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Stationnement : la mairie de Paris ne fait pas de fleur aux pervenches

Dans Pratique / Vos droits

André Lecondé

Stationnement : la mairie de Paris ne fait pas de fleur aux pervenches

Ce n’est certes pas un lit de roses qu’a dressé la chambre régionale des comptes d'Ile-de-France pour celles que l’on appelle communément les « pervenches ». En fait, des agents de surveillance de Paris (ASP) chargés de verbaliser les automobilistes ne respectant pas les règles du stationnement. Ceux-ci ne montreraient pas assez d’ardeur à la tâche et ne feraient donc pas rentrer assez d’argent. De quoi provoquer l’ire de l’édile Anne Hidalgo qui promet de privatiser tout ça pour remplir enfin les caisses.

Anne Hidalgo fulmine. Car elle a l’impression de se faire avoir comme une fleur par les pervenches. À l’appui, un rapport de la chambre régionale des comptes d'Ile-de-France qui regrette que chaque agent de surveillance de Paris (ASP) ne verbalise « que » quinze automobilistes par jour. Pire, depuis trois ans, le nombre de contraventions est en constante baisse à Paris. En 2014, seulement 3,8 millions de contraventions pour le stationnement ont été dressées au titre des 142 000 places payantes recensées par la ville.

Les 1 200 agents œuvrant sur la voie publique ont donc du souci à se faire. Qu’importe si la froideur des chiffres masque une réalité de terrain qui a attribué à ces agents payés par la Mairie de Paris mais gérés par la préfecture de police des tâches en rapport avec la police de proximité. « Durant l'euro 2016, deux-tiers des agents ont été déployés dans la capitale pour sécuriser les fan zones » précise d’ailleurs au Figaro Frédéric Guillo, secrétaire général CGT à la préfecture de police.

L’heure n’est pas à l’analyse mais à la collecte de l’argent. Anne Hidalgo a les nerfs à fleur de peau lorsqu’elle parle de ses pervenches dont l’inertie engendrerait selon elle le fait que 91 % des automobilistes ne mettraient pas d'argent dans le parcmètre. Selon ses calculs c’est manque à gagner de 300 millions d'euros par an. La valeur d’une crèche. Une comparaison qui réveille en chacun de nous notre côté fleur bleue.

Une charge qui veut aussi légitimer le projet bien en cours de confier la gestion des 140. 000 places de stationnement payantes en surface à des « prestataires extérieurs » à partir du 1er janvier 2018. Ces prestataires, qui géreront les parcmètres auront pour objectif de faire progresser le taux de respect du stationnement rotatif, c'est-à-dire faire mieux que les 9 % d'aujourd'hui. Ceci grâce à la modernisation des pratiques de contrôle, en utilisant des moyens numériques automatisés. Un prestataire dont il faudra tout de même payer ses services. Avec une partie des amendes. Ce qui n’est pas faire une fleur aux Parisiens.

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