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Essai vidéo - Citroën Ami Buggy (2022) : l’électrique dans le vent

Sans permis mais pas sans succès, la Citroën Ami suscite un joli engouement depuis 2020. Il en va de même pour sa version Buggy, dont les 50 unités se sont instantanément vendues début juillet. Une raison suffisante pour ne pas l’essayer ? À d’autres !

Essai vidéo - Citroën Ami Buggy (2022) : l’électrique dans le vent

 EN BREF

Série limitée à 50 exemplaires

Quadricycle de plein air

Plus en vente… pour l’instant

Accueillie avec un certain scepticisme, la Citroën Ami a pourtant rencontré un beau succès commercial, puisqu’elle s’est écoulée à plus de 20 000 unités en moins de deux ans. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, elle se vend principalement non pas en ville mais à la campagne, où elle séduit les personnes qui n’ont pas (ou plus) de permis de conduire. Les parents fortunés aiment aussi l’offrir à leur progéniture, car ils l’estiment bien plus sûre qu’un deux-roues. Son prix raisonnable pour une auto sans permis, son design acidulé et son blason rassurant l’ont bien aidée, mais c’est surtout son concept qui a séduit. En effet, elle offre deux belles places côte à côte dans un habitacle fermé, ce qui l’oppose à la Renault Twizy et ses sièges en tandem.

Essai vidéo - Citroën Ami Buggy (2022) : l’électrique dans le vent

Essai vidéo - Citroën Ami Buggy (2022) : l’électrique dans le vent

 

En décembre 2021, Citroën a présenté le concept Ami Buggy, en annonçant qu’il serait limité à 50 exemplaires numérotés. Aussi, quand le site de vente a été ouvert en juillet, tous sont instantanément partis malgré un prix 2 000 € supérieur à celui de l’Ami standard, soit 9 790 €.

Essai vidéo - Citroën Ami Buggy (2022) : l’électrique dans le vent
Essai vidéo - Citroën Ami Buggy (2022) : l’électrique dans le vent

Payer plus cher pour se passer de portes, remplacées par de simples rabats métalliques rappelant des portiques de télécabine, ça fonctionne ! On a aussi droit à un toit amovible, sous forme de capote qu’on enroule, comme sur une 2CV, ainsi qu’à une décoration spécifique : jantes dorées sans enjoliveurs, peinture kaki, gros aileron de toit… Ça en jette !

Essai vidéo - Citroën Ami Buggy (2022) : l’électrique dans le vent
Essai vidéo - Citroën Ami Buggy (2022) : l’électrique dans le vent

Mécaniquement, pas de changement en revanche : 8,2 ch, batterie de 5,5 kWh, 45 km/h maxi, 70 km d’autonomie. Comme il s’agit d’un quadricycle, les normes d’homologation sont bien plus souples : pas d’ABS ni d’ESP, pas d’airbag, pas de rétro central…

Cela permet de contenir le prix de vente, très inférieur à celui d’une Twizy, tout comme la fabrication très astucieuse : par exemple, les faces avant et arrière sont quasi identiques, ce qui limite les frais de développement et de fabrication. À propos de fabrication, Citroën n’exclut pas du tout de relancer la fabrication de l’Ami Buggy. Réfléchissez si vous comptez en acheter une d’occasion à 25 000 €…

Sur la route : non, plutôt en ville

Essai vidéo - Citroën Ami Buggy (2022) : l’électrique dans le vent

Joe le taxi, il ne va pas partout… L’Ami non plus. Elle n’a effet pas le droit de rouler sur les voies pour automobiles, même le périphérique parisien. Pas grave, nous l’essayons au Touquet, par temps frais (17°C) mais sous un beau soleil. Je m’attendais à rejouer le sketch du permis de conduire de Jean Yanne (les moins de 40 ans ne connaîtront pas) tant j’imaginais le cockpit étriqué. En réalité, à bord, deux grands gaillards s’installent sans se gêner. L’impression d’espace est même étonnante pour un véhicule de 2,40 m de long ! Il faut dire qu’on est assis presque contre la lunette arrière, de sorte que le pare-brise semble très loin. Il ne faudrait pas qu’on ait à le désembuer avec un chiffon…

Essai vidéo - Citroën Ami Buggy (2022) : l’électrique dans le vent

Cela ne risque pas d’arriver avec l’Ami Buggy car elle est ouverte à tous les vents, de par l’absence de portières. On tire sur la languette, le battant se déverrouille, et on s’assied sur (et non dans) un siège dont l’inconfort rappelle les banquettes en bois des rames de métro Sprague-Thomson. Ensuite, on apprécie la position de conduite bien pensée. On tourne la clé, un bip retentit, on appuie sur la touche D, à gauche de l’assise, et… on roule. La poussée n’est pas violente, mais suffisante pour s’insérer sans souci dans le trafic urbain. On arrive assez vite aux 45 km/h promis, et on les tient en montée, même après un bon déjeuner. Puis, quand vient la descente, on appuie sur la touche N, ce qui désenclenche le moteur, et on peut atteindre 50 km/h. Vertige de la vitesse !

La visibilité étant excellente, on voit tous les dangers arriver, sauf s’ils se manifestent derrière l’Ami : les rétros sont trop petits. Pour sa part, la direction se montre plutôt bien calibrée, donc suffisamment rapide et légère, mais ne compromettant jamais la stabilité du véhicule. En sus, on a droit à un rayon de braquage ultracourt.

La tenue de route ? Ou plutôt tenue de rue… Elle se révèle saine et sans surprise, la Citroën restant bien campée sur ses roues repoussées aux quatre coins du châssis. Pas de tendance inopinée à la mise en tonneau (ce qui arrive sur les autos sans permis), léger sous-virage à la limite. Elle se comporte en mini-traction bien conçue, et si on veut s’amuser, on peut toujours tirer le frein à main (très efficace), sur voie fermée bien entendu. Même le freinage est convaincant, car suffisamment puissant et facile à doser.

L’habitacle, bien conçu, accueille sans souci deux passagers presque côte à côte.
L’habitacle, bien conçu, accueille sans souci deux passagers presque côte à côte.

Quant à la suspension, elle sautille mais filtre honorablement les inégalités, tout en réduisant les prises de roulis. Seulement, là encore, le siège horriblement dur se manifeste en vous abîmant le postérieur. Citroën annonce 70 km d’autonomie ? Impossible à vérifier d’une traite, on a le fondement en compote bien avant !

De toute façon, la Buggy ne se destine qu’aux courts trajets côtiers, et distille de goûteuses sensations de plein air. Alors qu’importe si les remous l’envahissent, elle est faîte pour ça. Qu’importe si les battants métalliques cliquettent tant qu’ils peuvent, on ne restera pas longtemps à bord. Qu’importe si le support de smartphone ne rassure pas… Ah non, ça c’est ennuyeux : on a peur de perdre son terminal quand la voiture passe sur une grosse bosse, voire de se le faire voler par une main rapide quand on est à l’arrêt. Il faut dire que l’Ami attire les regards, curieux et bienveillants.

 Le combiné d’instruments est très peu lisible par forte luminosité. La qualité de fabrication laisse franchement à désirer.
Le combiné d’instruments est très peu lisible par forte luminosité. La qualité de fabrication laisse franchement à désirer.

Dernier point, sur notre exemplaire, le bloc d’instrumentation était mal fixé et illisible car son affichage manquait totalement de luminosité. D’une manière générale, l’engin ne semble pas tellement fait pour durer. Parfait pour enseigner le bricolage aux ados !

Chiffres clés *

  • Longueur : 2,41 m
  • Largeur : 1,39 m
  • Hauteur : 1,52 m
  • Nombre de places : 2 places
  • Volume du coffre : NC / NC
  • Boite de vitesse : NC
  • Carburant : Electrique
  • Taux d'émission de CO2 : NC
  • Malus : NC
  • Date de commercialisation du modèle : Avril 2020

* pour la version MY AMI BUGGY.

Le bonus / malus affiché est celui en vigueur au moment de la publication de l'article.

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