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Route de nuit - Presque ? Tout à fait un road movie

Dans Loisirs / Cinéma

Michel Holtz

Dans ce film réalisé par Bernard Campan et Alexandre Jollien, un corbillard Mercedes sert de décor principal, d’outil de travail et de lieu de rencontre aux deux personnages. Un film gentil, mais pas gentillet.

Route de nuit - Presque ? Tout à fait un road movie

L’un est suisse, philosophe et handicapé, l’autre est français, comédien et ex-Inconnu. Alexandre Jollien et Bernard Campan sont amis depuis quinze ans et au bout de tout ce temps, ils ont décidé de co-réaliser leur premier film, sorti ce mercredi sur les écrans. L’histoire de Presque est simple, mais pas simplette. Louis (Bernard Campan) croque-morts de son état, renverse Igor (Alexandre Jollien) handicapé et livreur à vélo. Autant le premier est triste, autant le second est gai. Mais tous les deux sont victimes d’un certain rejet, le responsable des pompes funèbres pour ce qu’il fait, et le héros handicapé pour ce qu’il est.

Un corbillard ou va naître une amitié

Comme dans tout buddy movie qui se respecte, les deux personnages vont se détester, s’apprivoiser, s’insupporter pour finir par s’apprécier. Leurs chamailleries et leur amitié naissante vont se dérouler et éclore à bord d’un long corbillard Mercedes Classe E gris qui va les emmener de Lausanne vers le sud de la France, ou Louis doit déposer un cercueil. Si Bernard Campan tient un rôle plutôt dramatique et à mille lieues du comique des Inconnus - et il a déjà prouvé à maintes reprises depuis la séparation du trio qu'il en était capable - Alexandre Jollien tient un rôle assez proche de lui, même si dans la vraie vie, il est multidiplômé et ne livre pas de pizzas. « J’aurais voulu interpréter un danseur de claquettes, a-t-il expliqué pendant la promo du film, mais physiquement, c’était impossible ».  

Rire et se découvrir devant un cercueil, tout est possible.
Rire et se découvrir devant un cercueil, tout est possible.

Cette histoire, truffée de bons sentiments, et bourrée de défauts dans sa mise en scène comme dans sa réalisation, s’avère pourtant touchante dans ce qu’elle véhicule : une amitié entre deux êtres que tout oppose sur le papier, et qui est bien évidemment très inspirée de la véritable amitié de longue date entre les coréalisateurs. Mais il se dégage aussi de cette petite oeuvre une vraie réflexion sur le regard que l’on peut porter sur le handicap, qu’il soit physique, mental ou social. Et finalement, un film même un peu raté mais sincère, vaut mieux qu’un film parfait mais sans âme.

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