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Ponts de mai : pourquoi vos trajets pourraient vous coûter 5 610 € d’amendes

Dans Pratique / Autres actu pratique

Lionel Bret

Une étude de l’opérateur Coyote alerte sur la densité exceptionnelle des contrôles de vitesse durant les week-ends prolongés. Entre fatigue et inattention, la facture pourrait s’avérer salée pour les automobilistes.

Ponts de mai : pourquoi vos trajets pourraient vous coûter 5 610 € d’amendes
Pendant les ponts de mai, un conducteur traverserait plus de 82 zones de contrôles radar ©Le Journal de Saöne et Loire Maxppp

C’est un rituel immuable du printemps. À la faveur des ponts du mois de mai, des millions de Français s’offrent quelques jours d’évasion.

Cette année encore, la voiture reste la reine incontestée de cette transhumance saisonnière. Trois vacanciers sur quatre privilégient leur véhicule personnel pour ces escapades. Mais derrière le plaisir de l’évasion se cache une réalité comptable très aride.

5 610 € d’amendes possibles

La société Coyote, spécialiste de l’aide à la conduite, met en lumière une pression de contrôle routier particulièrement intense durant cette période. Selon leurs relevés, un automobiliste croise en moyenne 82,5 zones de contrôle radars sur son trajet pendant les ponts de mai.

Un conducteur qui commettrait une infraction à chaque zone de contrôle rencontrée s’exposerait à un cumul théorique maximal de 5 610 euros d’amendes.

Si ce scénario relève de la statistique extrême, voire carrément de la chimère mathématique, il illustre surtout le changement de paradigme des contrôles en France. Sur les 82,5 zones de contrôles identifiées, la part de l’imprévisibilité grandit. Si les radars fixes (64,2 en moyenne) font désormais partie du paysage, ce sont les radars mobiles ou autonomes (18,3 rencontrés) qui surprennent les usagers. Notamment les plus distraits.

Le « conducteur distrait », nouvelle cible budgétaire

L’étude introduit la notion de conducteur distrait. Celui qui, sans être un chauffard -vous, nous- dépasse la limite autorisée de seulement 5 km/h passible d’une amende forfaitaire de 68 €, sans retrait de point. Un écart de conduite souvent provoqué par des facteurs banals : réglage du GPS, discussion avec les passagers ou simple lassitude après plusieurs heures de trajet. L’enjeu n’est plus seulement la sécurité routière, mais la gestion du stress lié à une surveillance quasi constante.

Coyote parle d’un risque financier lié à un petit excès de vitesse. Cependant, la politique actuelle de sécurité routière s’éloigne du simple contrôle de vitesse pour s’attaquer plus largement aux comportements à risques.

Du « Tout Vitesse » au « Tout Comportement »

Pour cela les pouvoirs publics déploient une nouvelle génération de radars multifonctions. Contrairement aux anciens modèles, ils ne se contentent plus de contrôler la vitesse. Le non-port de la ceinture de sécurité, l’usage du téléphone au volant, le non-respect de la signalisation ou encore des distances de sécurité sont surveillés de près.

Un seul passage devant ces nouveaux radars peut désormais déclencher plusieurs amendes simultanées (ex : vitesse + téléphone = deux contraventions distinctes).

Une hausse de la mortalité qui justifie la fermeté

L’État justifie cette pression par des chiffres alarmants. En 2025, la mortalité routière a augmenté de 2,1 % (3 260 décès), avec une hausse inquiétante chez les jeunes de 18-24 ans.

La politique de sécurité routière a d’ailleurs durci le ton. Les très grands excès de vitesse (plus de 50 km/h au-dessus de la limite) sont désormais qualifiés de délits dès la première infraction.

Pour répondre à la critique du piège financier, l’État teste depuis janvier 2026 le retour du flash lumineux sur certains radars tourelles (qui fonctionnaient jusqu’ici en infrarouge invisible). Cela afin de permettre au conducteur de savoir immédiatement qu’il a été pris en faute pour qu’il ralentisse instantanément, renforçant l’aspect préventif plutôt que purement répressif.

Si le texte de Coyote joue sur la crainte des amendes et du « portefeuille vide », la sécurité routière cherche surtout à automatiser la détection des comportements risqués, bien plus dangereux que les petits excès de vitesse de 5 km/h.

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