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Tesla licencie et son patron voit l'avenir en noir. Vraiment ?

Dans Economie / Politique / Social

Michel Holtz

Avec les confinements chinois et les difficultés d'approvisionnement, le constructeur américain connaît des turbulences. Son patron Elon Musk avoue que ses deux nouvelles usines, à Austin au Texas et à Berlin en Allemagne, lui coûtent des milliards et il a décidé de licencier 3 500 salariés. Une inquiétude réelle ou un signal envoyé aux marchés ?

Elon Musk laisse entendre que ses usines sont des gouffres financiers
Elon Musk laisse entendre que ses usines sont des gouffres financiers

C'est un revers, dont on ne sait s'il est passager ou durable. Un retournement de situation que connaît toute l'industrie automobile, mais dont le jeune constructeur Tesla semble souffrir plus fort que les autres. Intimement liée au marché chinois, pour ses clients comme pour ses approvisionnements, la marque connaît ces temps-ci une bourrasque dont son PDG ne se cache pas.

Elon Musk l'a répété à plusieurs reprises, devant les participants du forum économique de l'agence Bloomberg au Qatar, mais aussi devant la convention des clubs Tesla aux États-Unis : son entreprise perd de l'argent. Et pas qu'un peu : "des milliards" explique le milliardaire. En cause : le reconfinement en Chine qui le prive de sa clientèle la plus importante, mais aussi de nombreux composants électroniques et des batteries vitales pour l'assemblage de ses modèles.

Les gigafactorys de Shanghai, Berlin et Austin au ralenti

La toute nouvelle usine de Berlin, ou sont assemblés les Model Y a ainsi subi 2 semaines de chômage technique faute de pièces. Même punition pour la Gigafactory de Shanghai, ou la cause de la fermeture était plutôt liée au confinement et à des travaux. Quant à l'autre unité de production récente, celle d'Austin au Texas, elle tourne au ralenti, et n'est pas capable de produire plus de quelques autos par semaine, très loin de l'objectif de 22 000 modèles assemblés chaque semaine que le boss avait fixé. Lequel avoue aujourd'hui que ces deux usines sont des "gouffres financiers".

Alors, Elon a pris des mesures. La législation US n'étant pas celle de l'Europe, et le chômage technique y étant moins protecteur, il a licencié 3 500 personnes parmi ses effectifs américains. Il avait déjà procédé de la sorte il y a quelques semaines, en virant 10 000 autres salariés, expliquant qu'il avait un "mauvais pressentiment". Ce sont ainsi plus de 10 % des effectifs de Tesla, évalués à près de 100 000 personnes, qui sont débarquées de la sorte.

Ce sont d'abord 10 000, puis 3 500 salariés qui viennent d'être licenciés des usines du groupe.
Ce sont d'abord 10 000, puis 3 500 salariés qui viennent d'être licenciés des usines du groupe.

Cette série noire intervient après les déconvenues du Bitcoin, très secoué ces temps-ci, et dans lequel Musk aurait perdu près de 600 millions de dollars, mais aussi après le vrai faux rachat de Twittter, auquel le tempétueux patron a finalement renoncé. Les pertes récentes de Tesla interviennent également au moment ou l'avenir de l'autre entreprise de son patron, Space X, est lui aussi menacé, les lanceurs des fusées ayant du mal à suivre la cadence réclamée par les clients.

Pour autant, l'énorme édifice, mis en place par Musk est-il réellement menacé ? Space X, valorisé à 100 milliards de dollars en bourse, et Tesla, qui en vaut près de 10 fois plus dans la même corbeille, pourraient-ils dévisser fortement ? Rien n'est moins sûr. Les sombres annonces de leur PDG sont aussi une manière d'alarmer les marchés, et de leur expliquer que c'est le moment d'investir dans ses titres.

Au nom de quoi ? De leur propre business, car un crash de ces entités pourrait en entraîner nombre d'autres, et affaiblir d'autres valorisations dans sa chute. Au nom de la bonne vieille loi du "too big to fail" (trop gros pour chuter), l'avenir du milliardaire américain pourrait ne pas être aussi sombre que ce qu'il semble nous laisser croire.

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