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Flottes :  Arval mise sur le « re-lease » et les particuliers pour optimiser sa rentabilité

Dans Flottes auto / Mobilité pro

Lionel Bret

En 2025, le géant de la location longue durée, filiale de BNP Paribas, affiche une santé commerciale insolente. Le loueur a su prendre le virage de l’usage électrique, de l’ouverture aux particuliers et du leasing de seconde main, trois axes de développement.

Flottes :  Arval mise sur le « re-lease » et les particuliers pour optimiser sa rentabilité
Grâce à la longévité des batteries, Arval qui possède 27% de VE en parc, entend développer le Re-lease comme axe de croissance ©Maxppp

C’est un paradoxe. D’un côté, une forme olympique : une flotte qui frôle le 1,9 million de véhicules (+ 5,5 %) et un chiffre d’affaires qui bondit à 21 milliards d’euros.

De l’autre, un résultat net qui fond de 42,9 %, pour s’établir à 644,7 millions d’euros. Pour Stéphane de Marnhac, directeur financier d’Arval, il n’y a pourtant aucune alerte au tableau de bord, juste une « normalisation ».

Fin de la bulle

« Nous sortons de trois années exceptionnelles où la pénurie de véhicules neufs faisait flamber les prix de l’occasion », analyse Stéphane de Marnhac. En 2025, la « bulle » a éclaté. Les profits tirés de la revente des voitures en fin de bail ont chuté, revenant à des niveaux de raison. Mais derrière cette correction comptable se cache une rentabilité opérationnelle solide, en hausse de 15 %. En clair, Arval gagne mieux sa vie en louant des voitures qu’en les revendant.

Le sacre du particulier et de la PME

Le bilan 2025 met en lumière une mutation profonde des habitudes des Français. Si les grandes entreprises restent le "cœur du business " avec 1,2 million de véhicules (+ 3,1 %), la croissance, elle, a changé de camp. Le segment « Retail » tire le groupe vers le haut. Celui des PME connaît une envolée de 11,4 % (620 504 véhicules sous contrat) et le canal des particuliers gagne 13,7 % (44 589 unités)

Cette montée en puissance témoigne de la fin du dogme de la propriété. Face au prix des voitures, à l’incertitude des prix de l’énergie et à la vitesse des innovations technologiques, les ménages abandonnent l’achat classique pour la Location Longue Durée (LLD). Ce qui permet une visibilité budgétaire totale et évite de s’inquiéter de la revente d’un véhicule.

L’électrique et le Re-lease laboratoires du futur

En 2025, une commande sur trois en France concernait un véhicule 100 % électrique. Mais pour Arval, fournir les clés ne suffit plus. Le loueur devient un véritable " intermédiaire énergétique ". Pour lever les derniers freins, il propose désormais des offres combinées incluant l’installation de bornes à domicile ou au bureau.

Mais la véritable révolution est ailleurs, dans ce qu’Arval nomme le " Re-lease ". Puisque — conservant en moyenne 90 % de leur autonomie après quatre ans —, Arval optimise le leasing de seconde main. Le principe ? Récupérer un véhicule électrique issu d’une flotte d’entreprise pour le re-louer à un particulier ou à de petites structures, à un tarif environ 30 % inférieur au neuf. C’est l’avènement d’une économie circulaire, tout en optimisant la rentabilité de ses actifs sur une durée totale plus longue.

Cap sur les 2,4 millions de véhicules

L’ambition pour 2026 est claire : franchir le cap des 2 millions de véhicules, avant même l’intégration du rachat d’Athlon qui propulsera la flotte à 2,4 millions d’unités. Pour porter cette croissance, Arval dispose d’un rempart de choix : son adossement à BNP Paribas, qui assure 95 % de son financement.

Le plan " Arval 26 & Beyond " explore déjà de nouveaux territoires : 10 000 vélos de fonction sont déjà en circulation et les véhicules connectés permettent désormais d’ajuster les contrats en temps réel. En 2026, l’automobile n’est plus un objet que l’on possède, c’est une expérience de mobilité. 

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