Quand la star des Bleus Michael Olise s’inspire directement de la philosophie Toyota
Un tatouage en caractères japonais intrigue sur le mollet du numéro 11 des Bleus. Loin d’être un simple motif esthétique, ou une opération de sponsoring à même la peau, il renvoie au kaizen, ce principe d’amélioration continue cher à Toyota. Quand le mantra du premier constructeur automobile mondial devient la ligne de conduite de la nouvelle coqueluche de l’équipe de France.

C’est évidemment la grande découverte (du moins pour les moins initiés) de ce Mondial côté Bleus. Et plus l’échéance d’une troisième étoile se rapproche, plus Michael Olise devient la star en vue, bien au-delà du foot. Après Télérama, peu porté sur le ballon rond, qui a demandé leur avis à un chorégraphe, un philosophe et un écrivain sur le numéro 11 français, c’est au tour de la presse économique de se pencher sur son cas.
Car, comme nombre d’observateurs, Les Échos ont remarqué un curieux tatouage sur le mollet du joueur. Deux caractères japonais y sont gravés, d’un 改善 qui veut dire kaizen. Le mot est un peu le mantra de Toyota et serait la contraction de kai (changement) et zen (meilleur). En d’autres termes, ce que prône le premier constructeur mondial, c’est « l’amélioration continue ».
Mais ce n’est pas dans une usine du groupe que la nouvelle star des Bleus a entendu parler de kaizen pour la première fois, ni sur son smartphone en regardant le film de l’influenceur Inoxtag qui porte ce nom, mais au centre d’entraînement de Crystal Palace en 2021.
Comme il s’en est confié auprès de la presse anglo-saxonne, c’est un entraîneur du club anglais qui évoquait cette pratique devant lui et il s’en est emparé. « L’idée de s’améliorer chaque jour, petit à petit, jusqu’à atteindre un certain niveau : je me reconnais dans cette philosophie. » a-t-il justifié.
Du coup, le média économique a voulu en savoir plus et a posé la question à celui qui est à même d’en parler le mieux, puisque Didier Leroy est non seulement le patron de Toyota Europe, mais a failli entamer une carrière de footballeur si une méchante blessure ne l’en avait empêché.
Le collectif au service de l’individu
Pour lui, le kaisen, « c’est une animation, pas un schéma de jeu. Et d’ajouter qu’il ne faut surtout pas formater les choses, les rendre mécaniques ». Didier Leroy y voit également un apport au collectif. « Posez-vous la question, quand vous rentrez du boulot : finalement, qu’est-ce que j’ai pu faire aujourd’hui pour véritablement faire progresser l’entreprise, comment je peux être plus efficace dans mon travail. Parce qu’en étant plus efficace dans mon travail, je vais en bénéficier moi-même » Message certainement reçu 5/5 par Olise dont la cote, déjà élevée, devrait sacrément grimper après ce Mondial.
Mais le boss de Toyota applique aussi cette philosophie au management. Pour lui, le kaizen, s’adresse aussi aux cadres et aux coachs. « Le manager, ce n’est pas le patron. Le manager, c’est la personne qui vient vous accompagner ». On ne sait pas, en revanche, si Didier Deschamps a un mollet tatoué.


















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