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Qui est Luca de Meo, le (futur) nouveau patron de Renault ?

Dans Economie / Politique / Personnalités

, mis à jour

C'est officiel : le conseil d'administration de Renault a validé la nomination de Luca de Meo au poste de directeur général. Une belle prise pour le Losange, cet Italien jovial ayant une très grande expérience dans l'industrie automobile. Il a notamment œuvré au redressement express de Seat.

Qui est Luca de Meo, le (futur) nouveau patron de Renault ?

Le faux suspense prend fin. Luca de Meo va devenir le directeur général de Renault. Le conseil d'administration du Losange s'est réuni ce mardi pour valider cette nomination. Luca de Meo ne prendra cependant ses fonctions que le 1er juillet 2020. Nos confrères du Figaro révélaient qu'il doit pour l'instant rester en retrait suite à une clause "garden leave" qui prévoit que le dirigeant effectue son préavis chez lui ! D'ici là, Clotilde Delbos continuera d'assurer l'intérim, ce qu'elle fait depuis octobre 2019 et le débarquement express de Thierry Bolloré, et sera nommée au 1er juillet directeur général adjoint.

Dès la confirmation du départ de Bolloré, Renault ne l'avait pas caché : il allait prendre son temps pour lui trouver un remplaçant. La marque a notamment fait appel à des cabinets de chasseurs de têtes, avec un cahier des charges très ambitieux : une personne avec une excellente connaissance du monde de l'automobile, dotée d'une solide expérience, capable de tenir les rênes d'une grosse machine tout en renouant les liens avec Nissan, et qui véhicule une image rassurante pour l'État français.

Renault a privilégié le recrutement externe pour avoir quelqu'un avec un œil neuf. Le Losange ne s'interdisait rien, pas même la possibilité d'avoir une personne non Française à sa tête. Et c'est donc ce qui arrive, puisque Luca de Meo est italien, mais très francophile. Il était jusqu'à début janvier à la tête de Seat, un poste duquel il a démissionné. Renault a dû gérer le rachat de sa clause de non-concurrence auprès du groupe Volkswagen, qui aurait été gourmand financièrement. Il faut dire que l'Allemand voit partir un grand talent.

Né en 1967, Luca de Meo est diplômé en administration des affaires à l'Université Commerciale Luigi Bocconi de Milan. Il a près de trente ans d'expérience dans le monde de l'automobile. Son CV est très riche, puisqu'il a connu quatre grands groupes. En 1998, il était chez Toyota Europe. En 2002, il a filé chez Fiat, devenant responsable des marques Fiat, Lancia et Alfa Romeo. Il a notamment œuvré au lancement de la nouvelle 500, énorme carton commercial. Il a été nommé directeur marketing de Fiat en 2007. En 2009, comprenant que Sergio Marchionne ne lâcherait jamais les rênes de Fiat, il est allé chez Volkswagen, puis a pris la direction du marketing d'Audi. Il est devenu le patron de Seat en 2015, avec à la clé un joli bilan, les ventes de la firme espagnole ayant été boostées sous son mandat.

Le quatrième grand constructeur qu'il a connu, c'est celui du début, c'est Renault. C'est chez le Losange qu'il a commencé sa carrière dans l'automobile, puisqu'il a rejoint la filiale italienne en 1992. C'est donc un retour aux sources ! L'avantage d'un tel parcours, c'est que Luca de Meo, qui a travaillé dans une douzaine de pays, est polyglotte, parlant français, italien, allemand, anglais et espagnol. Il lui faudra maintenant apprendre le japonais pour œuvrer à la relance de l'Alliance ! On lui connaît surtout un management ferme mais mesuré. Exigeant avec les autres mais aussi avec lui-même, "il valorise les idées, les propositions, ce qui permet de lui faire accepter certaines difficultés" selon un de ses proches cité par le Figaro.

Avec Luca de Meo, associé au président Jean-Dominique Senard, venu de Michelin, Renault veut tourner la page Ghosn. Luca de Meo est d'ailleurs une personnalité très différente. Alors que Ghosn était le symbole du dirigeant froid, Luca de Meo fait preuve d'un "enthousiasme indéboulonnable", selon un ancien collaborateur cité par le Parisien. Il est surtout passionné par l'auto et la moto, ce qui semble logique… mais dont on pouvait douter avec Ghosn.

Toujours le sourire aux lèvres, Luca de Meo aime le football et la musique électronique, racontant souvent qu'il aurait pu devenir DJ. Un ami a confié au Figaro que de Meo passait aussi aux fourneaux : "Quand tu vas dîner chez lui, c’est lui qui cuisine les pâtes, choisi le vin, exclusivement italien, et vient râper la truffe du Piémont, qu’il fait venir d’Italie, dans l’assiette de chaque invité". Le temps d'évacuer les clauses, il va donc avoir quelques semaines pour préparer de nouvelles recettes, celles de la relance du Losange.

> La réaction de Jean-Dominique Senard, président du conseil d'administration :

"Je me réjouis de cette nouvelle gouvernance qui marque une étape décisive pour le groupe et pour l’Alliance. Monsieur Luca de Meo est un grand stratège et visionnaire d'un monde automobile en pleine mutation. Son expertise mais aussi sa passion pour l'automobile font de lui un véritable atout pour le groupe."

Bruno Le Maire, ministre de l'Economie, a salué cette nomination :

 

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Commentaires (28)

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On va peut être avoir de belles voitures maintenant

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j'ai envie d'un œil neuf sur ce chantier, une vision jeune...

Par

C est vrai qu il s est montré relativement efficace avec Seat

Par

En réponse à Kanne1979

C est vrai qu il s est montré relativement efficace avec Seat

Ça s'est sûr...bon avec des bases VAG tu as déjà une grosse image de marque (à tord ou à raison). Seat a su monter en gamme et proposer des productions d'excellente qualité et aux finitions digne du segment Supérieur...de plus ils ont un modèle familiale au top avec l'Alhambra ainsi que des SUV au top...sans compter leur Leon qui sera sûrement une réussite comme d'habitude...Renault pourra peut-être enfin avoir une bonne image et perdre cette image de daube française comme traine Peugeot

Par

En réponse à Kanne1979

C est vrai qu il s est montré relativement efficace avec Seat

N'en déplaise aux petits haters, il a fait ce qu'il a pu avec les moyens fournis à Seat et les résultats sont clairs : des ventes en nette progression, une Leon qui n'a pas peur de se mesurer face à des modèles plus prestigieux niveau vente, une gamme qui n'a plus à rougir de ses cousines...

Sauf que là, c'est plus Seat, c'est Renault. C'est la grosse marque du groupe. Autant dire qu'il n'aura plus à quémander auprès du Groupe pour avoir accès aux dernières innovations, c'est lui qui les donne.

J'ai vraiment hate de voir ce que ça va donner.

Par

En quoi peut il contribuer au succès d'une marque ce n'est pas lui qui dessine les véhicules, c'est la partie marketing uniquement qu'il travaille ?

Par

En réponse à axoxyxous

En quoi peut il contribuer au succès d'une marque ce n'est pas lui qui dessine les véhicules, c'est la partie marketing uniquement qu'il travaille ?

C'est lui qui prend les décisions et donne la ligne directrice générale.

Par

Bonne progression de carrière, après la sous marque du Kube, la meilleure marque française, il ne pourra que mieux faire ! :bien:

Par

Bonne perspective à venir...................

Par

En réponse à SteppeOuais

Bonne progression de carrière, après la sous marque du Kube, la meilleure marque française, il ne pourra que mieux faire ! :bien:

Sous marque du cube et maintenant chez Renault, il va certainement leurs enseigner comment fabriquer des véhicules de très bonne qualité.

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