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Route de nuit - Un mythe automobile nommé Citroën C15

Produit pendant plus de 20 ans à près d’1,2 million d’exemplaires, l’utilitaire chevronné occupe dans le cœur de ses utilisateurs une place à la mesure des charges qu’il pouvait embarquer.

Oh, un C15 Club, version presque luxueuse. Les protections latérales apparaissent en 1991.
Oh, un C15 Club, version presque luxueuse. Les protections latérales apparaissent en 1991.

Oubliez les Ferrari classiques, la Jaguar Type E, la Porsche 911 ou la Peugeot 205 GTI. La vraie voiture mythique n’est pas un engin réservé à une élite ni une voiture de sport. C’est une auto populaire et pratique, de celles qui rendent de grands services.

Et à ce petit jeu, la Citroën C15 occupe une place à part. Plus de 15 ans après sa disparition, l’utilitaire dérivant de la Visa est encore très présent à la campagne, où sa robustesse et sa facilité d’entretien sont très appréciées. Le développement durable, c’est ça !

Apparu en 1984, le C15 remplace deux laborieuses de PSA : l’Acadiane, une version fourgonnette de la Dyane qui n’a jamais réussi à remplacer la 2CV, et la Simca (pardon, Talbot) 1100 VF2. A l’étude depuis 1975, le C15 a mis du temps pour arriver puisque Citroën ne s’est pas contenté de prendre une Visa et d’en souder les portes arrière. Au contraire, son empattement a été allongé, sa suspension arrière renouvelée (elle se rapproche désormais de celle de la Peugeot 305 break avec ses ressorts hélicoïdaux) tandis qu’un fourgon remplace la moitié postérieure de la carrosserie.

Un des charmes du C15 est de pouvoir embarquer une palette.
Un des charmes du C15 est de pouvoir embarquer une palette.

Capable d’engouffrer 2,67 m3 dans ses 3,99 m de long et adapté à l’emport d’une palette, le C15 fait saliver les utilisateurs d’utilitaires compacts. Surtout qu’avec son habitacle quasiment identique à celui de la Visa phase III (tableau de bord classique, sans satellites de commande), il procure un confort inconnu de ses prédécesseurs. On va pouvoir travailler sans porter de boules Quiès ni jouer les chicanes roulantes !

Le tout premier C15, avec son moteur 1,1 l et ses ailes plates.
Le tout premier C15, avec son moteur 1,1 l et ses ailes plates.

Sous le capot, l’offre se limite initialement au moteur X de 1 124 cm3, équipant notamment la Visa Super E et la 205 GL. Un peu juste. Seulement, tout change dès 1985 : le remarquable 1,8 l diesel XUD, qui fait des miracles dans les mêmes Visa et 205, vient prodiguer son enchantement dans le C15. A l’instar de la citadine dont il dérive, ce dernier se signale alors par ses ailes avant élargies. Et là, attention, c’est la formule magique. Pointant à 136 km/h, augmentant sa charge utile à 600, voire 760 kg, réduisant le budget carburant, il offre exactement ce dont rêvent ses utilisateurs.

En 1985, le C15 se met sur la voie du mythe en adoptant le moteur diesel XUD7, qui induit une voie avant élargie et des passages de roue protégés
En 1985, le C15 se met sur la voie du mythe en adoptant le moteur diesel XUD7, qui induit une voie avant élargie et des passages de roue protégés

En face, le Renault Express qui vient de sortir, ne peut rivaliser côté séduction malgré sa praticité supérieure : son 1,6 l diesel n’est pas aussi performant. Ni aussi solide ! Car ce qui va transformer le C15 en légende, en institution indéboulonnable, c’est, outre ses capacités d’emport, ce moteur performant et indestructible. 200 000 km ? A peine rodé !

Légèrement restylé en 1989 (clignos sur les boucliers, nouvelles jantes à 4 tocs), le C15 ne fait que renforcer son charme déjà important, mais ce n’est rien face à ce qui suit en 1993 : la direction assistée devient disponible en option ! On aura même droit aux vitres électriques en 1994, mais sont-elles bien utiles sur cet engin destiné à un usage rude ?

L'une des forces du C15 était d'offrir un confort proche de celui d'une berline.
L'une des forces du C15 était d'offrir un confort proche de celui d'une berline.

Ainsi, alors que fin 1996, Citroën tente de le remplacer par le Berlingo, papy C15 fait de la résistance. Il continue de bien se vendre, le bougre, et bénéficie même en 2000 d’un nouveau moteur, le DW8, développant 68 ch pour 1 868 cm3. Cette nouveauté sera soutenue par une campagne de pub mettant en scène l’immense Alain Bashung, auteur du tube « Ma petite entreprise », qui sert aux spots télé, malgré son double sens pour le moins amusant… Hélas, et c’est un jour de deuil chez les professionnels, en décembre 2005, quand le C15 quitte la production, la fin de commercialisation intervenant en juin 2006.

Une vie s’en va, bien riche, marquée par de nombreuses carrosseries, des versions multiples (y compris familiales), des moteurs variés (dont le bloc culbuté Simca durant le millésime 1988, remplacé par le TU), et trois phases de fabrication, celle-ci s’étant déroulée à Vigo, en Espagne, mais aussi au Portugal, au Maroc et en Pologne. Un mythe international donc ! Un mythe stable aussi, car oui, le C15 n’est pas un mythe errant.

Route de nuit - Un mythe automobile nommé Citroën C15

 

 

 

 

 

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