’une, optez pour le plus bel exemplaire possible, et dans une configuration d’origine.

Fin 1993, la série limitée Peugeot 106 XSI Le Mans se distingue par sa robe rouge Lucifer et son équipement très complet.
Fin 1993, la série limitée Peugeot 106 XSI Le Mans se distingue par sa robe rouge Lucifer et son équipement très complet.

Les versions collector

Toute 106 XSI en parfait état sera un collector, mais évidemment, de ce point de vue, rien ne vaut la Le Mans.

Le moteur TU 1,4 l de la 106 XSI est très fiable à condition de bien surveiller le refroidissement. Ici une auto de 1993. Photo : Benzin.fr.
Le moteur TU 1,4 l de la 106 XSI est très fiable à condition de bien surveiller le refroidissement. Ici une auto de 1993. Photo : Benzin.fr.

Que surveiller ?

Mécaniquement, la 106, c’est du solide. À condition que le circuit de refroidissement soit en parfait état car ça chauffe sous le petit capot. Vidanges régulières du liquide impératives, sinon on risque un claquage du joint de culasse.

À l’arrière, maladie des Peugeot à bras tirés, les roulements de ceux-ci prennent du jeu et les roues adoptent un carrossage négatif accompagné de grincements. Le changement du train est alors impératif.

Par ailleurs, notons des soucis électroniques affectant parfois l’antidémarrage, qui peuvent se révéler agaçant. Enfin, l’auto ayant parfois plus de 30 ans, elle peut souffrir de corrosion, même si elle n’y est pas exagérément sensible. La 106 est globalement une auto très endurante.

Au volant

Sur route, la Peugeot 106 XSI régale par sa vivacité et son moteur rageur. Ici en 1992.
Sur route, la Peugeot 106 XSI régale par sa vivacité et son moteur rageur. Ici en 1992.

La XSI est une 106 de première génération, donc aux sièges non surélevés. Aussi, pour les grands, sa position de conduite est-elle meilleure que celle d’une S16 ! Au démarrage, le moteur émet un son bien sympa et, surprise, dispose d’une bonne souplesse. Néanmoins, on appréciera nettement plus son peps à haut régime, car il prend ses 7 000 tr/min : c’est qu’il est vivant ce petit TU ! Et autorise des performances très proches d’une 205 GTI, voire meilleures en reprises, surtout que la 106 tire court. Etonnant !

Mais moins que le châssis. Tout aussi précise que la 205, la 106 se montre également plus stable du train arrière au levier de pied, de sorte qu’on attaque plein sereinement. Vive et agile, la XSI est un régal à mener dans les virolos, où elle est très efficace.

Habitacle joliment présenté et bien fini pour la 106 XSI, mais l’équipement, malgré le prix élevé, n’est pas complet.
Habitacle joliment présenté et bien fini pour la 106 XSI, mais l’équipement, malgré le prix élevé, n’est pas complet.

Elle est même très sûre, voire rivée au sol, en longue courbe, là où la 205 demande un peu de doigté. Seule sa direction gagnerait à être un peu plus rapide. La suspension est très ferme mais sans excès, de sorte que la seule vraie gêne sur autoroute provient du moteur bruyant. Heureusement, il est frugal, réclamant environ 7,5 l /100 km en moyenne.

L’alternative youngtimer

Peugeot 104 ZS (1975-1985)

Une Peugeot 104 ZS de 1977 agrémentée de quelques accessoires disponibles en concession, comme les enjoliveurs spéciaux et les bandes latérales.
Une Peugeot 104 ZS de 1977 agrémentée de quelques accessoires disponibles en concession, comme les enjoliveurs spéciaux et les bandes latérales.

Apparue en 1972, la Peugeot 104 est très moderne techniquement mais d’une austérité à pleurer. L’inverse d’une R5 ! Cela s’arrange en 1973 quand apparaît la 104 Coupé, raccourcie mais plus chic et dotée d’un hayon. Surtout, elle adopte fin 1975 une variante épicée ZS, dont le moteur 1 124 cm3 développe 66 ch. De quoi pointer à 155 km/h, ce qui est alors très intéressant.

En 1977, elle gagne de gros pare-chocs, alors qu’en 1980 son moteur grimpe à 1 360 cm3 et 72 ch, tout en s’alliant à une boîte 5. Parallèlement, on note l’installation de nouveaux projecteurs et d’un tableau remodelé. En 1983, dernière évolution, la ZS grimpe à 80 ch, grâce à l’ajout d’un deuxième carburateur, et passe les 160 km/h. La dernière ZS est produite en 1985 : 80 000 ont été fabriquées, mais bien peu subsistent ! À partir de 9 000 €.

Peugeot 106 XSI (1992), la fiche technique

Le chic habitacle d’une 106 XSI Le Mans de 1993, alliant cuir et Alcantara.
Le chic habitacle d’une 106 XSI Le Mans de 1993, alliant cuir et Alcantara.
  • Moteur : 4 cylindres en ligne, 1 360 cm3
  • Alimentation : injection
  • Suspension : jambes McPherson, ressorts hélicoïdaux, barre antiroulis (AV) bas tirés, barres de torsion, barre antiroulis (AR)
  • Transmission : boîte 5 manuelle, traction
  • Puissance : 95 ch à 6 600 tr/mn
  • Couple : 117 Nm à 4 200 tr/mn
  • Poids : 860 kg
  • Vitesse maxi : 190 km/h (donnée constructeur)
  • 0 à 100 km/h : 9,6 s (donnée constructeur)

> Pour trouver des annonces de Peugeot 106, rendez-vous sur le site de La Centrale.

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