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La production de voitures électriques explose en France, mais elles ne sont pas majoritairement pour nous

La production française de véhicules à watts a bondi de 74 %, portée par l’ascension de la Renault 5. Mais derrière cette performance saluée par l’Insee se cache un paradoxe : si la France assemble de plus en plus d’électriques, elle importe deux tiers des EV achetés.

La production de voitures électriques explose en France, mais elles ne sont pas majoritairement pour nous
Une Renault 5 sur la chaîne d'assemblage de Douai. Cédit photo : Caradisiac.

La hausse est spectaculaire. Évidemment, lorsque l’on part de peu, il est plus facile de doubler la mise que lorsque les chiffres sont déjà élevés. Il n’empêche que la performance convient d’être saluée. La production de véhicules électriques en France a augmenté de 74 % en 2025 par rapport à l’année prédécente, selon la note de conjoncture de l’Insee qui paraît ces jours-ci.

Dans le même temps, elle n’a progressé que de 27,3 % pour les hybrides (rechargeables ou pas), alors que les pures thermiques chutent de - 11,8 %. Une baisse somme toute logique, puisque, malus et taux de C02 oblige, de moins en moins de ces dernières se passent de béquille électrique, même légère.

Des autos fabriquées en France, et souvent exportées en Angleterre

Comment expliquer cette hausse des toutes électriques ? La réponse tient en un seul modèle ou presque : R5. La citadine à watts est devenue un phénomène. Elle s’est écoulée à 38 000 exemplaires l’an passé, en une seule année de production et a démarré 2026 en trombe. Et pas qu’en France : c’est devenu la deuxième auto la plus vendue sur le continent, derrière le Skoda Elroq et devant la Tesla Model Y.

Ce succès de la petite Renault explique, en partie, l’autre étonnant chiffre relevé par l’institut des statistiques : près de deux tiers des autos fabriquées ici sont vendus ailleurs. Mais où sont immatriculées ces 63 % d’unités ? Leur premier client est anglais et il absorbe à lui seul 24,3 % des exportations. L’Albion pas toujours perfide est suivie de l’Allemagne qui en achète 13,7 % et des Pays-Bas pour 11,4 %. Les pays restants, qui s’en offrent moins de 10 % chacun, sont, dans l’ordre d’importance, le Danemark, l’Espagne, la Turquie, l’Italie (4,2 %).

Peugeot e-208 : la Française assemblée en Espagne.
Peugeot e-208 : la Française assemblée en Espagne.

Dans le même temps, et c’est plutôt paradoxal, l’hexagone, qui a fabriqué 216 000 électriques l’an passé, en a acheté 330 000, soit deux tiers de plus. D’où viennent ses exportations ?

Curieusement, la Chine n’est pas en pole position de nos choix en la matière. C’est l’Allemagne qui assure à elle seule un tiers des électriques importées, alors que l’empire du Milieu n’en vend que 21,6 %. Les autres ? Elles proviennent notamment de Slovaquie, du Maroc, d’Espagne, et de la République tchèque.

La délocalisation va bon train

Pour autant, pour le moment du moins, il est inutile de hurler à l’invasion étrangère forcenée, mais plutôt à la délocalisation. Ainsi, la Citroën Ami est assemblée à Kenitra au Maroc, ou la Citroën a-C3 pourrait bien la rejoindre en compagnie de la Peugeot e-208. Cette dernière étant aujourd’hui produite en Slovaquie et en Espagne.

C’est aussi dans ce pays, à Vigo, qu’est fabriquée la e-2008 et l’Opel e-Corsa, cousine de la 208. Curieusement, les importations en provenance de Corée du Sud (Hyundai-Kia) ne représentent que 3,7 %. Mais ces marques ont installé des usines en République tchèque et slovaques et y assemblent leur Hyundai Kona Electric et le Kia EV4.

Renault s’accroche donc au made in France. Pour combien de temps ? La délocalisation partielle de la Renault 5 est dans l’air du temps, et celle de la Twingo, en pleine phase de lancement, est déjà actée : la nouvelle petite citadine a été développée à Shanghai et elle est fabriquée en Slovénie.

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