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Tous les chemins ne mènent pas à Rome, même si le réseau de l'Empire dépasssait ce que l'on imaginait

Dans Loisirs / Voyages

Michel Holtz

On savait que nos grands axes routiers étaient un héritage de l’Empire romain. Mais on ignorait l’ampleur des voies que les Latins avaient érigées sur leurs vastes territoires. Une étude vient de révéler qu’ils avaient tracé près de 300 000 km de routes.

Tous les chemins ne mènent pas à Rome, même si le réseau de l'Empire dépasssait ce que l'on imaginait
Sur toutes les voies romaines, des bornes donnaient la direction, mais aussi le kilométrage et le nom de l'empereur qui les avaient sponsorisées.

Non, les sociétés d’autoroutes n’ont pas tracé les grandes routes qui traversent la France, l’Europe et même le monde méditerranéen. Pas même les Ponts et chaussées.

À l’origine de ces voies, il y eut les certes les Celtes, mais surtout les Romains. On le savait, mais on pensait que l’Empire s’était limité à paver 200 000 km de routes, ce qui est déjà, en soi, gigantesque.

Mais trois universitaires se sont penchés sur cette affaire après moult autres et ils se sont aperçus qu’on était loin du compte. Selon leurs calculs, les routes romaines comptaient 100 000 km de plus en 150 après J.-C.

On est alors à l’apogée de l’Empire, dans ce que l’on nommera plus tard la Pax Romana, une petite centaine d’années durant laquelle une dream team d’empereurs se sont succédé, de Trajan à Antonin en passant par Hadrien et Marc Aurèle. Ils ont assuré, pour un temps, la stabilité de ces immenses territoires.

L’itinéraire d’Antonin, première carte Michelin

Pour parvenir à leur découverte, les chercheurs se sont notamment basés sur des documents d’époque, comme l’itinéraire d’Antonin, véritable carte routière, reprise au Moyen Âge dans la table de Peutinger, qui, au XIIe siècle, retraçait les tracés antiques, et surtout le cheminement de La Poste à l’époque de ces empereurs éclairés.

Surprise, parmi les 14 000 routes nouvellement répertoriées, certaines n’avaient jamais été mentionnées et surtout, elles mettent à mal la vieille expression qui prétend que tous les chemins mènent à Rome.

En fait, la plupart des villes et des bourgs étaient reliés entre eux par des routes plus ou moins carrossables, et plus ou moins pavées. Mais elles étaient toutes dûment indiquées et bornées. Chaque borne indiquant les distances mais aussi, le nom de l’empereur qui avait décidé de les faire construire, histoire de se faire une petite pub perso.

Onze jours de Lutèce à Rome

Honnêtes jusqu’au bout, les chercheurs ont même livré les degrés de certitude de leurs découvertes. Ainsi, 2,7 % des routes sont précisément datées, localisées et donc totalement validées. 89,8 % ne peuvent être précisément localisées, mais sont attestées par un faisceau d’indices. Enfin, 7,4 % restent floues.

Toutes les données recueillies ont été compilées sur une sorte de Google maps géant qui, des frontières de l’Anatolie aux confins de l’Algérie, permettent de faire un petit road trip comme il y a près de 2 000 ans, une époque où il fallait 11 jours pour aller de Lutèce à Rome, à condition de disposer de bœufs vaillants attelés au chariot.

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