
Brent, baril, ex-TiCPE, Opep + : Depuis trois semaines de drôles de termes se bousculent dans les médias et les conversations. On sait qu’ils ont une incidence sur le prix des carburants, mais que désignent-ils exactement ?

Brent, baril, ex-TiCPE, Opep + : Depuis trois semaines de drôles de termes se bousculent dans les médias et les conversations. On sait qu’ils ont une incidence sur le prix des carburants, mais que désignent-ils exactement ?

Alors que le conflit en Iran entre dans sa troisième semaine, l’industrie automobile retient son souffle. Et pas seulement en raison de l’envolée des tarifs à la pompe. Entre la hausse des prix de l’aluminium, du plastique, des tarifs du transport maritime et l’allongement des délais de livraison, les promesses de voitures abordables pourraient s’éloigner.

Les distributeurs sont convoqués à Bercy pour se justifier sur les hausses de carburant qui atteignent 2 euros le litre. Une flambée qui pourrait avoir des incidences bien au-delà du plein des Français et toucher l'économie en général.

Alors que les tensions militaires s’intensifient en Iran, le blocage du détroit d’Ormuz provoque une onde de choc sur les marchés pétroliers. Mais si l’envolée des prix à la pompe est inévitable, la France dispose non seulement de stocks stratégiques mais a diversifié ses approvisionnements, bien au-delà des pays du Golfe au centre du conflit.

Si la France achète peu de pétrole iranien, la flambée du cours du baril au niveau mondial, et le blocage du détroit d’Ormuz risquent d’avoir de sérieuses répercussions sur les prix à nos pompes. Mais dans quelques semaines seulement. Explications.

L’arrestation de Maduro et les déclarations de Donald Trump pourraient laisser croire que les US ont mis la main sur un énorme tas d’or noir qui leur permettrait d’influer sur les cours mondiaux du pétrole, mais il n’en est rien. Seuls quelques soubresauts sont à craindre, à court et moyen terme du moins.

Face à la forte demande et à la pénurie d'offre, le prix du diesel pourrait rattraper celui de l'essence E10. Une situation inédite depuis 2018 et la crise des gilets jaunes.

Vendredi 4 et samedi 5 juillet, à l’occasion des premiers départs estivaux, E.Leclerc lance sa traditionnelle opération carburant à prix coûtant, dans l’ensemble de ses 711 stations-service participantes.

Depuis les frappes israéliennes dans la nuit du 12 au 13 juin, le prix du baril s'est envolé. Au final, le prix à la pompe risque de prendre le même chemin si ce nouveau conflit ne s'éteint pas rapidement. Or, une issue rapide et pacifique est loin d'être évidente.

Tous les arguments pour elle sont battus en brèche. Nombre d’instances, publiques ou industrielles s’y opposent. Tous les indicateurs économiques plaident en sa défaveur. Combien de chances restent-ils pour que l’échéance de 2035 soit maintenue ? Très peu.
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