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Pourquoi la crise du carburant n’est pas la seule raison du boom des ventes de véhicules électriques en France

Alors que le marché automobile français reste en baisse, les voitures électriques signent une belle progression. Les automobilistes se ruent-ils sur les autos à brancher à cause des prix du carburant en hausse ? Ce paramètre aura certainement un effet mais il y a d’autres critères à prendre en compte dans ce constat.

Pourquoi la crise du carburant n’est pas la seule raison du boom des ventes de véhicules électriques en France
La Renault 5 actuelle, leader du marché des voitures électriques en France.

Difficile de se féliciter de la situation actuelle du marché automobile français lorsqu’on est un professionnel de la vente de voitures neuves. Sur les quatre premiers mois de l’année 2026, le marché a connu un repli de 1,6 %. Il a encore perdu 0,3 % sur le mois d’avril, traditionnellement l’un des mois les plus calmes de l’année automobile.

Pourtant dans ce contexte, les ventes de voitures électriques neuves explosent : 148 302 véhicules sans énergie fossile immatriculés sur les quatre premiers mois de l’année 2026, soit une hausse de 48 % par rapport à la même période de l’année 2025. On n’est pas encore face à un raz-de-marée puisque ces voitures électriques ne représentent « que » 26 % du total des immatriculations de véhicules neufs sur la période. Mais à titre de comparaison, cette part des voitures électriques n’était que de 18,2 % sur la même période de l’année dernière.

L’effet du prix des carburants ?

Les consommateurs français se ruent-ils sur les voitures électriques à cause de la hausse importante du prix des carburants depuis le mois de février ? Impossible d’imaginer qu’il n’y a pas un effet de cette brusque augmentation de la valeur d’un litre d’essence ou de diesel dans l’intérêt que portent les automobilistes français aux autos à batteries.

Mais comme le précisent les communicants de la Plateforme Automobile (PFA), ces effets directs sur les ventes de voitures électriques sont « difficilement quantifiables pour l’instant dans les statistiques », en admettant que les véhicules immatriculés en mars et avril ont été commandés avant cette nouvelle crise des carburants fossiles déclenchée par la guerre en Iran.

Les autres raisons

N’oublions pas non plus que cette hausse de 48 % des ventes de voitures électriques neuves se mesure en comparant avec le premier quart de l’année 2025. Or, c’était justement une mauvaise période pour les ventes de voitures électriques neuves en France : non seulement le bonus écologique était alors au plus bas avec « seulement » 2 000€ d’aides pour la majorité des ménages français, mais il n’y avait pas non plus de livraisons de voitures électriques neuves dans le cadre d’une « vague » de leasing social (contrairement au premier quart des années 2026 et 2024).

Les immatriculations de voitures électriques atteignaient déjà une part record au mois de janvier 2026, moment où les véhicules commandés à partir de l’été 2025 par les clients (encouragés par le nouveau bonus « Prime CEE » augmenté à plus de 3 000€ et jusqu’à près de 6 000€ pour les ménages les moins aisés) ont commencé à être livrés.

Sachant que le gouvernement français prévoit d’augmenter à nouveau le barème des aides à l’achat de voitures électriques neuves dans les semaines à venir et même de remettre en place le « leasing social », tout en n'oubliant pas que les sociétés ont de plus en plus de pression pour acheter des voitures électriques, les ventes de voitures électriques pourraient rester hautes (et soutenues) toute l’année. D’autant plus que les effets du prix des carburants devraient eux aussi commencer à se faire sentir dans les immatriculations ces prochains mois.

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