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Résultats PSA : le beau fixe avant le gros temps ?

Dans Economie / Politique / Industrie

Annoncés ce matin par son PDG Carlos Tavarès, les résultats du groupe sont ultra-positifs. Au bénéfice de 3,2 milliards d’euros, s’ajoute une marge opérationnelle exceptionnelle de 8,5 %. Une cagnotte bien remplie qui sera fort utile à PSA pour essuyer les bourrasques à venir en Chine et en Amérique du Sud. Et pour tenter de remettre à flot le groupe FCA qui va rejoindre la galaxie Peugeot Citroën cette année.

Résultats PSA : le beau fixe avant le gros temps ?

C’est un signe. Lorsqu’une grande entreprise cotée en bourse annonce ses résultats tôt le matin, avant l’ouverture de la bourse, c’est qu’ils sont plutôt bons. Dans le cas contraire, son PDG n’irait pas les livrer avant 8 heures au micro d’une grande radio pour voir son action dégringoler une heure plus tard. C’est ainsi que Carlos Tavares s’en est allé commenter ses chiffres dans la matinale de RTL. Et le patron de PSA affichait un sourire assez large pour qu’il transparaisse même à travers d’un simple micro. Le bénéfice 2019 ? 3,2 milliards d’euros. Il est en hausse de 13,2 % par rapport à l’année précédente. Le chiffre d’affaires ? Il est lui aussi en hausse, de 1 % et s’établit à 74,7 milliards d’euros. La marge opérationnelle ? Elle est historique et s’établit à 8,5 %, soit l’une des plus élevée de l’industrie automobile.

Peugeot qui rit, Renault qui pleure

De quoi démoraliser un peu plus encore le groupe Renault qui annoncé ses résultats, et ses 141 millions de pertes, la semaine passée, beaucoup plus discrètement. Et pour que la fête soit complète, le boss aux cinq marques (Peugeot, Citroën, DS, Opel, Vauxhall) a payé sa tournée générale : une prime de 4 100 euros sera versée aux salariés dont la rémunération ne dépasse pas deux fois le SMIC. Une heure plus tard, devant son staff, ses actionnaires et la presse, Carlos Tavares a détaillé un peu plus les chiffres lâchés à la radio, expliquant notamment que la prime d’un tel montant était réservée aux salariés français et que les autres bénéficieraient « d’une forme différente de récompense ».

Opel sort des ténèbres

Le patron a aussi détaillé la répartition de ces bons chiffres, citant notamment le bon élève Citroën qui a enregistré l’an passé la meilleure progression en Europe et détient aujourd’hui 4,7 % de parts de marché sur le continent. Peugeot, bien sûr, a eu droit aux félicitations du boss, « avec une transition parfaitement gérée entre les anciennes 208 et 2008 et leurs remplaçantes qui devraient être performantes cette année. » Et le mois de janvier a donné raison à Carlos Tavares, puisque la Peugeot 208 a dépassé la Renault Clio en France. Il a surtout salué la performance d’Opel qui a enfin atteint l’équilibre « après 20 ans de déficit ». Une victoire saluée, et très certainement dédicacée à l’ancien propriétaire du blitz : General Motors.

Un patron prudent, mais sensible à l’air (vert) du temps

Évidemment, le patron de PSA ne pouvait échapper au grand thème du moment : l’électrification des modèles. Il en a annoncé dix à venir dans l’année (dont quatre sont déjà sur les routes) mais, à son habitude, il est resté ultra-prudent. Pour lui, le grand basculement vers le tout électrique n’est pas à l’ordre du jour. « Nous sommes à l’écoute du client et nous lui donnons le choix entre le thermique et l’électrique ». Et l’hydrogène dans tout ça ? Longtemps réticent, PSA y consent, mais prudemment. « Nous organiserons des tests, sur des véhicules utilitaires, dès l’an prochain ». Prudence aussi sur le développement à plus long terme des technologies électriques. Outre sa participation à l’airbus de la batterie, PSA a signé un accord de coentreprise avec Total pour d’autres batteries. D’autres joint-ventures vont également être mises en place pour le développement de nouveaux systèmes de transmissions.

Un présent tout rose avant un avenir tout gris ?

Évidemment, l’accumulation de bonnes nouvelles et de projets à court et moyen terme a de quoi donner du baume au cœur des actionnaires comme du personnel. Sauf que l’avenir est obstrué de quelques gros nuages. Les bénéfices accumulés seront-ils suffisants pour servir de parapluie devant les averses à venir ? Rien n’est moins sûr. Le groupe, marginalisé en Chine, ou il ne dispose que de 0,5 % de parts de marché, a déjà vu se profiler la baisse de la croissance de ce pays, qui devrait s’accentuer cette année pour cause de coronavirus. Quant aux États-Unis, autre marché majeur, PSA en est toujours absent. Il entend y revenir par l’entremise de FCA qui intégrera le giron du groupe cette année. Une intégration qui pourrait coûter cher, étant donné le vide plutôt abyssal du constructeur italo-américain en termes de recherche & développement comme de gammes rentables. Enfin, si Peugeot-Citroën a toujours été largement présent en Amérique du Sud, le continent est lui aussi entré en récession en matière de ventes automobile. L’Argentine, l’un des gros acteurs de la région, a vu ses ventes baisser de 43 % l’an passé. Certes, PSA est un acteur majeur en Europe, conservant sa deuxième place derrière le groupe Volkswagen. Mais aujourd’hui, le vieux continent est un peu étriqué pour un constructeur de la taille, et de l’appétit, de PSA, et pour les ambitions de son patron.

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