« La Formule 1 n’est plus la forme la plus pure de course », mais l’espoir renaît quand même et Ferrari fait rêver avec ses chronos
Les pilotes n’aiment pas les nouvelles Formule 1, nécessitant d’après eux des talents d’ingénieurs plutôt que de vrai pilotage. Mais ceux de Ferrari, très en vue sur la feuille des temps et aux départs, semblent très contents. Est-ce enfin l’année où Ferrari pourra renouer avec les titres ? Pour d’autres, c’est une véritable catastrophe qui s’annonce.

Même Lando Norris se dit déçu. Il y a quelques jours, le champion du monde en titre de Formule 1 contredisait pourtant ses camarades en trouvant un défi intéressant dans ces nouvelles voitures si différentes de celles de la saison dernière, en raison d’un profond changement de la réglementation technique. Mais c’était presque une plaisanterie, comme il l’explique dans de nouvelles interviews : « je ne voulais pas me plaindre, mais je suis d’accord avec la plupart des commentaires qui ont été faits par les autres pilotes au sujet de ces nouvelles voitures. Ce n’est plus la forme la plus pure de la compétition automobile. Désormais, une grande partie du temps de pilotage se concentre sur la gestion de la batterie et moins sur ce qu’on peut faire en améliorant sa conduite », a-t-il précisé comme l’ont repéré les journalistes d’Auto Hebdo.
Au début des essais hivernaux de Bahreïn, d’ailleurs, certains imaginaient de vrais problèmes de sécurité à cause de ces nouvelles voitures, dont l’énergie électrique augmentée peut parfois mener à des situations où elles perdent une grosse partie de leur puissance lorsque la batterie est vide. « Mon cuisinier pourrait rouler aussi vite que moi dans certains virages », lançait même Fernando Alonso en faisant référence à un virage où, en raison du système de récupération d’énergie, les F1 passent beaucoup moins vite qu’avant et voient leur puissance maximale se réduire à des niveaux plus bas que ceux des Formule 3. Il y a désormais des situations de virages où le pilote peut rester à fond sur l’accélérateur et où l’électronique limite elle-même la puissance envoyée aux roues lorsque le système préfère régénérer de l’énergie en se servant du moteur thermique !
Mais elles sont déjà très rapides
Les choses se sont quand même améliorées au fil des jours d’essai. Jusqu’à atteindre, déjà, des chronos aussi rapides que ceux des essais hivernaux de la saison 2025 avec les anciennes voitures sur ce même circuit de Bahreïn : avec un meilleur temps de 1:31 : 992, Charles Leclerc et sa Ferrari ne sont qu’à 3 dixièmes du meilleur temps de l’année dernière sans avoir utilisé les pneus les plus tendres et rapides. Même la pole position du Grand Prix 2025 n’est plus très loin, à deux secondes.
Surtout, les écuries commencent à trouver des solutions créatives pour améliorer l’efficacité de ces voitures. Comme l’a découvert Julien Fébreau de Canal+, la gestion de la régénération d’énergie semble pouvoir être utilisée comme une sorte d’antipatinage dans les virages et au départ. Certaines écuries comme Ferrari ont aussi montré des solutions aérodynamiques originales, dont un fameux aileron arrière actif dont le design a fait beaucoup parler.
La surprise Ferrari ?
Et alors que les Mercedes étaient décrites comme les grandes favorites depuis des semaines, ce sont les Ferrari qui se sont distinguées lors des dernières journées d’essai à Bahreïn. Meilleures au chrono, les Italiennes plaisaient à leurs pilotes y compris Lewis Hamilton qui s’est dit très à l’aise dans la voiture. Ce ne serait certes pas la première fois que les Ferrari marchent fort lors des essais d’intersaison avant de décevoir en grands prix, d’autant plus que certaines équipes cachaient sans doute leur jeu. Mais il y a de l’espoir chez la Scuderia, surtout que ses autos démarraient mieux que les autres dans toutes les simulations de départ !
A l’inverse, les essais ont été catastrophiques pour d’autres écuries. On s’attendait à des débuts difficiles pour Audi (ex-Sauber) et surtout Cadillac, mais Alpine ne semble pas non plus au niveau des meilleures équipes et Aston Martin fait office de lanterne rouge : son moteur Honda présente de gros problèmes de fiabilité et ne peut même pas fonctionner à fond pour le moment, la boîte de vitesses développée par Aston Martin n’est pas fiable non plus et l’équipe manque beaucoup de roulage. A 44 ans, Fernando Alonso ne sera sans doute pas champion du monde cette année encore.
Et maintenant, rendez-vous dans seulement deux semaines pour voir ce qu’il en est vraiment des forces en présence en Formule 1 après tous ces gros changements. Il risque d’y avoir encore plein de surprises…















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