2. Sur la route, la MGS6 fait rimer électrique avec dynamique

Pas besoin d’appuyer sur un bouton pour s’élancer : on place molette de transmission sur D et on roule. Nous quittons l’aéroport de Lisbonne en notant le rayon de braquage très court du MGS6, ce qui en facilite grandement le maniement en ville. Cela dit, sur les premiers ralentisseurs, la suspension surprend par une certaine sécheresse, contrastant avec l’humidité ambiante (la météo est à la pluie…). La conduite demeure globalement douce, électrique oblige, la direction évitant pourtant toute légèreté excessive. On dispose de plusieurs façons d’agir sur le freinage régénératif, avec un mode One-Pedal, mais j’opte pour une régénération intermédiaire, pour éviter toute brusquerie du véhicule. Sur autoroute, le SUV anglo-chinois fait preuve de vivacité, le moteur dévoilant un punch certain et réjouissant en reprises. Toutefois, ici aussi, la suspension s’avère un peu trop percutante, tout en manifestant un léger désaccord entre l’avant et l’arrière, où elle est plus ferme, ce qui engendre parfois un menu mouvement de galop. Un réglage un peu plus fin de l’amortissement résoudrait ce point. Corollaire, le MG affiche une bonne précision générale, communique de façon claire, et prend peu de roulis. Rien d’un bateau ivre ! Par ailleurs, son insonorisation soignée le rend très plaisant quand le bitume est lisse.
Il vire presque à plat mais manque de douceur
Sur le réseau secondaire, il confirme les qualités dynamiques entrevues sur 4-voies. Il s’inscrit avec netteté en virage, prend très peu de roulis et profite d’un excellent grip latéral. Bien calibrée, surtout en mode Sport (accessible via l’écran uniquement, ce qui n’est pas pratique), où elle s’affermit, la direction constitue un atout en conduite dynamique, de sorte qu’on se surprend à hausser le rythme. Et si on remet vivement les watts en sortie de virage sur le mouillé, on s’attend à voir la poupe déboîter, ce qu’elle fait nettement, avant l’intervention de l’ESP : on aurait presque envie de drifter ! On peut remercier les trains roulants efficacement guidés (essieu multibras à l’arrière), plus que les pneus, des Michelin e-Primacy pas tellement typés sport.

Certes, la suspension percute toujours un peu trop, mais moins que celle d’un Tesla Model Y.

En somme, le MGS6 distille un agrément de conduite ainsi qu’une rigueur comportementale inattendue. Quant à la consommation, elle demeure raisonnable. Sur l’autoroute plutôt vallonnée qui a représenté la majeure partie de notre trajet, effectué à 120 km/h sous un temps pluvieux (15 °C pour la température ambiante), elle s’est établie à environ 20 kWh/100 km, un chiffre plutôt intéressant. En clair, on doit pouvoir effectuer 350 km entre deux recharges sur 4 voies, et 400 km en usage mixte. Toujours moins que ce qu’annonce le constructeur, mais toutes les marques sont logées à la même enseigne.
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